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 L'histoire de nos Saintes et Saints - Novembre -

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MessageSujet: L'histoire de nos Saintes et Saints - Novembre -   Lun 3 Nov - 11:33

Je commencerai aujourd'hui par :
Saint Hubert




Saint Hubert


Saint Hubert (né entre 656 et 658, mort le 30 mai 727) est un saint et évêque chrétien.

Hubert est issu de la haute aristocratie franque, il est même probablement apparenté aux Pépinides et fut contemporain de Pépin de Herstal dont il fut proche. À la mort de saint Lambert il fut désigné pour lui succéder à la tête du diocèse de Tongres-Maastricht. Il établit sur les lieux de l'assassinat de son prédécesseur (Liège) une institution religieuse (base de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert de Liège), et y transféra ses reliques. Ce fait contribua probablement sur ce lieux à la création d'une ville qui devint dans le courant du VIIIe siècle, le nouveau siège du diocèse de Tongres-Maastricht Mais il est exagéré d'attribuer le transfert du siège de l'évêché à Hubert. L'hagiographe de saint Lambert (vers le milieu du VIIIe siècle) n'aurait pas manqué de mentionner ce fait, or pour lui Liège est "Villa Leodio" (village de Liège) Ce n'est qu'en 911 que l'on voit apparaître pour la première fois "civitas leodio" attestant du fait que Liège est considéré comme un siège d'évêché. L'époque la plus probable pour ce transfert est celle des 15 premières années du règne de Charlemagne (742 - 814), période où le futur empereur séjournait régulièrement à Herstal, une localité proche de quelques kilomètres du lieu de l'assassinat de saint Lambert.

Source : http://fr.wikipedia.org



Dernière édition par Loreleï le Lun 24 Nov - 14:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saintes et Saints - Novembre -   Lun 3 Nov - 17:26

Lorelei !

Native de la Belgique, de la région bruxelloise, il est vrai et non pas liégeoise... ce rappel sur St Hubert me fait beaucoup du bien... nostalgie, nostalgie...
Beau petit pays qu'est la Belgique !

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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saintes et Saints - Novembre -   Lun 3 Nov - 18:59

Très chère Douceur,

Rien ne me fait plus plaisir que de faire du bien. C'est ainsi que je conçois l'amitié, aimer tout simplement. Oh ! que oui la belgique est un beau pays et les gens qui la peuplent sont très agréables. Lors de vacances avec mon défunt mari j'avais fait la connaissance d'un couple belge, nous avions passé d'agréables moments ensemble.

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MessageSujet: Aujourd'hui 4 novembre nous fêtons Saint Charles   Mar 4 Nov - 12:42

SAINT CHARLES BORROMÉE
Archevêque de Milan
(1538-1584)




Naissance

2 octobre 1538
Arona, Piémont, Italie

Décès

3 novembre 1584 (env. 46 ans)
Milan, Lombardie, Italie

Nationalité

Italienne

Canonisation

1er novembre 1610
par Paul V

Vénéré par

l'Église catholique romaine

Fête

le 4 novembre

Saint Charles Borromée, né au sein de l'opulence et des grandeurs, devait être l'un des plus illustres pontifes de l'Église dans tous les temps. Sa vocation se révéla d'une manière si remarquable, que son père le destina dès son enfance au service des autels. Neveu du Pape Pie VI, Charles était cardinal avant l'âge de vingt-trois ans, et recevait les plus hautes et les plus délicates missions.

Après son élévation au sacerdoce, il fut promu à l'archevêché de Milan, qu'il devait diriger avec la sagesse et la science des vieillards. Ce beau diocèse était alors dans une désorganisation complète: peuple, clergé, cloîtres, tout était à renouveler. Le pieux et vaillant pontife se mit à l'oeuvre, mais donna d'abord l'exemple. Il mena dans son palais la vie d'un anachorète; il en vint à ne prendre que du pain et de l'eau, une seule fois le jour; ses austérités atteignirent une telle proportion, que le Pape dut exiger de sa part plus de modération dans la pénitence.

Il vendit ses meubles précieux, se débarrassa de ses pompeux ornements, employa tout ce qu'il avait de revenus à l'entretien des séminaires, des hôpitaux, des écoles, et au soulagement des pauvres honteux et des mendiants. Son personnel était soumis à une règle sévère; les heures de prières étaient marquées, et personne ne s'absentait alors sans permission. Les prêtres de son entourage, soumis à une discipline encore plus stricte, formaient une véritable communauté, qui fut digne de donner à l'Église un cardinal et plus de vingt évêques.

Le saint archevêque transforma le service du culte dans sa cathédrale et y mit à la fois la régularité et la magnificence. Aucune classe de son diocèse ne fut oubliée; toutes les oeuvres nécessaires furent fondées, et l'on vit apparaître partout une merveilleuse efflorescence de vie chrétienne. Ce ne fut pas sans de grandes épreuves. Saint Charles reçut un jour, d'un ennemi, un coup d'arquebuse, pendant qu'il présidait à la prière dans sa chapelle particulière; par une protection providentielle, la balle ne fit que lui effleurer la peau, et le Saint continua la prière sans trouble. On sait le dévouement qu'il montra pendant la peste de Milan. Il visitait toutes les maisons et les hôpitaux, et sauva la vie, par ses charités, à soixante-dix mille malheureux. Les pieds nus et la corde au cou, le crucifix à la main, il s'offrit en holocauste, fit des cérémonies expiatoires et apaisa la colère divine. Il mourut sur la cendre, à quarante-six ans.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.Source :


http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-04.htm
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MessageSujet: Aujourd'hui 5 novembre nous fêtons la Sainte Sylvie   Mer 5 Nov - 13:02

Sainte Sylvie




Sainte Sylvie dite aussi Sylvie de Rome, était une noble dame romaine originaire de Sicile. Elle était la mère de Grégoire Ier (540-604) qui fut élu pape en 590.

On sait peu de choses sur sa vie, si ce n'est qu'elle se retira, après la mort de son mari, dans une maison proche de la Basilique Saint-Paul-hors-les-murs où elle mourut vers 590.

Elle avait un grand souci de la santé de son fils, lui faisant apporter chaque jour des paniers de légumes et de fruits frais.

Après sa mort, Grégoire Ier fit peindre le portrait de ses parents sur les murs de l'église saint André.

Elle est fêtée le 5 novembre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvie_de_Rome
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MessageSujet: Aujourd'hui 6 novembre nous fêtons Saint Lénonard   Jeu 6 Nov - 14:59



SAINT LÉONARD
Ermite, Patron des Prisonniers
(+ 559)

Parmi les jeunes seigneurs de la cour de Clovis qui abjurèrent le paganisme après la bataille de Tolbiac, il y avait un brillant officier nommé Léonard. Pour des hommes de cette trempe, la vertu commune ne suffit pas: il se fit moine. A l'école de saint Rémi, près duquel il se fixa, il fit de rapides progrès dans la vertu. "Il était, dit son historien, affable dans ses entretiens, fidèle à ses promesses, prodigue par ses aumônes, modeste en ses paroles, humble et simple en tout." Clovis, informé par la voix publique de sa sainteté et des merveilles que Dieu opérait par ses main, voulut le faire évêque; mais Léonard refusa:
"Eh bien! lui dit le roi, demandez-moi quelque grâce, je vous l'accorderai.
— O prince! dit Léonard, accordez-moi le pouvoir de visiter les prisons et de délivrer les prisonniers que je jugerai dignes de cette faveur." Clovis fut heureux d'y consentir. Le saint moine passa quelques temps à Orléans, près de saint Mesmin, abbé de Mici, pour se former aux règles de la vie monastique, puis il traversa le Berry, où il prêcha la foi à des populations encore païennes et obtint un succès immense par sa parole et par ses nombreux miracles. De là il se rendit en Aquitaine et chercha un lieu solitaire pour se livrer à la prière et à la contemplation des choses célestes. Il trouva cette retraite dans une forêt, près de Limoges, et y mena, pendant vingt ans, une vie plus angélique qu'humaine, dont Dieu seul a le secret, mais que nous pouvons nous représenter en nous reportant à la vie des plus illustres anachorètes.

A sa parole, une source d'eau vive sortit de terre pour alimenter son ermitage. La solitude de ces lieux autrefois sauvages fut bientôt envahie. Une infinité de malades se faisaient transporter auprès du Saint et obtenaient leur guérison; d'autres venaient entendre sa parole et recevoir ses avis. Mais surtout les prisonniers échappés de leur cachot par l'effet de ses prières venaient lui présenter leurs fers en hommage, et recevoir de lui les leçons de la pénitence et de la vie chrétienne.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-04.htm
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MessageSujet: Aujourd'hui 7 novembre nous fêtons Saint Willibrord   Ven 7 Nov - 21:06






SAINT WILLIBRORD
Évêque
(658-738)


Saint Willibrord fut annoncé à sa pieuse mère par une éclatante lumière qui lui apparut en songe. Dès sa plus tendre enfance il fut placé, pour son éducation, dans un monastère de l'Angleterre, son pays. Après de brillantes études, ordonné prêtre à trente-trois ans, il sentit le feu du zèle dévorer son âme et résolut de porter l'Évangile aux barbares du Nord. Il s'embarqua donc avec douze compagnons et aborda sur les rivages du Rhin, au pays des Frisons. La conversion de ces peuples farouches, commandés par des chefs cruels, présentait des difficultés incroyables; aussi le zèle de l'ardent missionnaire ne fut-il ni toujours ni partout couronné de succès. Plusieurs fois, Willibrord s'exposa au martyre en combattant de front les superstitions des pays où il passait; mais son heure n'était pas venue; Dieu le destinait à de plus longs travaux.

Il reçut la consécration épiscopale des mains du Pape Sergius Ier, et revint travailler avec une nouvelle ardeur à la conquête des âmes. Poussant ses missions plus avant vers le nord, il eut le bonheur de gagner à Jésus-Christ la plus grande partie des contrées connues depuis sous le nom de Zélande et de Hollande. Le don des miracles ne contribua pas peu à ses succès. Dans une course apostolique, le saint évêque et ses compagnons entrèrent, harassés de fatigue, dans la maison d'un habitant du pays, qui fut très honoré de les recevoir, mais n'avait pas une goutte de vin à leur offrir. Les missionnaires en avaient un peu: leur chef le bénit, et quarante personnes purent satisfaire leur soif.

Une autre fois un païen, lui voyant traverser sa propriété, lui adressa des injures; le lendemain, il fut frappé d'une manière foudroyante par la main de Dieu. Tout pauvre qu'il était, le Saint donnait toujours. Douze mendiants vinrent un jour lui tendre la main; il n'avait qu'un petit flacon de vin, il les fit boire, et le flacon se trouva plein comme auparavant. Ainsi Dieu favorisait l'oeuvre de Son serviteur. Souvent, par l'eau bénite et le signe de la Croix, l'apôtre mettait en fuite l'ennemi des âmes. Dieu lui donna un puissant auxiliaire en son compatriote Winfrid, devenu saint Boniface. A sa mort, son tombeau, trop petit, s'allongea pour le recevoir, et son corps exhala un délicieux parfum.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
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MessageSujet: Aujourd'hui 8 novembre nous fêtons Saint Geoffroy   Sam 8 Nov - 13:11





SAINT GEOFFROY ou GODEFROY
Évêque d'Amiens
(1066-1115)


Saint Geoffroy naquit à Moulincourt, au diocèse de Soissons, d'une famille encore plus distinguée par ses vertus et sa charité que par sa haute noblesse. Ses parents secouraient les églises et leur bonté rayonnait sur toutes les misères. Ces bons chrétiens n'étaient plus jeunes lorsqu'un troisième fils leur naquit. Ils consacrèrent leur benjamin à Dieu et le présentèrent à son oncle, évêque de Soissons. Celui-ci donna son propre nom au nouveau-né, Geoffroy, qui signifie: paix de Dieu. Lorsqu'il eut cinq ans, il conduisit l'enfant dans son monastère près de Péronne et se chargea de son éducation. Le nouveau Samuel grandit en âge et en sagesse à l'ombre des autels. A l'âge de vingt-cinq ans, Nathaud, évêque de Noyon, l'ordonna prêtre malgré les humbles protestations de l'élu qui se considérait indigne de ce trop grand honneur.

Bientôt un concile le nomma évêque d'Amiens. Désolé et effrayé de l'honneur, Geoffroy s'enfuit secrètement. Découvert au sein de sa retraite, il fut ramené à Amiens et investi de l'autorité épiscopale par l'archevêque de Reims. Le nouveau pasteur revêtit une robe de bure, entra pieds nus dans la cité et tint un langage tout surnaturel à la foule émue et émerveillée. Chaque jour, treize pauvres étaient admis à manger à la table du Saint qui leur lavait lui-même les pieds. Il secourait les veuves et les enfants abandonnés, portait de la nourriture aux lépreux qu'il comblait de soins particuliers.

Saint Geoffroy défendait les opprimés, sermonait ceux qui abusaient de leur pouvoir et qui vivaient dans la dépravation. Décidant d'en finir avec les gênantes admonitions de leur évêque, des seigneurs lui envoyèrent du vin empoisonné, mais Dieu avertit intérieurement saint Geoffroy du danger qui le menaçait. Guerre, pillage, débauche régnaient en maîtres dans la ville d'Amiens, navrant le coeur de saint Geoffroy qui se jugeait responsable des péchés de son peuple. Il résolut donc d'aller s'ensevelir à la Grande Chartreuse de Grenoble pour tâcher d'obtenir la conversion de ses ouailles par sa vie de pénitence.

Il quitta son diocèse après le concile national des évêques de France tenu à Vienne, pendant lequel il soutint brillamment les droits du souverain pontife. Sur la réclamation des habitants d'Amiens, les évêques réunis en concile à Soissons en 1115 intimèrent à saint Geoffroy l'ordre de réintégrer sa bergerie. Les exhortations, les réprimandes, les invectives, les supplications et les promesses s'avérèrent inutiles pour ramener son peuple dans les sentiers du bien. Le saint pasteur transmit les menaces du Ciel à ses brebis rebelles qui taxèrent ses prédictions de visions chimériques. Hélas! ces âmes sourdes aux avertissements de Dieu apprécièrent trop tard les discours prophétiques de leur évêque.

Avant de rendre son âme à Dieu, saint Geoffroy devait être témoin du désastre qui transforma la cité d'Amiens en un monceau de cendres et de ruines. Peu de temps après ces sinistres événements, il tomba gravement malade. À l'abbaye de St-Crépin, le vénéré pasteur reçut la communion des mains de Lisiard, évêque de Soissons, et rendit son âme à Dieu le 8 novembre 1115.

Résumé O.D.M.

http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-08.htm
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MessageSujet: Aujourd'hui 9 novembre nous fêtons Saint Théodore et Dédicace de la Basilique du St Sauveur   Dim 9 Nov - 14:41




DÉDICACE de
la BASILIQUE du SAINT-SAUVEUR

En l'an 324


L'usage d'avoir des lieux spécialement destinés à la prière et au culte remonte à l'origine du monde. Toutefois, le premier temple consacré au vrai Dieu ne fut bâti que vers l'an 3000 après la création, à Jérusalem, par le roi Salomon. Ce prince en fit la dédicace l'an 3004; la cérémonie dura huit jours, et les Juifs en renouvelèrent chaque année la mémoire. Aux premiers siècles du christianisme, l'Église persécutée ne put bâtir de temples et du célébrer les divins mystères dans des maisons particulières ou dans les catacombes, sur les tombeaux des martyrs. Mais quand la paix fut donnée aux chrétiens, on vit bientôt surgir de toutes parts des temples magnifiques en l'honneur du seul vrai Dieu, sur les ruines des temples du paganisme.

Le Christ et Sa Croix rendirent Constantin victorieux de son rival Maxence. Ne marchandant pas sa reconnaissance, le grand empereur mit fin aux persécutions sanglantes, donna la liberté à l'Église et promulgua une loi par laquelle il permettait aux chrétiens de bâtir des églises dans tout son empire. Donnant lui-même l'exemple, Constantin fit construire un baptistère en 334, à l'endroit où le pape saint Sylvestre l'avait baptisé. Il fit aussi édifier les somptueuses basiliques de Ste-Croix-de-Jérusalem, réplique de celle du St-Sépulcre, et la basilique St-Pierre qu'il érigea sur le tombeau du prince des apôtres. Le pieux empereur fit également bâtir sur l'emplacement du palais des Laterani, pour servir d'église patriarcale et pontificale, la basilique du Saint-Sauveur, appelé aussi St-Jean de Latran.

Le Pape saint Sylvestre fit, en 324, la dédicace de l'église de Saint-Sauveur, aujourd'hui Saint-Jean-de-Latran, à Rome. En France, l'usage s'est généralisé de célébrer, dans les premiers jours de ce même mois, l'anniversaire de la dédicace de toutes les églises. Cette fête mérite de notre part un respect tout spécial: après la fête de l'Église du Ciel et de l'Église du purgatoire, c'est, en quelque sorte, la fête de l'Église de la terre. L'office de ce jour est d'une beauté remarquable et nous montre dans nos temples, d'après la Sainte Écriture, la maison de la prière, la maison de Dieu, un lieu saint et terrible, une image de la céleste Jérusalem, la porte du Ciel.

Tout, en effet, dans ces saints lieux, est fait pour nous inspirer la plus profonde vénération: les Fonts sacrés du baptême, où nous avons été régénérés; le saint Tribunal, où le pardon divin descend sur nos âmes, à la parole du prêtre; la Chaire de vérité, du haut de laquelle la parole de Dieu se fait entendre; la Table Sainte, où nous recevons le pain des anges; l'Autel, où S'immole l'Agneau qui efface les péchés du monde; le Tabernacle, où réside le Roi immortel des siècles; enfin les croix, les tableaux, les images, les emblèmes religieux qui ornent les murailles. Il n'est pas jusqu'aux pierres de ces édifices vénérables qui ne parlent à nos âmes et ne nous rappellent que nous sommes les pierres vivantes du Temple mystique qui l'Esprit-Saint Lui-même.

Comment se fait-il donc que nos temples soient si déserts, qu'on y entre avec un esprit si mondain, qu'on s'y tienne d'une manière si vulgaire ou si dissipée, qu'on y prie si machinalement, qu'on néglige tant de moyens de salut offerts par Dieu dans ces asiles sacrés? Faisons réparation au Seigneur, et n'oublions jamais la sainteté de nos églises.

Résumé O.D.M.

SAINT THÉODORE
Soldat, Martyr
(+ 304)


Saint Théodore, jeune soldat romain, est un des plus célèbres martyrs de l'Orient. Il naquit en Syrie, à la fin du IIIe siècle; il ne faut pas le confondre avec un autre Théodore, vieux soldat et martyr, dont la fête arrive le 7 février. Théodore faisait partie d'une légion romaine qui avait établi son quartier d'hiver dans la ville d'Amasia, où les édits persécuteurs étaient exécutés sévèrement.

Le jeune soldat, plein de l'amour de Jésus-Christ, dédaigna, malgré le péril, de cacher sa foi, et, au contraire, il se fit une gloire de la professer publiquement; aussi fut-il présenté comme chrétien au tribun de sa légion. Celui-ci lui demanda comment il osait professer une religion proscrite sous peine de mort: "Je ne connais point vos idoles, répondit-il; j'adore Jésus-Christ, Fils unique de mon Dieu. Je vous abandonne mon corps; vous pouvez le déchirer, le mettre en pièces, le livrer aux flammes. Si mes discours vous offensent, coupez-moi la langue. Dès que Dieu l'exige, je suis prêt à faire le sacrifice de chacun de mes membres." Le tribun et les juges, affectant d'être touchés de compassion pour sa jeunesse, se contentèrent de le menacer et le laissèrent en liberté.

Théodore ne songea qu'à gagner des âmes à Jésus-Christ, à fortifier les autres confesseurs de la foi et à les animer au martyre; il poussa même le courage jusqu'à mettre le feu au temple de la déesse Cybèle. Ce fut en vain qu'on essaya de lui faire exprimer quelques regrets à ce sujet: il brava toutes les menaces, comme il se rit de toutes les promesses. Il fut alors fouetté très cruellement et enfermé dans un cachot, sans nourriture, pour y mourir de faim. La nuit, le Sauveur vint le visiter, lui promit de le nourrir d'un aliment invisible et le fortifia pour le dernier combat. Cette visite donna à Théodore tant de joie, qu'il se mit à chanter les louanges de Dieu, et des Anges vêtus de blanc vinrent unir leurs voix à la sienne. Les geôliers et les gardes, le juge lui-même, furent témoins du miracle sans se convertir. On lui fit alors de belles promesses, et on lui dit que, s'il feignait seulement la moindre soumission, on le mettrait en liberté. Ayant répondu à ces nouvelles sollicitations avec une fermeté invincible, Théodore est alors déchiré avec des crochets de fer, on lui brûle les côtes avec des torches ardentes, puis on le condamne à être brûlé vif. Le vaillant soldat, placé sur le bûcher, se munit du signe de la Croix, et bientôt sa belle âme s'envola au Ciel.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.



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MessageSujet: Aujourd'hui 10 novembre nous fêtons Saint Léon et st André Avellin   Lun 10 Nov - 16:51


SAINT LEON





Saint Léon Ier le Grand, pape de 440 à 461, et docteur de l'Église.

Ses origines sont mal connues. Né en Toscane ou à Rome entre 390 et 400, fils d'un dénommé Quintianus, il est archidiacre de Rome sous le pontificat de Célestin Ier (422/432) puis de Sixte III (432/440) dont il est l'homme de confiance. À la mort de ce dernier, le 19 août 440, Léon est en Gaule à la demande de la cour de Ravenne afin d'arbitrer un conflit entre le patrice Aetius et le préfet du prétoire Albinus. Sa réputation et son influence sont si grandes qu'il est élu par le peuple romain pendant son absence en Gaule. Il rentre à Rome en septembre pour être sacré le 29 septembre. Il a pour conseiller saint Pierre Chrysologue.

Sa personnalité

C'est un pape relativement avare de confidences sur sa personne, contrairement à nombre de ses successeurs. De son pontificat on ne connait que son activité pastorale et théologique. Il ignore probablement le grec, ne goûte guère la philosophie et les auteurs classiques dont on ne trouve quasiment pas de citations dans la centaine de sermons que l'on possède de lui. Mais Léon Ier possède au plus haut point la conscience de la dignité de sa fonction d'évêque de Rome. Il justifie la primauté de l'évêque de Rome par sa qualité de successeur de Pierre.

De fait, il privilégie de façon claire la fonction plutôt que la personne qui l'assume. Ce principe ne sera plus réellement remis en question avant longtemps. D'ailleurs, en 445, l'empereur Valentinien III reconnait officiellement la primauté du pape à la suite de la condamnation de l'évêque d'Arles Hilaire. Il est énergique et serein, tenace et résolu.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvie_de_Rome



SAINT ANDRÉ AVELLIN
Théatin
(1591-1680)


Saint André Avellin naquit au royaume de Naples. Après des études brillantes, pendant lesquelles il eut le bonheur de conserver son innocence et sa piété au milieu des dangers sans nombre auxquels est exposée la jeunesse des écoles, il reçut les Ordres sacrés, et sa science du droit, en même temps que son talent pour la parole, le poussèrent dans la carrière d'avocat. Un léger mensonge lui étant un jour échappé dans l'exercice de ses fonctions, Dieu lui en inspira une si vive horreur, qu'il brisa soudain sa carrière pour se consacrer au ministère des âmes.

Quelques temps après il entra dans l'Ordre des Théatins, où il voulut recevoir le nom d'André, à cause de son amour pour la Croix. Il fut dès lors un apôtre, et Dieu récompensa son zèle par des prodiges. Une nuit que, par une grande tempête, il revenait de confesser un malade, la violence de la pluie et du vent éteignit le flambeau qui servait à l'éclairer. Non seulement ni lui, ni ses compagnons, ne reçurent aucune goutte d'eau, au milieu des torrents de pluie qui tombaient, mais André, grâce à une vive splendeur qui jaillissait miraculeusement de son corps, servit de guide, au sein des plus profondes ténèbres, à ceux qui étaient avec lui. Un jour qu'il récitait le saint Office, les Anges vinrent chanter avec lui les louanges de Dieu.

La grâce l'accompagnait particulièrement dans l'administration du sacrement de Pénitence et dans la direction des âmes; il y brillait par une piété et une prudence admirables. Dieu lui révélait souvent les secrets des coeurs, les choses éloignées et les choses futures. Il établit plusieurs maisons de son Ordre, travailla à la sanctification du clergé, fonda des oeuvres de zèle: Dieu bénit toutes ses entreprises.

Il avait quatre-vingt-huit ans quand il fut frappé d'apoplexie, au moment où il commençait la Messe et répétait pour la troisième fois ces mots: Introibo ad altare Dei. Privé de l'usage de la parole, il manifesta par signes le désir d'être porté devant le maître-autel, et put recevoir la Sainte Eucharistie. Dieu permit qu'il eut un rude combat à soutenir avant de mourir. Le démon lui apparut sous une forme horrible, menaçant de l'entraîner en enfer; mais la Sainte Vierge, qu'André invoqua de toute son âme, lui donna un prompt secours, et son Ange gardien chassa le monstre. André redevint calme et expira en paix en regardant amoureusement l'image de Marie. On l'invoque avec succès contre la mort subite et imprévue, et pour obtenir une mort douce et chrétienne.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-08.htm
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MessageSujet: Aujourd'hui 11 novembre nous fêtons Saint Martin   Mar 11 Nov - 14:54




SAINT MARTIN
Évêque de Tours
(316-397)


Saint Martin, né en Pannonie, suivit en Italie son père, qui était tribun militaire au service de Rome. Bien qu'élevé dans le paganisme, il en méprisait le culte, et comme s'il eût été naturellement chrétien, il ne se plaisait que dans l'assemblée des fidèles, où il se rendait souvent malgré l'opposition de sa famille.

Dès l'âge de quinze ans, il fut enrôlé de force dans les armées romaines, et alla servir dans les Gaules, pays prédestiné qu'il devait évangéliser un jour. Que deviendra cet enfant dans la licence des camps? Sa foi n'y va-t-elle pas sombrer? Non, car Dieu veille sur ce vase d'élection.

Le fait le plus célèbre de cette époque de sa vie, c'est la rencontre d'un pauvre grelottant de froid, presque nu, par un hiver rigoureux. Martin n'a pas une obole; mais il se rappelle la parole de l'Évangile: J'étais nu, et vous M'avez couvert. "Mon ami, dit-il, je n'ai que mes armes et mes vêtements." Et en même temps, taillant avec son épée son manteau en deux parts, il en donna une au mendiant. La nuit suivante il vit en songe Jésus-Christ vêtu de cette moitié de manteau et disant à Ses Anges: "C'est Martin, encore simple catéchumène, qui M'a ainsi couvert." Peu de temps après il recevait le Baptême. Charité, désintéressement, pureté, bravoure, telle fut, en peu de mots, la vie de Martin sous les drapeaux. Il obtint son congé à l'âge d'environ vingt ans.

La Providence le conduisit bientôt près de Saint Hilaire, évêque de Poitiers. Après avoir converti sa mère et donné des preuves éclatantes de son attachement à la foi de Nicée, il fonda près de Poitiers, le célèbre monastère de Ligugé, le premier des Gaules. L'éclat de sa sainteté et de ses miracles le fit élever sur le siège de Tours, malgré sa vive résistance. Sa vie ne fut plus qu'une suite de prodiges et de travaux apostoliques.

Sa puissance sur les démons était extraordinaire. Il porta à l'idolâtrie des coups dont elle ne se releva pas. Après avoir visité et renouvelé son diocèse, l'homme de Dieu se sentit pressé d'étendre au dehors ses courses et ses travaux. Vêtu d'une pauvre tunique et d'un grossier manteau, assis sur un âne, accompagné de quelques religieux, le voilà qui part en pauvre missionnaire pour évangéliser les campagnes. Il parcourt presque toutes les provinces gauloises: ni les montagnes, ni les fleuves, ni les dangers d'aucune sorte ne l'arrêtent; partout sa marche est victorieuse, et il mérite par excellence le nom de Lumière et d'Apôtre des Gaules.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-08.htm
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MessageSujet: Aujourd'hui 12 novembre nous fêtons Saint Christian   Mer 12 Nov - 15:18





Saint Christian


CHRISTIAN vient du latin CHRISTIANUS qui signifie CHRÉTIEN, disciple du CHRIST, soit OINT (Onction par l'huile) et donc l'ÉLU.

Saint CHRISTIAN fait partie de ceux qu'on appelle les 5 frères, avec Benoît, Jean, Isaac et Matthieu, tous polonais et morts martyrs en 1003.

Ils vécurent du temps du duc Boleslas CHROBRY (surnom qui signifie le brave, le vaillant) qui joua un rôle décisif dans la christianisation de la Pologne.

Boleslas fit venir d'abord Benoît et Jean, deux Camaldules italiens. Jean était borgne et souffreteux. On leur bâtit un petit oratoire et des polonais, Matthieu et Isaac, vinrent se joindre à eux. Ils laissaient pousser leurs barbes pour ne pas choquer les païens.

Ils s’administraient mutuellement de copieuses flagellations selon l'usage des premier Camaldules. Ils avaient en plus deux ou trois serviteurs.

Suite à une intrigue, les serviteurs décidèrent de s'emparer des richesses du monastère. La nuit du 10 au 11 novembre 1003, alors que les moines disaient l'office de la vigile de Saint Martin, les serviteurs les massacrèrent. Christian, le cuisinier polonais qui couchait un peu plus loin, fut réveillé par le bruit, prit un bâton et courut sus aux agresseurs. Mais il fut abattu à son tour.
Le lendemain, les paysans du coin enterrèrent les cadavres. On déposa les corps des 4 camaldules dans l'église et celui de Christian dans le cloître, considérant qu'il était moins saint vu qu'il avait essayé de se défendre avec un bâton.

Les assassins furent repris et condamnés à mort. Boleslas commua leur peine. Ils devraient mourir d'inanition, enchaînés aux tombeaux de leurs victimes.

Mais les saints montrèrent qu'ils avaient pardonné aux meurtriers car leurs chaînes se rompirent miraculeusement. Ils furent donnés alors comme serfs à l'ermitage reconstruit.


http://carmina-carmina.com/carmina/Mytholosaints/christian.htm
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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saintes et Saints - Novembre -   Jeu 13 Nov - 19:56




Saint Brice



Saint Brice était Evêque de Tours en 440 (enfin dans cette période là, à 10 ans près.) Au début il était évêque de Saint Martin, qu'il ne respectait pas beaucoup d'ailleurs. Brictio (c'est son petit nom) "avait été nourri au monastère (de Marmoutier) par la charité de Martin. Maintenant, il élevait des chevaux, achetait des esclaves. En ce temps-là, bien des gens l'accusaient d'avoir acheté non seulement des garçons de race barbare, mais aussi des jolies filles... Sous l'influence des démons qui l'agitaient, il s'emporta contre Martin avec une telle violence qu'il faillit en venir aux coups... disant que Martin s'était souillé des ignominies de la vie militaire et que, maintenant tombé dans de vaines superstitions, dupe des ridicules fantasmagories de ses prétendues visions, il vieillissait au milieu d'extravagances séniles." Saint Martin (que Brictio osait traiter de "vieux fou") le supporta avec une patience que l'avenir justifia : "Si le Christ a supporté Judas, disait-il, pourquoi ne pas supporter Brice ?"
Ces infos proviennent de différents sites internet & encyclopédies.



On dit qu'il fut recueilli et protégé par saint Martin, mais que Brice quitta le monastère " pour vivre avec de beaux chevaux dans ses écuries et de jolies esclaves dans sa maison. " A la mort de saint Martin, il changea sa manière d'agir. Il lui succéda sur le siège épiscopal de Tours, donnant toute sa vie à l'Eglise durant quarante ans. Calomnié, accusé d'avoir rendu mère une de ses religieuses, il dut même aller se défendre devant le pape. Mais ses ouailles reconnurent l'innocence de sa vertu et le firent revenir pour qu'il soit à nouveau leur évêque. Ils le canonisèrent dès sa mort.



http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1/Saint-Brice.html
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MessageSujet: Aujourd'hui 14 novembre nous fêtons Saint Sidoine   Ven 14 Nov - 18:35




Saint Sidoine




Sidoine de Jumièges, appelé aussi Saint Saëns ou Saint Sidoine, était un abbé normand, mort en 684. Fête le 14 novembre.

Saint Sidoine serait né en Irlande ou en Écosse au VIIe siècle. Pris par les corsaires, il a été vendu comme esclave aux moines de l'Abbaye de Jumièges. Ceux-ci avaient coutume d'acheter ainsi des esclaves pour pouvoir leur rendre immédiatement la liberté.

Sidoine décide alors de rester à l'abbaye, et devenir moine sous la direction spirituelle de Philibert de Tournus.

Il voyagea aussi de monastère en monastère, alla à Rome en compagnie de Ouen, et celui-ci, à leur retour, le nomme abbé d'un monastère fondé par Colomban de Luxeuil, près de Rouen, à Saint-Saëns (Seine-Maritime)

Ce monastère sera détruit au IXe siècle lors des invasions normandes.

Sidoine fonda d'autres monastères, et eut Saint Leufroy comme disciple.



http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Sidoine
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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saintes et Saints - Novembre -   Sam 15 Nov - 18:14



SAINT ALBERT LE GRAND
Docteur de l'Église
(1193-1280)


Saint Albert le Grand naquit aux environs d'Augsbourg, de parents riches des biens de la fortune. Dès son enfance, il montra dans ses études une rare perspicacité; le goût des sciences lui fit abandonner les traditions chevaleresques de sa famille et le conduisit à l'université de Padoue, alors très célèbre, où il sut tempérer son ardeur pour l'étude par une vive piété. À l'âge de trente ans, encore incertain de son avenir, mais inspiré par la grâce, il alla se jeter aux pieds de la très Sainte Vierge, et crut entendre la céleste Mère lui dire: "Quitte le monde et entre dans l'Ordre de Saint-Dominique." Dès lors, Albert n'hésita plus, et malgré les résistances de sa famille, il entra au noviciat des Dominicains. Tels furent bientôt ses progrès dans la science et la sainteté, qu'il dépassa ses maîtres eux-mêmes.

Muni du titre de docteur en théologie, il fut envoyé à Cologne, où sa réputation lui attira pendant longtemps de nombreux et illustres disciples. Mais un seul suffirait à sa gloire, c'est saint Thomas d'Aquin. Ce jeune religieux, déjà tout plongé dans les plus hautes études théologiques, était silencieux parmi les autres au point d'être appelé par ses condisciples: "le Boeuf muet de Sicile". Mais Albert les fit taire en disant: "Les mugissements de ce boeuf retentiront dans le monde entier." De Cologne, Albert fut appelé à l'Université de Paris avec son cher disciple. C'est là que son génie parut dans tout son éclat et qu'il composa un grand nombre de ses ouvrages.

Plus tard l'obéissance le ramène en Allemagne comme provincial de son Ordre; il dit adieu, sans murmurer, à sa cellule, à ses livres, à ses nombreux disciples, et voyage sans argent, toujours à pied, à travers un immense territoire pour visiter les nombreux monastères soumis à sa juridiction. Il était âgé de soixante-sept ans quand il dut se soumettre à l'ordre formel du Pape et accepter, en des circonstances difficiles, le siège épiscopal de Ratisbonne; là, son zèle infatigable ne fut récompensé que par de dures épreuves où se perfectionna sa vertu. Rendu à la paix dans un couvent de son Ordre, il lui fallut bientôt, à l'âge de soixante-dix ans, reprendre ses courses apostoliques. Enfin il put rentrer définitivement dans la retraite pour se préparer à la mort.

On s'étonne que, parmi tant de travaux, de voyages et d'oeuvres de zèle, Albert ait pu trouver le temps d'écrire sur les sciences, la philosophie et la théologie des ouvrages qui ne forment pas moins de vingt et un volumes in-folio, et on peut se demander ce qui a le plus excellé en lui du savant, du saint ou de l'apôtre.

Il mourut âgé de quatre-vingt-sept ans, le 15 novembre 1280; son corps fut enterré à Cologne dans l'église des Dominicains. Il lui a fallu attendre jusqu'au 16 décembre 1931 les honneurs de la canonisation et l'extension de son culte à l'Église universelle. En proclamant sa sainteté, le pape Pie XI y ajouta le titre si glorieux et si bien mérité de docteur de l'Église. Sa fête a été fixée au 15 novembre, jour de sa mort. De temps immémorial, il était connu sous le nom d'Albert le Grand.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-15.htm
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MessageSujet: Aujourd'hui 16 novembre nous fêtons Sainte Marguerite et Sainte Gertrude   Dim 16 Nov - 14:18



SAINTE MARGUERITE


Sainte Marguerite d'Antioche de Pisidie ou Sainte Marine est une vierge martyre du IVe siècle. Sa fête a lieu le 17 juillet

Orpheline, elle passa son enfance à la campagne. Un préfet romain (Olybrius) la convoite. Emprisonnée, elle aurait chassé un démon de sa geôle par un signe de croix. Entre autres tortures, on la lacère avec un croc. Elle en réchappe miraculeusement.

Sainte Marguerite n'est pas un personnage historique. Sa légende, apportée en Occident par les Croisés, dit qu'elle est morte décapitée, sans préciser si elle avait perdu sa virginité, ni si l'on était trop loin de Rome pour que les lois en fussent respectées.

Elle est très vénérée en Orient et en Occident.

On dit qu'elle fut avalée par un monstre et qu'elle en transperça miraculeusement le ventre pour en sortir. C'est pourquoi on la représente généralement "issant du dragon". Elle est invoquée pour la délivrance des femmes en couches.



Wikipédia





SAINTE GERTRUDE
Religieuse Bénédictine d'Eisleben
(1256-1302)


Sainte Gertrude d'Eisleben est la plus célèbre de plusieurs Saintes qui portent le même nom, et c'est pour cela que d'anciens auteurs l'ont appelée Gertrude la Grande. On la mit, dès l'âge de cinq ans, chez les Bénédictines d'Helfa. Elle y vint comme simple religieuse, sous la direction d'une abbesse du même nom qu'elle, dont la soeur était sainte Mechtilde d'Hackeborn, qui fut la maîtresse et l'amie de notre sainte Gertrude.

Gertrude apprit le latin dans sa jeunesse, ce que faisaient alors des personnes de son sexe qui se consacraient à Dieu dans la retraite. Elle avait aussi une connaissance peu commune de l'Écriture et de toutes les sciences qui ont la religion pour objet; mais la prière et la contemplation furent toujours son principal exercice, et elle y consacrait la plus grande partie de son temps. Elle aimait particulièrement à méditer sur la Passion et sur l'Eucharistie, et elle ne pouvait alors retenir les larmes qui, malgré elle, coulaient de ses yeux en abondance. Lorsqu'elle parlait de Jésus-Christ et de Ses mystères, elle ravissait ceux qui l'entendaient. Un jour qu'on chantait à l'Église ces paroles: "J'ai vu le Seigneur face à face," elle vit une face divine d'une éclatante beauté, dont les yeux perçaient son coeur et remplirent son âme et son corps de délices inexprimables.

L'amour divin était l'unique principe de ses affections et de ses actions. De là ce crucifiement entier au monde et à toutes ses vanités. Elle fut l'objet d'un grand nombre de grâces extraordinaires; Jésus-Christ grava Ses plaies dans le coeur de Sa sainte épouse, lui mit des anneaux au doigt, Se présenta devant elle en compagnie de Sa Mère et agit en elle comme s'Il avait changé de coeur avec elle. Toutes ces grâces étonnantes ne firent que développer son amour de la souffrance. Il lui était impossible de vivre sans ressentir quelque douleur; le temps qu'elle passait sans souffrir lui paraissait perdu. Le zèle pour le salut des âmes était ardeur au coeur de Gertrude. Pensant aux âmes des pécheurs, elle répandait pour elles des torrents de larmes au pied de la Croix et devant le Saint-Sacrement.

Pendant la longue maladie de cinq mois dont elle devait mourir, elle ne donna pas le moindre signe d'impatience ou de tristesse; sa joie, au contraire augmentait avec ses douleurs. Le jour de sa mort étant venu, elle vit la Très Sainte Vierge descendre du Ciel pour l'assister; une de ses soeurs aperçut son âme allant droit au Coeur de Jésus, qui S'ouvrit pour la recevoir. Sainte Gertrude est une des grandes mystiques de l'Église. Le livre de ses Révélations est demeuré célèbre.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 17 novembre nous fêtons Sainte Elisabeth   Lun 17 Nov - 18:13



Sainte Élisabeth de Hongrie


Sainte Élisabeth de Hongrie, Erzsébet en Hongrois (1207 - 17 novembre1231) est la fille d’André II de Hongrie et de Gertrude d'Andechs-Meran (assassinée en 1213). Elle fut fiancée à 4 ans et mariée à 14 ans au Landgrave Louis IV de Thuringe. Ainsi, on l'appelle aussi sainte Élisabeth de Thuringe.

Elle vécut de 1211 à 1228 au Château de Wartbourg. Des franciscains allemands lui font découvrir l'esprit de saint François d'Assise et elle décide alors de se mettre au service des pauvres. Son époux meurt en 1227. Comme elle refuse d'être remariée, sa famille la chasse avec ses trois enfants. Son oncle, évêque, calme la famille. Les trois enfants seront élevés par la famille ducale. Élisabeth revêt l'habit du Tiers-ordre franciscain et prend pour directeur spirituel Conrad de Marbourg qui la traite sans ménagement voire avec une cruauté à laquelle elle répond par une douceur exemplaire. Désormais elle consacre toute sa vie et son argent aux pauvres pour qui elle fait construire un hopital. Elle meurt à 24 ans à Marbourg

Elle fut canonisée en 1235 et sa fête est le 17 novembre.

On dit qu'elle portait secrètement du pain aux pauvres d'Eisenach, à pied et seule, ce que réprouvait son mari. Un jour, elle le rencontra sur le chemin, et son mari, furieux, lui demanda ce qu'elle cachait ainsi sous son manteau. Elle lui répondit que c'étaient des roses, et non que c'était du pain, et lorsque son mari lui ordonna d'ouvrir son manteau il n'y trouva que des roses. C'est le miracle de sainte Élisabeth de Hongrie.

Son père étant le frère de Constance, épouse d'Ottokar Ier de Bohême, Élisabeth est la cousine germaine de sainte Agnès de Bohême.

Elle peut être représentée soit en princesse, soit en tertiaire franciscaine. Lorsqu'elle est représentée en princesse, elle porte une couronne sur la tête et dans les mains un livre où sont posées deux couronnes. Celles-ci peuvent représenter sa naissance royale, sa piété austère et son abstinence, soit se comprendre comme les trois nœuds de la cordelière franciscaine représentant les vœux de Pauvreté, Chasteté et Obéissance.

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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saintes et Saints - Novembre -   Lun 17 Nov - 20:33


Lorelei !

Je rajouterai que la légende des petits pains se transformant en roses n'est qu'une légende. Parfois, il est dit que c'est son beau-frère, Henri, après la mort de son mari, qu'elle rencontra furieux sur son chemin, parfois que c'est son papa qu'elle croisa quand elle avait á peine 3 ans : Dieu n'aurait pas permis qu'une "sainte femme" soit prise en flagrant délit de mensonge... cela serait la raison de la transformation des pains en roses.

La tendresse et l'amour que son mari éprouvait pour elle - mari avec lequel elle avait grandit, joué, etc... (ils habitaient ensemble depuis ces 4 ans)-, était tellement fort que celui-ci, sans peur, accepta l'amour qu'elle éprouvait pour Dieu auquel un lien bien plus fort que le leur l'unissait.

En fait, les vrais miracles de Sainte Elisabeth (qui ont été á la source de sa canonisation) ont débuté á peine 5 mois après sa mort -mort qu'elle avait d'ailleurs prédit 3 jours avant-. Ces miracles étaient des guérisons miraculeuses, des non voyants qui recouvraient la vue, des troubles épileptiques qui disparaissent, etc... ont été vu, constaté, vécu par des "malades" se rendant sur son tombeau...
C'est la raison pour laquelle principalement des Hôpitaux ont été érigé en son nom. Par la suite, il y eu aussi des couvents, des églises, des chapelles pour les pauvres qui furent construit.

Encore une fois Lorelei ! Ce fut un formidable "rappel" pour moi.

Attention á ne pas confondre Sainte Elisabeth et la Reine-Impératrice Elisabeth de Hongrie á savoir "Sissi"...






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aigle d'or
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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saintes et Saints - Novembre -   Lun 17 Nov - 21:20

c'est une tres bonne idée que tu as eu Loreleï afin que nous oublions pas tout ceux qui nous ont ouvert la route et qui sait certaines réincarnations d'entre eux sont sur le forum
lol
Gros Bisous


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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saintes et Saints - Novembre -   Mar 18 Nov - 19:15

Un grand
pour vos marques d'intérêts et votre tendresse à mon égard illustrés de belles images ça me touche beaucoup.
Oui cher Aigle d'Or tu as raison et tu as tout à fait compris ma démarche, il me paraît important de ne pas oublier ceux qui ont ouvert notre cheminement, comme tu dis notre route par leurs convictions spirituelles et l'amour de notre Divin.
Tout à fait chère Douceur tu as raison ne pas confondre Sainte Elisabeth et la magnifique "Sissi" Reine Impératrice de Hongrie.

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MessageSujet: Aujourd'hui 18 novembre nous fêtons Sainte Aude et Saint Odon   Mar 18 Nov - 19:21




Sainte Aude




Sainte Aude de Trémazan vivait au début du VIe siècle. Elle était la fille de Golon, seigneur de Trémazan, à l'Ouest du pays de Léon en Bretagne armoricaine. Elle était la sœur de Gourguy qui devint saint Tanguy. Elle meurt martyre en 545. Fête le 18 novembre

Vers 520, Aude perd sa mère. Son père se remarie avec une femme qui n'a pas d'égard pour les deux enfants des premières noces de Golon. Après huit années de mauvais traitements, Gourguy quitte le domicile paternel. Aude reste parce qu'elle a décidé de se vouer à la prière. Sa belle-mère lui impose toutes les tâches domestiques les plus pénibles et prend un malin plaisir à l'éloigner de l'office divin célébré dans la chapelle du château. Puis elle écarte un à un tous les jeunes gens qui projettent d'épouser la fille de Golon. Elle décide même d'envoyer Aude travailler dans une métairie retirée. Mais la sainte en est ravie : elle peut s'adonner à la prière tout en besognant et sans être dérangée.

Un jour, elle aperçoit au loin un jeune homme accourir fou de rage. Il s'approche et d'un geste il la tue. Elle a tout juste le temps de reconnaître son frère Gourguy et de prier pour lui, puis elle meurt. Des paysans du voisinage apprennent à Gourguy désespéré que sa sœur est une sainte : sa marâtre l'avait abusé. Pour son geste criminel il fit pénitence, sous la direction de saint Pol Aurélien qui changea son nom, et il devint lui aussi un saint.

Wikipédia
SAINT ODON
Abbé de Cluny
(857-942)


Saint Odon était fils d'un noble seigneur, et, fut, dès le berceau, consacré à saint Martin. Il montra, jeune encore, un grand amour pour la prière. Sa piété lui faisait regarder comme perdu le temps qu'il était forcé de donner à la chasse et aux autres amusements du siècle. À l'âge de dix-neuf ans, il reçut la tonsure et fut nommé à un canonicat de l'Église de Tours.

Après de brillantes et solides études, où il montra, avec une haute intelligence, une vertu extraordinaire, couchant sur une natte et ne prenant qu'un peu de nourriture grossière, il fut séduit par la lecture de la Règle de Saint-Benoît et se décida dès lors à embrasser la vie monastique.

Il fut plus tard élu abbé de Cluny, où il fit fleurir toutes les vertus religieuses: le silence, l'obéissance, l'humilité et le renoncement à soi-même. Ses exemples allaient de pair avec ses conseils ou ses ordres. Il donnait tout aux pauvres, sans s'inquiéter du lendemain. Les enfants étaient surtout l'objet de sa prédilection; il veillait avec un soin paternel, une douceur de mère, sur les moeurs, les études, le sommeil de tous ceux qui lui avaient été confiés.

À Cluny, la Règle de Saint-Benoît était suivie avec zèle; les jeûnes, les abstinences, les chants, les offices, le silence presque absolu, le travail, remplissaient les journées des religieux. Les restes des repas étaient distribués aux pauvres et aux pèlerins. On y nourrissait, de plus, dix-huit pauvres par jour, et la charité y était si abondante, surtout dans le Carême, qu'à l'une de ces époques de l'année on fit des distributions de vivres à plus de sept mille indigents.

Dans les voyages si difficiles auxquels son zèle et ses fonctions l'obligèrent plus d'une fois, Odon ne pensait qu'à secourir le prochain. Il descendait de son cheval pour faire monter à sa place les indigents et les vieillards; on le vit même porter le sac d'une pauvre femme. Pourtant malgré tant de fatigues, à son dernier voyage de Rome, il lassait ses jeunes compagnons par la rapidité de sa marche, et ils s'étonnaient qu'il eût, à soixante-sept ans, après une vie si austère, conservé tant d'agilité et de vigueur.

Un jour, Dieu le récompensa de sa ponctualité. La Règle de Saint-Benoît demande qu'au son de la cloche on laisse même une lettre à demi formée. Odon, corrigeant un livre avec un de ses religieux, laissa dehors, au son de la cloche, le livre ouvert. Il plut toute la nuit abondamment; le lendemain, le livre, malgré les flots de pluie, se trouva intact. Il en rapporta toute la gloire au glorieux saint Martin, dont la vie était écrite en ce volume.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-15.htm
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MessageSujet: Aujourd'hui 19 novembre nous fêtons Saint Tanguy   Mer 19 Nov - 15:47



Tanguy de Locmazhé


Saint [b]Tanguy de Locmazhé (+ 594) fut un moine breton de Gerber (Le Relecq). Il a fondé l'abbaye de Saint Matthieu au Conquet. Il est inhumé à Locmazhé (Finistère). Saint Tanguy est fêté le 19 novembre, le lendemain de la fête de sainte Aude de Trémazan, sa sœur, ou le 12 mars, jour de la fête de son père spirituel, saint Pol Aurélien.

La légende dit qu'il était fils d'un seigneur de Trémazan, près de Portsal. Envoyé à la cour pour son éducation, il a laissé sa sœur Haude au pays. À son retour sa belle-mère dénonce celle-ci comme déshonorant la famille et Tanguy la tue. La victime prend alors sa tête et rentre à la maison pour demander les sacrements avant de mourir. Horrifié Tanguy se repent sévèrement et se voue à la vie monastique sous la direction de l'évêque saint Pol de Léon avant de fonder avec lui sur la pointe Saint-Mathieu une nouvelle abbaye, l'Abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre, appelée en breton Locmazhé (le loc de Mathieu). Il a fondé aussi l'abbaye de Gerber. Il est inhumé et vénéré par tout le peuple breton à Locmazhé.

Un article de wikipédia
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MessageSujet: Aujourd'hui 20 novembre nous fêtons Saint Felix de Valois, Saint Edmond   Jeu 20 Nov - 17:03



SAINT FÉLIX de VALOIS
De l'Ordre de la Trinité
(1127-1212)


Saint Félix de Valois était petit-fils du roi de France Henri Ier. Sa mère, avant sa naissance, vit en songe un bel enfant armé d'une Croix et entendit une voix lui dire: "Cet enfant est le fils que vous allez mettre au monde, il aura la gloire de changer le lis de France pour la Croix de Jésus-Christ."

Pendant une famine, la nourrice du petit Félix eut l'inspiration de faire tracer à l'enfant, avec sa main, le signe de la Croix sur le pain que l'on distribuait aux pauvres, et ce pain se multiplia tellement, qu'on put en distribuer pendant plusieurs jours à tous les malheureux qui se présentaient. La nourrice lui fit aussitôt bénir les champs d'alentour, et les nuées du ciel, obéissant à la main de Félix, versèrent une pluie féconde qui ramena l'abondance. Cependant le jeune prince croissait en sagesse et en grâce devant Dieu et devant les hommes, et ne montrant aucun des défauts de l'enfance. Il aimait tant à faire la charité aux pauvres, qu'un de ses oncles l'appelait son grand aumônier.

Après ses études, qu'il fit à Clairvaux, sous la direction de saint Bernard, Félix dut aller à la cour du roi de France, prit part à la Croisade prêchée par le saint moine de Clairvaux, son maître; puis, revenu à la cour, il la quitta bientôt pour se réfugier au désert. Dans la solitude, il sentit son esprit s'illuminer de clartés nouvelles et son âme redoubler de vaillance dans la pratique des vertus évangéliques. Le démon lui déclara une guerre acharnée; mais le Saint triompha de lui par la prière et les plus effrayantes mortifications.

Félix, ayant désormais pour palais une misérable grotte, pour vêtement un cilice, pour mets des herbes amères, renouvela dans sa retraite les merveilles des Antoine et des Hilarion. Par la permission de Dieu, tous les dimanches, un corbeau lui apportait un pain du Ciel. Il habitait le désert depuis bientôt quarante ans, quand saint Jean de Matha, de la part de Dieu, vint le trouver dans sa solitude, pour s'édifier par ses exemples. C'est alors que les deux Saints eurent la vision d'un cerf blanc, portant au front une croix bleue et rouge, et qui venait se désaltérer à la fontaine voisine. Dieu leur révéla l'explication de ce prodige; ils se disposèrent aussitôt à partir pour Rome, afin d'obtenir la fondation d'un institut dont les religieux, vêtus de blanc, porteraient sur la poitrine une Croix bleue et rouge, et travailleraient au rachat des captifs, que les Turcs d'Afrique retenaient par milliers dans les fers. Le Pape Innocent III approuva le projet, l'Ordre fut fondé et produisit un bien immense.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Source Magnificat

Saint Edmond



Saint Edmond (en anglais Edmund ) (né en 840 à Norbury près de Croydon, dans le Surrey - mort le 20 novembre 870, après la bataille de Thetford , fut roi d'Est-Anglie - l'un des neuf royaumes anglo-saxons, dont l'origine remonte à la migration au Ve siècle des Angles et des Saxons depuis le nord de l' Allemagne et du Danemark- de 854à 870.

L'histoire de ce roi et de son martyre, nous est connue par deux sources contemporaines : la Chronique anglo-saxonne, écrite par un moine inconnu entre 877 et 899 et un remarquable ouvrage commémoratif, publié vers 890, et qui fut poursuivi pendant près de vingt ans. En dehors de ces textes, certains détails bien connus du martyre du roi Edmond, et les miracles qui lui ont été attribués, proviennent de sources beaucoup plus éloignées de la date de sa mort, rendant difficile la distinction entre les faits réels et la légende née de l'enthousiasme.

Un règne sage

Avant de se retirer en Terre Sainte pour y finir ses jours dans la prière et la pénitence, le roi Athelstan, huitième roi d’ Est-Anglie, choisit pour successeur son neveu Edmond, fils de Ealhere, ealdorman de Kent, qui descendait des anciens rois saxons d'Est-Anglie.

Le jour de la Noël 854, les clercs et les nobles du Norfolk assemblés à Attleborough, élurent pour roi Edmond qui était né à Norbury quatorze ans plus tôt ; l’élection fut acceptée par les habitants du Suffolk

Lorsque le roi Edmond débarqua sur la terre de son royaume, il se prosterna pour une longue prière ; quand il se releva, douze fontaines jaillirent de terre.

Edmond, qui tenait à terminer ses études dans la résidence royale d'Attleborough, ne fut couronné dans l'église de Bures (Suffolk) qu'à la Noël 856, par Humbert, ancien conseiller de son prédécesseur et évêque d'Hulme. « Pourvu de cette triple consécration, je décidai d'être utile à la nation des Angles, plutôt que de la commander, en négligeant de faire courber les têtes sous un autre joug que celui du Christ », déclare le nouveau roi en prenant ses fonctions. Le moine bénédictin Abbon parle de ce que fut « sa bonté pour ses sujets, sa rigueur pour les méchants », ajoutant qu'il « était pour les indigents d'une magnifique libéralité, pour les orphelins et les veuves un père plein d'indulgence ».

Souverain d'un petit royaume, à côté de ceux de Mercie et du Wessex, exposé aux invasions, il dut lutter pendant tout son règne contre les envahisseurs danois dont les hordes païennes ravageaient périodiquement son royaume. Il employa son règne à négocier les lourds tributs qu'il devait verser à ces envahisseurs qui, au bout de quinze ans, avaient ruiné son État et ses sujets. La Chronique anglo-saxonne nous apprend qu'à partir de 865, les Danois, ne recevant plus les lourdes rançons qu'ils exigeaient, entreprirent la conquête du royaume : « Et cette même année (865), une grande armée arriva en Angleterre et prit ses quartiers d'hiver en Est-Anglie, et là, les envahisseurs furent fournis en chevaux, et on fit la paix avec eux. » Chassés en 866, ils allèrent ravager la Northumbrie et la Mercie, mais revinrent en East-Anglie dès 869.

Le martyre d'Edmond

Le Viking Ivar envahit cette année-là l'Est-Anglie, mit le pays à feu et à sang et Edmond fut vaincu à la bataille de Thetford, dans le Suffolk, le 20 novembre 870. Capturé par les Danois, et enfermé dans son propre château de Framlingham Edmond ne voulut pas se soumettre aux conditions imposées par ses ennemis. Ceux-ci lui proposèrent la liberté et la vie contre un pacte dont il estima les conditions contraires aux intérêts de son peuple et à la religion chrétienne de son pays. Il refusa obstinément de signer un traité inique désignant le chef viking, païen, comme suzerain, et l'obligeant à renoncer à la religion chrétienne. Les Danois l'attachèrent alors à un arbre et le criblèrent de flèches avant de lui trancher la tête et de la jeter dans un fossé. Après la mort d'Edmond, le royaume d'Est-Anglie passa tout entier sous la domination danoise.

Légendes autour de la mort d'Edmond

Très vite le roi Edmond, mort en combattant les païens, fut l'objet d'un culte populaire. Un siècle après sa mort, le bénédictin Abbon, futur abbé de Fleury (Saint-Benoît-sur-Loire), alors qu'il était à l' abbaye de Ramsey (de l'automne 985 au printemps 987), recueillit, à la demande des moines, les pieux éléments de la tradition populaire et le témoignage de saint Dunstan, archevêque de Cantorbéry, qui, dans sa jeunesse, à la cour du roi Athelstan (925-940) avait entendu raconter la mort d'Edmond par un vieillard qui avait été l'écuyer du roi.

Abbon raconte que le Viking Ivar envoya un ambassadeur pour proposer au roi Edmond de lui laisser son royaume s'il voulait se reconnaître son vassal et lui donner son trésor. Edmond répondit que sa foi lui interdisait de se soumettre à un païen et qu'il préférait mourir.

Ivar fit attaquer le palais. « Afin que ne périsse pas la nation tout entière, nous dit Abbon, le saint roi Edmond dans son palais, en digne membre du Christ, jette ses armes et se laisse prendre. Il sait qu'il va comparaître devant le chef impie, comme le Christ devant le gouverneur Pilate, tant il désire suivre les pas de celui qui s'est immolé en victime pour nous. Garotté dans des liens étroits, il subit toutes sortes de moquerie et, pour finir, on le bâtonne, puis on le conduit près d'un arbre voisin auquel on l'attache et fort longtemps on le maltraite à coups de fouet, sans qu'il s'avoue vaincu. » On l'attacha ensuite à un autre arbre, on le perça de flèches comme saint Sébastien, et on le décapita avant de jeter son cadavre dans la forêt.

Quand les fidèles, après avoir récupéré le corps, voulurent trouver la tête, ils crièrent dans la forêt : « Où es-tu ? » et la voix du roi Edmond leur répondait : « Her ! her ! her ! » jusqu'à ce qu'ils la trouvassent entre les pattes d'un énorme loup qui la gardait contre les atteintes des rapaces. La dépouille du roi Edmond, d'abord ensevelie à Hoxne, sur la rivière Waweney, à une trentaine de kilomètres à l'est de Thetford, fut, en 903, déposée dans l'église du de l' Abbaye de Beodricsworth(aujourd’hui Bury).

Outre l'œuvre d'Abbon, on connaît une « Vie de saint Edmond, le roi », poème anglo-normand composé vers 1180 par Denis Piramus, que reprendra, au siècle suivant, le chroniqueur anglais Matthieu Pâris.

Le récit écrit par Abbon eut un énorme succès et l'abbaye de Beodricsworth, devenue, vers 1065, Bury-Saint-Edmond, devint l'un des plus grands monastères d'Angleterre. Le roi knut Ier le Grand (1014-1035) lui accorda une charte de liberté très étendue (exemption de l’Ordinaire et juridiction civile sur tout le territoire) et fit commencer la construction d'une belle église en pierre (1021) qui fut consacrée par l'archevêque Agelmothus de Cantorbery, le 18 octobre 1032.



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MessageSujet: Aujourd'hui 21 novembre nous fêtons Présentation de Marie Saint Albert de Louvain   Ven 21 Nov - 19:10




PRÉSENTATION de la TRÈS SAINTE VIERGE


Les parents qui aiment vraiment Dieu Lui ont, de tout temps, consacré leurs enfants, avant et après leur naissance. Parmi les Juifs, existait de plus l'usage de consacrer quelques fois à Dieu les enfants en bas âge; on les amenait au Temple, où avait lieu la cérémonie de la consécration, puis ils habitaient dans les dépendances du Temple et servaient les prêtres et les lévites dans leurs fonctions. Nous avons des exemples de cette consécration spéciale dans la personne de Samuel et de quelques autres saints personnages. Il y avait aussi des appartements pour les femmes dévouées au service divin.

L'Évangile ne nous apprend rien de l'enfance de Marie; Son titre de Mère de Dieu efface tout le reste. Mais la tradition est plus explicite; elle nous apprend que la Sainte Vierge, dans Son enfance, fut solennellement offerte à Dieu dans Son Temple. Cette présentation est le sujet de la fête qu'on célèbre aujourd'hui. Ce sacrifice de Marie enfant renferme toutes les conditions du plus parfait sacrifice: il a été prompt, généreux, joyeux, sans retour, sans réserve. Combien il dut être agréable au Seigneur! Marie n'avait que trois ans, mais dans son âme la Trinité prenait déjà toutes Ses complaisances, et Dieu marquait le jour prochain où Elle ajouterait à tant d'autres gloires l'auréole incomparable de la maternité divine. Où mieux que loin du monde, dans l'enceinte du temple, Marie se fût-Elle préparée à Sa mission? Douze années de recueillement, de prière, de contemplation, telle fut la préparation de l'Élue de Dieu.

Voici, d'après saint Jérôme, comment se divisait la journée de Marie au Temple: Depuis l'aurore jusqu'à 9 heures du matin, Elle priait; de 9 heures à 3 heures Elle s'appliquait au travail des mains; ensuite Elle se remettait à la prière, jusqu'au moment où arrivait l'ange qui Lui apportait Sa nourriture. Elle était toujours la première aux veilles, la plus appliquée à l'étude, la plus fervente dans le chant des psaumes, la plus zélée dans les oeuvres de charité, la plus pure parmi les vierges ses compagnes, la plus parfaite dans la pratique de toutes les vertus. Marie, au jour de Sa Présentation, nous apparaît comme le porte-étendard de la virginité chrétienne. Après Elle viendront des légions innombrables de vierges consacrées au Seigneur, dans le monde ou à l'ombre des autels; Marie sera leur éternel modèle, leur patronne dévouée, leur guide sûr dans les voies de la perfection.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Albert de Louvain



Saint Albert de Louvain (aussi connu sous le nom de Saint Albert de Liège) (c.1166, Louvain (?), Belgique -24 novembre 1202, Reims, France) est un saint de l'Église catholique, qui fut un prince-évêque de Liège à la fin du XIIe siècle.
Chanoine et chevalier

Second fils de Godefroid III, comte de Louvain, Albert fut fait chanoine de la cathédrale de Liège dès l’âge de 12 ans, histoire de bénéficier de revenus stables (ce que l’on appelait une ‘carrière ecclésiastique’). Mais à 21 ans il y renonça pour se mettre au service de Baudouin V de Hainaut, comme chevalier. Il se destinait à partir en croisade en Terre Sainte mais cela ne se réalisa pas.

Evêque de Liège

Il récupéra son ‘bénéfice canonial’ et fut même choisi comme évêque de Liège en 1191 il avait alors 25 ans. Cependant l’empereur Henri VI avait son candidat, un membre de sa famille, qu’il chercha à imposer. Albert se rendit à Rome et obtint l’approbation et le soutien du pape Célestin III qui déclara son élection valide. De retour, Albert s’arrêta à Reims où il fut ordonné prêtre et évêque par l’archevêque du lieu. Par crainte de l’empereur, l’évêque de Cologne ne voulut pas le faire. L’usurpateur du siège, un certain Lothaire, refusa de céder et avec l’aide de Henri VI força le clergé à se soumettre à son autorité. Allant plus loin Henri VI envoya des émissaires à Reims qui surprirent Albert de Louvain alors qu’il se rendait à l’abbaye de Saint-Rémi et l’assassinèrent (1202). Lothaire fut excommunié et l’empereur Henri VI dut faire pénitence.

Un saint?

Tout indique que Albert de Louvain était un homme de bien; son esprit de chevalier et désir de partir en croisade en sont des indications. Il est possible même que son retour comme chanoine à Liège ait été animé par des sentiments authentiquement religieux. Il n’en reste pas moins clair que son assassinat fut un acte politique. Qu’il fut évêque ne change rien au fait, même si cela augmenta beaucoup la gravité du geste. Aucune passion religieuse ou ‘haine pour la foi’ (condition du martyre chrétien) n’animaient ses assassins.

On honore sa mémoire liturgique le 21 novembre.



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MessageSujet: Aujourd'hui 22 novembre nous fêtons Sainte Cécile   Sam 22 Nov - 13:39




SAINTE CÉCILE
Vierge et Martyre
(+ 230)


C'est sous l'empereur Alexandre Sévère que souffrit cette jeune Sainte, l'une des fleurs les plus suaves de la virginité chrétienne et du martyre. Fille d'un illustre patricien, seule chrétienne de sa famille, bien qu'elle eût consacré sa virginité à Jésus-Christ, elle dut se résigner à sortir de la maison paternelle, où elle vivait dans la prière, la lecture des Livres saints et le chant des cantiques, pour épouser le jeune Valérien, noble et bon, mais païen.

Le soir des noces, quand les époux se trouvèrent seuls, Cécile s'adressa doucement à Valérien:
"Ami très cher, lui dit-elle, j'ai un secret à te confier: mais peux-tu me promettre de le garder?" Ayant reçu le serment du jeune homme, elle reprit:
"Écoute. Un Ange de Dieu veille sur moi, car j'appartiens à Dieu. S'il voit que tu m'aimes d'un mauvais amour, il me défendra, et tu mourras; mais si tu respectes ma virginité, alors il t'aimera comme il m'aime, et sa grâce s'étendra aussi sur toi." Troublé, Valérien répondit:
"Cécile, pour que je puisse croire à ta parole, fais-moi voir cet Ange.
— Si tu crois au vrai Dieu et si tu reçois le Baptême des chrétiens, tu pourras voir l'Ange qui veille sur moi."


Valérien accepta la condition, se rendit près de l'évêque Urbain, à trois milles de Rome, fut instruit, reçut le Baptême et revint près de Cécile. Près d'elle, il aperçut un Ange au visage lumineux, aux ailes éclatantes, qui tenait dans ses mains deux couronnes de roses et de lis, et qui posa l'une de ces couronnes sur la tête de Cécile, l'autre sur la tête de Valérien, et leur dit:
"Je vous apporte ces fleurs des jardins du Ciel." Valérien avait un frère nommé Tiburce; au récit de ces merveilles, il abjura les idoles et se fit chrétien.


Les deux frères furent bientôt dénoncés, demeurèrent invincibles dans la confession et leur foi et eurent la tête tranchée. Quant à Cécile, elle comparut elle-même devant le tribunal du préfet de Rome:
"Quel est ton nom et quelle est ta condition? lui dit-il.
— Devant les hommes, je m'appelle Cécile; mais chrétienne est mon plus beau nom.
— Sacrifie aux dieux!
— Tes dieux ne sont que des pierres, de l'airain ou du plomb."


Le préfet la fit reconduire chez elle et ordonna de la laisser mourir dans la salle de bains embrasée de vapeurs; Dieu renouvela pour elle le miracle des Hébreux dans la fournaise. Le bourreau vint pour lui trancher la tête; mais il le fit si maladroitement, qu'elle ne mourut que trois jours après. Sainte Cécile est la patronne des musiciens.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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J'ai une pensée particulière et prie ce jour pour une amie qui se prénommait Cécilet et est décédée brutalement des suites d'un cancer généralisé il y a plus d'un an. Paix à son âme

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MessageSujet: Aujourd'hui 23 novembre nous fêtons Saint Clément   Dim 23 Nov - 12:46




SAINT CLÉMENT
Pape et Martyr
(100)


Saint Clément était né à Rome. Riche, instruit, ardent à chercher la vérité, il trouva dans la religion chrétienne la satisfaction entière des exigences de sa raison et des aspirations de son âme. Non seulement il se fit chrétien, mais il seconda les Apôtres dans la prédication de l'Évangile; et saint Paul, dans son épître aux Philippiens, rappelant les travaux de Clément, assure que son nom est écrit au Livre de vie. Cet attachement de Clément aux Apôtres, ce zèle qu'il montra pour la foi, l'on fait appeler par les Pères homme apostolique.

Élevé à l'épiscopat par saint Pierre, il devait être son troisième successeur, vers l'an 91. Il vit la chute et la mort de Néron, ainsi que la prise et la ruine de Jérusalem. Sons l'empereur Vespasien, Clément fut conduit au tribunal du préfet, qui demeura émerveillé de la sagesse de ses réponses; mais la volonté de l'empereur était nette: "Que Clément sacrifie aux dieux ou soit exilé en Chersonèse!" Quelle ne fut pas la joie du saint exilé, de trouver dans ce lointain pays deux mille chrétiens! La consolation de ces chrétiens fut indicible: "Dieu, leur dit l'humble Pontife, m'a fait une grâce dont je n'étais pas digne, en m'envoyant au milieu de vous partager vos couronnes."

Les généreux confesseurs de la foi, au milieu de leurs rudes travaux, étaient souvent privés d'eau et devaient aller la chercher à une très forte distance. Plein de confiance en Dieu, Clément dit aux chrétiens: "Prions le Seigneur, qui a fait jaillir l'eau d'un rocher du désert; Il nous viendra en aide." Il se mit donc en prière, et bientôt, levant les yeux, il aperçut sur la colline un agneau blanc comme la neige, qui de son pied droit indiquait une source d'eau vive jaillissant soudain. A partir de ce jour, les martyrs eurent de l'eau en abondance. La nouvelle de ce miracle fit une grande impression dans tout le pays, les conversions se multiplièrent, des églises se bâtirent, et quelques années plus tard le paganisme était complètement détruit.

Saint Clément nous a laissé dans ses lettres le plus charmant tableau de ses missions apostoliques. Ce fut seulement sous Trajan, après plus de vingt ans d'exil, que le saint Pape, devenu très suspect à cause de son zèle et de ses succès, fut jeté à la mer, une ancre au cou. Les chrétiens priaient sur la plage. La mer se retira, chose inouïe, d'une lieue et demi, et le corps du martyr parut à découvert, dans une chapelle de marbre construite par les anges. Les marins ont pris saint Clément pour patron.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.



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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saintes et Saints - Novembre -   Lun 24 Nov - 14:54






SAINT JEAN de la CROIX
Religieux Carme
(1542-1591)

Saint Jean de la Croix naquit près d'Avila, en Espagne. Jouant un jour au bord d'un étang, il glissa au fond de l'eau; une grande et belle dame vint lui offrir la main pour le sauver: "Non, dit l'enfant, vous êtes trop belle, ma main salirait la vôtre." Alors un vieillard se présenta, marchant aussi dans l'eau, tendit son bâton à l'enfant et le ramena sur le bord. Une autre fois il tomba dans un puits; on croyait l'y retrouver mort; il était assis paisiblement: "Une belle dame, dit-il, m'a reçu dans son manteau et m'a gardé." Ainsi Jean croissait sous le regard de Marie.


Un jour qu'il priait Notre-Seigneur de lui faire connaître sa vocation, une voix intérieure lui dit: "Tu entreras dans un Ordre religieux, dont tu relèveras la ferveur primitive." Il avait vingt et un ans quand il entra au Carmel, et dépassa de beaucoup tous ses frères, tout en cachant ses oeuvres extraordinaires. Il habitait un réduit obscur, mais dont la fenêtre donnait dans la chapelle, en face du Très Saint-Sacrement. Il portait autour du corps une chaîne de fer hérissée de pointes, et par-dessus cette chaîne un vêtement étroit et serré, composé de joncs enlacés par de gros noeuds. Ses disciplines étaient si cruelles, que le sang jaillissait en abondance.

Le sacerdoce ne fit que redoubler son désir de la perfection. Il songeait à s'ensevelir à la Chartreuse, quand sainte Thérèse, éclairée de Dieu sur son mérite, lui confia ses projets de réforme du Carmel et l'engagea à se faire son auxiliaire. Jean se retira dans une maison étroite, pauvre, insuffisante, et commença seul un nouveau genre de vie, conforme aux Règle primitives de l'Ordre du Carmel. Peu de jours après, il avait deux compagnons: la réforme était fondée.

Ce ne fut pas sans tempêtes qu'elle se développa, car l'enfer sembla s'acharner contre elle, et tandis que le peuple vénérait Jean comme un Saint, il eut à souffrir, de la part de ceux qui auraient dû le seconder, d'incroyables persécutions, les injures, les calomnies, jusqu'à la prison. Pour le consoler, Marie lui apparut et lui annonça sa délivrance prochaine; en effet, quelques jours après, il se trouva, sans savoir comment, au milieu de la ville de Tolède. Dieu le récompensa de ses épreuves par des extases fréquentes; sainte Thérèse l'appelait un homme tout divin. Il écrivit des ouvrages spirituels d'une élévation sublime. Une colombe le suivait partout, et une odeur suave s'exhalait de son corps. Au moment de sa mort, un globe de feu brillant comme un soleil entoura son corps.

Le Pape Pie XI l'a proclamé Docteur de l'Église, le 24 août 1926.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Sainte Flora - Morte à Cordoue (+ 851


Origine

Flora est un prénom latin.

Histoire

Ce prénom est dérivé du mot flos qui signifie "fleur".

Saint patron

Sainte Flora fut une chrétienne du IXe siècle qui fut décapitée pour avoir refusé de devenir musulmane. Elle est honorée le 24 novembre
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MessageSujet: Aujourd'hui 25 novembre nous fêtons Sainte Catherine d'Alexandrie   Mar 25 Nov - 21:25



SAINTE CATHERINE D'ALEXANDRIE
Vierge et Martyre
(+ vers 307)


Sainte Catherine naquit à Alexandrie, d'une famille de première noblesse. Comme elle ne se hâtait pas de recevoir le Baptême, Dieu lui envoya une vision où la Sainte Vierge la présentait au divin Enfant qui détournait les yeux avec tristesse, et disait: "Je ne veux point la voir, elle n'est pas encore régénérée." A son réveil, elle résolut de recevoir promptement le Baptême. Quand elle l'eut reçut, Jésus lui apparut, lui donna mille témoignages d'amour, la prit pour épouse en présence de Marie et de toute la cour céleste, et lui passa au doigt l'anneau de Son alliance.

Catherine, douée d'une haute intelligence, suivit avec le plus grand succès les leçons des plus grands maîtres chrétiens de l'école d'Alexandrie, et acquit la science des Docteurs. Dans une grande fête du paganisme, célébrée en présence de l'empereur Maximin, elle eut la sainte audace de se présenter devant lui, de lui montrer la vanité des idoles et la vérité de la religion chrétienne. La fête terminée, Maximin, étonné du courage et de l'éloquence de la jeune fille, réunit cinquante des plus savants docteurs du paganisme et leur ordonna de discuter avec Catherine. Préparée par la prière et le jeûne, elle commença la discussion et fit un discours si profond et si sublime sur la religion de Jésus-Christ comparée au culte des faux dieux, que les cinquante philosophes, éclairés par sa parole en même temps que touchés de la grâce, proclamèrent la vérité de la croyance de Catherine et reçurent, par l'ordre du cruel empereur, le baptême du sang, gage pour eux de l'immortelle couronne.

Cependant Maximin, malgré sa fureur, plein d'admiration pour la beauté et les hautes qualités de Catherine, espéra la vaincre par l'ambition en lui promettant sa main. Il essuya un refus plein de mépris. Pendant deux heures l'innocente vierge subit le supplice de la dislocation de ses membres sur un chevalet, et celui des fouets. Le lendemain, Maximin, surpris de la trouver plus belle et plus saine que jamais, essaya de triompher de sa résistance. Il la fit soumettre au terrible supplice des roues, mais les roues volèrent en éclats et tuèrent plusieurs personnes. Le tyran, confus de tous ces prodiges, ordonna de lui trancher la tête.

Avant de mourir, elle avait demandé et obtenu deux choses de son divin Époux: que son corps fût respecté après le supplice, et que l'ère des persécutions prit bientôt fin. Plus tard, son corps fut transporté par les Anges sur le mont Sinaï.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.



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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saintes et Saints - Novembre -   Mer 26 Nov - 14:31



SAINT JEAN BERCHMANS
Jésuite
(1599-1621)


Ce jeune Saint, patron des novices, naquit à Diest le 13 mars 1599, dans le diocèse de Brabant, en Belgique. De condition modeste, les parents de saint Jean Berchmans étaient profondément chrétiens. Une atmosphère de piété, de foi et de pureté angélique régnait dans leur foyer. C'est au sanctuaire de Notre-Dame de Montaigu que le pieux enfant fit le voeu de chasteté perpétuelle.

A l'âge de seize ans, une charité anonyme lui permit d'entrer au collège des Jésuites de Malines. En lisant les écrits du bienheureux Pierre Canisius et la vie de saint Louis de Gonzague mort vingt-cinq ans auparavant, Jean Berchmans se sentit attiré vers la Compagnie de Jésus. Il obtint difficilement le consentement de son père qui fondait sur lui ses plus belles espérances.

Entré au noviciat de Malines, Jean s'y distingua par sa grande fidélité à observer la Règle et par une singulière amabilité de caractère. Dans le procès de sa canonisation, les témoins ont déclaré ne jamais l'avoir vu enfreindre une seule de ses Règles. «Plutôt mourir, disait-il, que de transgresser la moindre Règle.» Accomplir les actions communes d'une manière non commune, telle fut la ligne de conduite à laquelle le saint novice demeura toujours fidèle.

Son exercice le plus cher était de faire le catéchisme aux petits enfants pauvres. A son édifiante piété, il alliait une gaîté qui charmait tous ceux qui avaient quelques rapports avec lui. Sa charité prévenante, son caractère doux et enjoué, sa fidélité absolue à toutes les exigences de la Règle le firent surnommer par les novices: "l'Ange de la maison" et "le Saint joyeux". Celui qui avait écrit: «Si je ne deviens pas un saint maintenant que je suis jeune, je ne le serai jamais», poursuivit son idéal de sainteté en vivant chaque journée dans un total abandon à Dieu.

Sa confiance en Marie était sans limite. "Mon frère, confia-t-il un jour à un religieux, dès que j'ai songé à m'avancer dans la perfection, j'ai posé pour fondement de mon édifice, l'amour de la Reine du Ciel..." Devenu veuf, son père entra dans les Ordres et fut ordonné prêtre; vers le même temps, saint Jean Berchmans prononça les voeux traditionnels d'obéissance, pauvreté et chasteté.

Ses supérieurs l'envoyèrent à Rome à pied, en compagnie d'un confrère, pour y compléter ses études. Arrivé au collège romain, le saint religieux occupa la chambre de saint Louis de Gonzague. Berchmans imita ses vertus tout en se montrant moins austère et plus gracieux. L'étude de la philosophie et des mathématiques à laquelle il s'appliqua ne diminua en rien sa ferveur angélique.

C'est à Rome que sonna son départ pour le ciel, à l'âge de vingt-deux ans et cinq mois. «C'est une mort toute divine, mes remèdes n'y peuvent rien», affirmait le médecin impuissant. Saint Jean Berchmans reçut les derniers sacrements avec une indescriptible ferveur. Avant de quitter la terre, le Saint eut à subir une dernière épreuve: le démon l'assaillit à deux reprises à l'article de la mort. Le pieux moribond serra son crucifix dans ses mains défaillantes, son chapelet et son livre des Règles: «Voici mes armes, dit-il, avec ces trois trésors, je me présenterai joyeusement devant Dieu.» Il renouvela ses voeux de religion et recouvra la paix. Prononçant les noms bénis de Jésus et de Marie, saint Jean Berchmans s'endormit paisiblement dans le Seigneur. Le vendredi 13 août 1621, la cloche du collège romain annonçait le départ de cet ange terrestre pour les demeures éternelles. Léon XIII l'a canonisé le 15 janvier 1888.

Résumé O.D.M.

SAINT PIERRE
Évêque d'Alexandrie et Martyr
(310)


Saint Pierre d'Alexandrie nous est peu connu jusqu'à son élévation sur le siège épiscopal de cette ville. Son zèle pour la foi, à une époque de persécutions continuelles, l'obligea de fuir; mais il consola et fortifia les chrétiens dans les différentes contrées qu'il parcourut, et il n'oublia pas son cher troupeau. Par d'éloquentes lettres pastorales, il rappelait à ses brebis les grands devoirs de la vie chrétienne et la nécessité de la persévérance.

La paix ayant reparu, Pierre revint dans son église, où il fut bientôt dénoncé par l'hérétique Arius et jeté dans les fers. Il ne cessait, dans sa prison, d'encourager les nombreuses victimes enfermées avec lui, de prier et de chanter les louanges de Dieu. Un jour qu'il priait avec plus de ferveur, Notre-Seigneur lui apparut sous la forme d'un enfant tout éclatant de lumière, et vêtu d'une belle tunique blanche fendue de haut en bas, et il en tenait les bords comme pour cacher sa nudité. Pierre, saisi de frayeur, Lui dit: "Seigneur, qui Vous a mis dans cet état? — C'est Arius, répondit Jésus, qui a divisé Mon Église et M'a ravi une partie des âmes que J'ai rachetées de Mon sang."

L'évêque prémunit son clergé contre le traître et fut décapité peu de temps après.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Sainte Delphine


Sainte Delphine de Sabran et son époux, saint Elzéar de Sabran, constituent un des rares cas d'époux sanctifiés sans avoir accompli de martyre sanglant. Avec lui, elle fut membre du tiers-ordre franciscain. Ils sont ensevelis en Apt en Provence. Elle meurt le 26 novembre 1360 après 33 années de veuvage.

Delphine de Signe (de la famille des seigneurs de Signes, Var) naît en 1284 à Puimichel, aujourd’hui petite commune des Alpes de Haute-Provence. Elle appartient à une importante famille baronniale de la région. Au décès de ses parents, Guillaume de Signe et Delphine de Barras, elle a l’âge de 7 ans. Ses oncles la confient alors aux religieuses du monastère de Sainte-Catherine de Sorbs. Ce monastère, aujourd’hui disparu, était situé sur la commune de Fontaine-l’Evêque). C'est là que Delphine aspire rapidement à prendre le voile.



Porte du château d'Ansouis

Mais Delphine est une très riche héritière et les terres qu’elle apporterait en dot sont immenses. À l’âge de 13 ans, ses oncles - devenus ses tuteurs - décident de marier la jeune fille au très jeune comte Elzéar de Sabran, héritier de la baronnie d’Ansouis (aujourd’hui commune du Vaucluse) et du duché d’Ariano, fief du Royaume de Naples en Italie. Il est alors âgé de 11 ans ! Bien que Delphine refusât toujours l’idée du mariage, l’union est célébrée dans le faste deux ans plus tard, le 5 février 1299, au château (aujourd’hui totalement disparu) de Puimichel.



Les époux -Eglise de Puimichel

Delphine n’a pas réussi à imposer à sa famille son désir de vie monastique. Elle parviendra en revanche, à convaincre son époux de vivre leur vie conjugale dans la chasteté. En effet, malgré un amour profond qui ne tarde pas à les unir, les époux demeureront vierges pendant 27 ans de mariage. Le Père Borély, théologien du XVIIe siècle, voit dans ce fait un « miracle de la grâce victorieuse de la nature ».

Lorsqu’ils s’installent à Puimichel en 1307, Delphine et Elzéar veulent instaurer sur leurs terres un programme de vie qui s’attache à réduire le mal à sa racine et à lutter contre la misère qui sévit à l’entoure. Ils ont alors respectivement 23 et 21 ans. Ils édictent une règle qui s’impose à tous leurs sujets, sans différence de traitement entre nobles et petites gens. La pratique religieuse est imposée, les jeux d’argent sont proscrits, interdiction est faite aux officiers de faire le moindre tort à qui que ce soit, d’opprimer les pauvres dans leur biens et dans leur honneur, sous prétexte de maintenir les droits du seigneur. Ils visitent les malades, Elzéar soigne les lépreux.

Le couple désire suivre l’appel de Saint François qui prêchait il n’y a pas 100 ans la pauvreté absolue. D’Assise, la spiritualité franciscaine s’était rapidement répandue. Le 22 juillet 1316, Delphine et Elzéar prononcent en secret leurs vœux définitifs de virginité devant Dieu à la chapelle du château d’Ansouis et entrent dans le tiers-ordre franciscain.

Le couple vit un amour profond, pur et fécond spirituellement. Malgré des périodes de séparation, notamment lorsque Elzéar doit se rendre en Italie pour gérer ses affaires tandis que Delphine reste en Provence, leur amour est indéfectible. Un fait peut témoigner de la force de leur union : Delphine sut en son cœur que son mari venait de mourir avant même que la Provence ne l’apprît par un messager accouru de Paris où Elzéar était en ambassade.

À la mort d’Elzéar, le 27 septembre (date à laquelle il est fêté) 1323, Delphine est inconsolable et se retire dans l’isolement au château (aujourd’hui disparu) de Cabrières-d'Aigues, à quelques kilomètres d'Ansouis. Son désir de vivre dans la pauvreté peut enfin se réaliser à partir de 1333. Elle vit alors d’aumônes, allant jusqu’à mendier son pain quotidien.

Malgré les nombreuses moqueries dont elle fait l’objet, son charisme attire autour d’elle une quantité de gens de plus en plus pressants. Elle reçoit des personnes désireuses de l’entendre, de la toucher afin d’obtenir la guérison, car à partir de 1343, elle suscite des phénomènes et guérisons extra-ordinaires. Les miracles opérés durant son vivant (et parfois à son insu !) puis immédiatement après sa mort sont consignés dans le rapport d’enquête rédigé dans le cadre du procès de canonisation de Delphine. Ce document en recense une soixantaine.

Atteinte d’hydropisie qui la laisse percluse de douleur, elle meurt le 26 novembre 1360 à l’âge de 76 ans. Sa dépouille rejoint celle de son époux à l’église des Frères Mineurs d’Apt (aujourd’hui disparue).

Elzéar a été canonisé le 14 avril 1369. Delphine sera reconnue Bienheureuse le 5 juillet 1368 mais son procès de canonisation sera interrompu par le décès du Pape Urbain V qui l’avait entrepris et qui avait déjà déclaré Elzéar saint pour l’Eglise universelle.
Le culte de Delphine aujourd’hui



En Provence, Delphine est sainte et non pas seulement bienheureuse. Lors du procès de canonisation, le peuple s’était écrié par trois fois « elle est sainte ! » ?



En 1960, pour marquer le six-centenaire de la mort de Delphine de Puimichel, Rome avait promulgué un triduum, trois jours de fête. Les pèlerinages ont toutefois connu un déclin avant une renaissance toute récente. Delphine et Elzéar sont fêtés localement en Provence, en particulier à Puimichel, Ansouis, et Cabrières-d’Aigues. Ansouis commémore le couple saint autour du 27 septembre (jour de la Saint Elzéar), Puimichel et Cabrières-d’Aigues honorent Delphine le 26 novembre.

Delphine est la patronne des jeunes couples qui la prient pour avoir des enfants ; elle est aussi la patronne moins connue des tertiaires, ceux qui s’engagent dans le tiers-ordre de congrégations religieuses, dont les tertiaires de Saint-François.

Source wikipédia
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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saintes et Saints - Novembre -   Jeu 27 Nov - 15:53



L'APPARITION de
la MÉDAILLE MIRACULEUSE

(En l'an 1830)


Entrée au noviciat depuis quelques jours seulement, sainte Catherine Labouré fut gratifiée de plusieurs faveurs célestes. La Très Sainte Vierge Marie daigna lui apparaître à six reprises. La seconde apparition eut pour objet la manifestation de la Médaille Miraculeuse. Voici en substance le rapport que la voyante en a fait à son confesseur, le Père Jean-Marie Aladel:

«Le 27 novembre 1830, un samedi avant le premier dimanche de l'Avent, à cinq heures et demie du soir, j'étais à la chapelle quand il m'a semblé entendre du bruit du côté de l'épître, comme le froufrou d'une robe de soie. Ayant regardé de ce côté-là, j'aperçus la Sainte Vierge. Elle était debout, habillée de blanc, une robe en soie blanche aurore à manches plates, un voile blanc qui descendait jusqu'en bas. En-dessous du voile, j'ai aperçu Ses cheveux en bandeaux; la figure était assez découverte et Ses pieds appuyés reposaient sur une boule. Elle tenait aussi une boule dans Ses mains représentant le globe terrestre. Ses mains étaient élevées à la hauteur de l'estomac, d'une manière très aisée et les yeux élevés vers le ciel. Sa figure était de toute beauté; je ne pourrais la dépeindre.

«Et puis, tout à coup, j'ai aperçu des anneaux à Ses doigts revêtus de pierreries plus belles les unes que les autres; leur éclat couvrait tout le bas et je ne voyais plus Ses pieds. A ce moment, il s'est formé un tableau un peu ovale autour de la Vierge Sainte, avec au haut, ces mots écrits en lettres d'or: O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous. Une voix se fit alors entendre qui me dit: Faites frapper une médaille sur ce modèle; toutes les personnes qui la porteront au cou recevront de grandes grâces. Les grâces seront abondantes pour tous ceux qui la porteront avec confiance. Le tableau se retourna soudain et je pus contempler le revers de la Médaille sur lequel était gravé le monogramme de la Sainte Vierge, composé de la lettre M, surmonté d'une croix, avec une barre à la base. Au-dessous de cette lettre M, côte à côte, les deux saints Coeurs de Jésus et de Marie.»

Pendant un an, sainte Catherine Labouré fut traitée de visionnaire par son directeur. Marie vint de nouveau la visiter en cet endroit et Se plaignit de ce que la Médaille n'avait pas encore été frappée. Dès son premier entretien avec le Père Aladel, soeur Catherine lui avait fait promettre de ne jamais révéler son nom à qui que ce soit; elle-même garda inviolablement son secret. Le Père Aladel confia ses scrupules à Monseigneur de Quélen, archevêque de Paris. Le pieux prélat l'encouragea à faire frapper la Médaille, ce qui n'engageait en rien l'autorité ecclésiastique et ne pouvait que contribuer à faire honorer la Très Sainte Vierge Marie. Le Père Aladel n'hésita plus et commanda vingt mille médailles. En trois ans, plus de cinq millions de médailles furent vendues. Sa diffusion internationale fut accompagnée d'incessants prodiges, de guérisons et d'innombrables conversions

Pendant que la Médaille Miraculeuse inondait les cinq continents de ses innénarables bienfaits, sainte Catherine Labouré continuait de se dévouer dans l'obscurité au service des vieillards. A l'âge de soixante-dix ans, juste avant de mourir, elle confia son secret à sa supérieure. L'approbation officielle de l'Église, les merveilles opérées en si grand nombre, et enfin la prodigieuse humilité de la voyante garantissent l'authenticité de l'origine céleste de la Médaille Miraculeuse.

Résumé O.D.M.

BIENHEUREUSE MARGUERITE de SAVOIE
(1383-1464)


L'enfance de cette princesse fut tout angélique; elle n'eut de cet âge que la petitesse, l'innocence et la grâce. Obligée de sacrifier ses goûts pour la virginité aux intérêts du bien public, elle brilla, dans le mariage, par toutes les vertus qui font la sainte épouse, la pieuse mère, la parfaite maîtresse de maison, en même temps que la princesse accomplie. Sa maison était réglée comme un monastère, elle n'y souffrait ni le vice, ni les mauvaises habitudes, y faisait faire la prière et veillait à ce que tous observassent fidèlement les devoirs de la religion.

A la suite d'une prédication de saint Vincent Ferrier, on la vit revêtir le cilice sous ses habits d'or et de soie, et s'adonner à toutes les mortifications les plus austères. Veuve, elle fit voeu de continence et s'adonna plus que jamais à tous ses devoirs de femme et de princesse chrétienne. Dès qu'elle vit son fils préparé au gouvernement, elle quitta la cour et foula aux pieds les couronnes et les grandeurs de la terre.

Sur le conseil de saint Vincent Ferrier, qui lui apparut, elle entra dans le Tiers Ordre de Saint-Dominique et vécut, dans son palais d'Albe, en communauté avec nombre de personnes pieuses qui voulurent se mettre sous sa conduite. Elle obtint, pour elle et pour ses soeurs, la direction de l'hôpital de la ville, où elle se réservait toujours, auprès des malades, les soins les plus répugnants à la nature. Marguerite fut en butte aux persécutions et à la calomnie; c'est ainsi que Dieu voulut achever d'enrichir sa couronne.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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