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 L'histoire de nos Saintes et Saints - Décembre -

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MessageSujet: L'histoire de nos Saintes et Saints - Décembre -   Lun 1 Déc - 14:15



SAINT ÉLOI
Évêque de Noyon
(590-659)


Saint Éloi naquit à Chaptelat, à deux lieux de Limoges. Dès son enfance, il se montra si habile aux travaux manuels, que son père le plaça comme apprenti chez le maître de la Monnaie de Limoges. Ses premières oeuvres révélèrent son talent précoce, et, au bout de quelques années, Éloi n'avait pas de rival dans l'art de travailler les métaux. Ses sentiments religieux et ses vertus le rendirent plus recommandable encore que ses talents; on ne se lassait pas d'admirer sa franchise, sa prudence, sa douceur, sa charité.

Le roi Clotaire II, ayant entendu parler de lui, le fit venir à la cour, lui commanda un trône d'or orné de pierreries, et à cet effet lui donna une quantité d'or. Le travail fini, Éloi se présenta devant le roi et lui montra le trône. Clotaire s'extasiait devant ce chef-d'oeuvre; mais quelle ne fut pas sa stupéfaction, quand Éloi fit apporter un autre trône aussi beau que le premier, fait aussi avec l'or qu'il avait reçu! Sur-le-champ, Éloi fut nommé grand argentier du royaume, et le roi le garda près de lui.

Jusque là, notre Saint avait aimé le luxe; touché d'une grâce de choix, il se détacha des vanités du monde et vécut au milieu des richesses comme un pauvre de Jésus-Christ. Son plaisir était de faire de belles châsses pour les reliques des Saints. Mais surtout il aimait les pauvres. On ne saurait se figurer tous les trésors qui passèrent par ses mains dans le sein des indigents. Aussi, quand des étrangers demandaient à le voir, on leur répondait: "Allez en telle rue, et arrêtez-vous à la maison où vous verrez une foule de mendiants: c'est là sa demeure!" Éloi lavait les pieds des pauvres, les servait de ses propres mains, ne prenait que la dernière place et ne mangeait que leurs restes. Quelle leçon pour les hommes de notre temps, qui parlent tant de l'émancipation des classes ouvrières et vivent dans les jouissances égoïstes! Quand Éloi n'avait plus d'argent, il donnait ses meubles et jusqu'à sa ceinture, son manteau, ses souliers.

L'amitié d'Éloi avec le roi Dagobert, successeur de Clotaire II, est devenue légendaire. Un jour Éloi vint lui dire: "Mon prince, je viens vous demander une grâce; donnez-moi la terre de Solignac, afin que je fasse une échelle par laquelle, vous et moi, nous méritions de monter au Ciel." Le roi y consentit volontiers; le Saint y bâtit un monastère. Jamais in ne se fit moine; mais il aimait à visiter les moines et à vivre, de temps en temps, quelques jours avec eux, pour s'édifier de leur régularité.

Éloi se vit obligé d'accepter l'évêché de Noyon. Sa vie épiscopale fut la continuation de ses bonnes oeuvres.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Sainte Florence de Comblé était une jeune phrygienne qui avait suivi Saint Hilaire (303-367) lors de son retour d'exil ordonné par l'empereur. Il la consacra à Dieu et lui offrit de se retirer à Comblé, village à l'est de Celle-l'Évescault qui faisait partie de ses nombreuses propriétés. Elle y vécut jusqu'à l'âge de 29 ans dans les prières et les mortifications.

Comblé fait aujourd'hui l'objet d'un pèlerinage chrétien en l'honneur de sainte Florence.



Source Wikipédia
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MessageSujet: Aujourd'hui 2 décembre nous fêtons Sainte Bibiane ou Viviane   Mar 2 Déc - 18:02



SAINTE BIBIANE
Vierge et Martyre
(+ 363)

Rediriger depuis sous Sainte Viviane



Bibiane naquit à Rome, d'une famille aussi remarquable par ses vertus chrétiennes que par la noblesse de sa condition. Son père Flavien, préfet de Rome fut jeté en prison sous Julien l'Apostat. Flavien s'étant déclaré contre l'infâme politique de ce prince; aussi fut-il marqué au front d'un fer rouge; il en mourut peu de temps après, en Toscane, où il avait été exilé.

Sa femme Dafrose, et ses filles Bibiane et Démétrie, restaient à Rome exposées aux coups du tyran. Il ne les oublia pas, et les enferma dans leur propre maison pour les y faire mourir de faim; mais, ce supplice lui paraissant trop lent, il fit trancher la tête à la mère, confisqua tous les biens de la famille et continua son odieuse persécution contre les deux vierges chrétiennes. Malgré une très longue privation de toute nourriture, elles parurent au tribunal plus fortes et plus belles que jamais: "Craignez, leur dit le juge, une mort honteuse et cruelle. Les biens de ce monde, répondent-elles, ne peuvent plus avoir pour nous aucun attrait, nous n'aspirons qu'à posséder Jésus-Christ; plutôt mille morts que la trahison à nos promesses!"

A ces mots, Démétrie tombe morte aux pieds de sa soeur, et son âme s'envole dans la céleste patrie. Quant à Bibiane, elle n'était pas au terme de ses combats. Le juge inique la livra aux mains d'une femme de mauvaise vie qui essaya de la pervertir; elle employa d'abord les caresses, les flatteries et les bons traitements et feignit de lui témoigner une amitié sincère; puis bientôt elle eut recours aux menaces, aux injures et aux coups. Bibiane résista courageusement à toutes ses tentatives, elle demeura pure et digne du céleste Époux. La méchante femme dut avouer au juge qu'elle avait perdu son temps et sa peine. Celui-ci, furieux de son peu de succès, ordonna de frapper de verges la vierge chrétienne jusqu'à ce qu'elle eût rendu l'esprit.

Bibiane fut donc attachée à une colonne, et les bourreaux, avec des fouets armés de pointes de fer, s'acharnèrent sur son corps innocent jusqu'au moment où elle s'affaissa mourante à leurs pieds. Elle expira au bout de quelques instants, le 2 décembre 363. Son corps fut jeté à la voirie pour y être dévoré par les chiens; mais il est écrit que "Dieu veille sur les restes de Ses Saints." Deux jours après, un prêtre courageux put s'emparer de cette dépouille vénérable et l'ensevelir à côté de Dafrose, sa mère, et de Démétrie, sa soeur.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 3 décembre nous fêtons Saint François Xavier   Mer 3 Déc - 14:57




SAINT FRANÇOIS XAVIER
Apôtre des Indes et du Japon
(1506-1552)


François Xavier naquit en Navarre. Après de brillantes études au collège Sainte-Barbe, à Paris, il enseigna la philosophie avec un succès qui, en lui attirant les applaudissements, développa l'orgueil dans son coeur. Ignace de Loyola, converti, était venu à Paris pour perfectionner ses études, et cherchant à recruter des compagnons d'élite pour jeter les bases de la Compagnie de Jésus, s'éprit d'amitié et d'admiration pour ce jeune homme, en lequel il n'eut pas de peine à reconnaître une âme capable de grandes choses: Que sert à l'homme de gagner l'univers, s'il perd son âme? disait-il souvent à Xavier, après avoir gagné sa confiance. Ce langage tout d'abord ne toucha pas le coeur du jeune ambitieux; mais un jour enfin, la grâce acheva son oeuvre, et Xavier fut terrassé comme Ignace. Le 15 août 1534, sept jeunes gens, parmi lesquels étaient Ignace et Xavier, prononçaient leurs voeux dans une chapelle souterraine de l'église de Montmartre. La Compagnie de Jésus était fondée.

Quelques années plus tard, Xavier, devenu prêtre, sanctifié par les jeûnes et l'oraison, était prêt pour sa mission providentielle. Il avait souvent été averti, par des songes mystérieux qu'il devait être l'apôtre d'innombrables idolâtres. Quelle fut sa joie quand Ignace le désigna pour la mission des Indes! En arrivant à Goa, capitale des Indes, il salua avec des larmes de joie cette terre promise après laquelle il soupirait depuis si longtemps. Xavier commença par la conversion de Goa, où les Portugais avaient déshonoré le christianisme par tous les vices. Une mission finie, une autre l'appelait; l'ambition du salut des âmes était insatiable dans son coeur.

Il rencontra des difficultés incroyables, l'ignorance des langues, l'absence de livres en langues indigènes, les persécutions, la défiance et la rivalité des ministres païens. Xavier, par son énergie et le secours de Dieu, triompha de tout; Dieu lui donna le don des langues, le pouvoir d'opérer des miracles sans nombre, parmi lesquels plusieurs résurrections de morts. Il évangélisa, en onze années, cinquante-deux royaumes et baptisa une multitude incalculable d'infidèles. Son plus beau et son plus difficile triomphe fut la conquête du Japon. Il aspirait à convertir la Chine, pour rentrer en Europe par les pays du Nord, quand Dieu appela au repos cet incomparable conquérant des âmes, qu'on a justement surnommé l'apôtre des Indes et du Japon.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 4 décembre nous fêtons Sainte Barbe-Sainte Barbara   Jeu 4 Déc - 15:06



SAINTE BARBE
Vierge et Martyre
(+ 255)

Sainte Barbe naquit aux environs de Nicomédie. Son père, nommé Dioscore, homme puissant et brutal, très ennemi des chrétiens, s'aperçut qu'elle était chrétienne au moment où elle refusa obstinément un riche mariage. Saisi de fureur, il se précipita sur elle pour la transpercer; mais Barbe s'enfuit en pénétrant, par miracle, à travers un rocher. Peu après, la courageuse vierge, découverte dans la retraite ou elle s'était cachée, fut amenée à Dioscore, qui la conduisit lui-même à Marcien, préteur de la ville.


Barbe fut frappée d'abord à coups de nerfs, et bientôt son corps si tendre ne présenta qu'une plaie sanglante. Jésus la visita la nuit suivante dans son noir cachot, guérit ses plaies et lui promit Son assistance pour de nouveaux combats. Le lendemain, sa fermeté la fit condamner à être déchirée avec des peignes de fer et brûlée avec des torches ardentes. La douce victime endura tout, le sourire sur les lèvres, toute ravie en son Sauveur. Tout à coup, du sein de la foule, une femme nommée Julienne s'écria, à la vue de tant de constance: "Moi aussi, je suis chrétienne!" et elle reçut sans tarder le sanglant Baptême du martyre.

La foule des païens commençait à s'émouvoir d'un si étonnant spectacle. Le juge résolut donc de tenter un supplice plus horrible que tous les autres pour la pudeur de la vierge. Il la fit dépouiller complètement pour lui faire traverser avec ignominie les rues de la ville, pendant que les bourreaux la fouetteraient cruellement. Barbe leva les yeux sur le Seigneur et Le supplia de protéger son corps contre les regards impudiques. Aussitôt un globe de feu descendit du ciel et l'enveloppa d'un vêtement de lumière, qui la rendit invisible à tous les regards. Le juge, saisi de terreur, ordonna de lui trancher la tête. Mais Dioscore, son père, s'écria: "C'est à moi de la frapper!" et saisissant son épée, il tranche la tête de l'innocente victime agenouillée devant lui.

Sainte Barbe est la patronne de tous les corps de métiers qui ont à redouter la foudre ou le feu; on l'invoque aussi contre la mort subite et imprévue.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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SAINTE BARBARA


17 décembre / 4 décembre





Ste BARBARA, grande-martyre Fille d'un riche païen d'Héliopolis (Hélénopont) nommé Dioscore, Sainte Barbara vivait sous le règne de l'empereur Maximien (284-305). Jaloux de sa remarquable beauté, Dioscore, sur le point de partir pour un lointain voyage, fit enfermer sa fille en haut d'une tour élevée de son palais, afin qu'aucun homme ne la vît. Il avait pris soin de la combler de tous les biens et de lui donner une éducation raffinée, mais il n'avait pu empêcher la jeune fille d'exercer sa fine intelligence de manière conforme à l'image de Dieu déposée en chaque homme. D'elle-même, en contemplant le reflet de la présence de Dieu dans la nature, elle était parvenue à la connaissance du Dieu Un dans la Trinité et, se détournant des vanités, elle ne sentait son coeur s'émouvoir que pour le Christ, l'Epoux céleste. Dioscore avait fait entreprendre la construction d'un bain au pied de la tour et avait ordonné d'y faire seulement deux fenêtres. En voyant la construction pendant l'absence de son père, Barbara commanda aux ouvriers d'en ouvrir une troisième, pour que la salle soit éclairée par une triple lumière, symbole de la triple lumière du Père, du Fils et du Saint-Esprit, qui illumine tout homme venant en ce monde.

Lorsque Dioscore rentra de son voyage avec des propositions d'un riche mariage, il s'opposa au refus de la jeune fille qui désirait consacrer au Christ sa virginité. L'étonnement du méchant homme se changea en une violente colère lorsqu'il apprit l'ouverture de la troisième fenêtre sur l'ordre de sa fille. Comme il lui en demandait la raison, Barbara fit devant lui le signe de la Croix et, lui montrant ses trois doigts réunis, elle lui dit: «Le Père, le Fils et le Saint-Esprit, c'est par cette unique lumière que toute la création est illuminée, et c'est par ce signe que les hommes sont sauvés». Ne contenant plus sa fureur, Dioscore saisit son épée et voulut lui trancher immédiatement la tête; mais, heureusement, la jeune vierge s'échappa et se réfugia dans la montagne, où un rocher se fendit miraculeusement pour l'abriter.

A la suite d'une dénonciation, son père finit par la découvrir. Il s'en empara et la livra au gouverneur de la province, devant lequel la Sainte confessa ardemment le Christ et méprisa les idoles. Elle fut alors cruellement frappée, sa chair fut déchirée à coups d'épingles, ses côtés brûlés et sa tête meurtrie par de grosses pierres, de sorte que, jetée dans un sombre cachot, son corps n'était plus qu'une plaie sanglante. Or, la nuit venue, le Seigneur Jésus-Christ lui apparut entouré d'une radieuse lumière et, après avoir guéri toutes ses plaies, Il lui promit de l'assister jusqu'à la fin dans son combat.

Le lendemain, Barbara comparut une seconde fois devant le tyran stupéfait de la voir si soudainement rétablie. On la soumit à de nouveaux supplices, et le juge ordonna de la dépouiller de ses vêtements et de la livrer nue à la risée publique. Mais le Seigneur ne laissa pas les regards impudiques outrager la pureté de Sa vierge, et un globe de feu descendit soudain du ciel, recouvrant la jeune Martyre d'un vêtement de lumière.

Devant le spectacle de l'endurance de la Sainte et des Miracles par lesquels Dieu manifestait Sa faveur, une jeune femme du nom de Julienne se déclara elle aussi Chrétienne et résolue à partager le sort de Barbara. On se saisit d'elle aussitôt et on lui fit partager les supplices de sa compagne. Le tyran décida finalement de faire décapiter les deux jeunes filles. A la prclamation de la sentence, Dioscore, qui avait assisté impitoyable à toutes les tortures de sa fille, proposa au gouverneur de lui trancher la tête de ses propres mains. Une fois rendues au sommet de la montagne où devait avoir lieu l'exécution, Julienne et Barbara offrirent en même temps leurs âmes au Seigneur: la première décapitée par un bourreau et la seconde par celui-là même qui lui avait donné le jour. Mais la vengeance divine ne tarda pas, dès qu'il prit le chemin du retour, le cruel Dioscore fut soudain frappé par un coup de foudre et fut réduit en cendres.
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MessageSujet: Aujourd'hui 5 décembre nous fêtons Sainte Sabas   Sam 6 Déc - 15:41








SAINT SABAS
Abbé
(439-531)


Saint Sabas, né près de Césarée, en Cappadoce, de parents nobles et pieux, fut mis, à l'âge de cinq ans, sous la tutelle d'un oncle fort méchant; il s'enfuit et se réfugia dans un couvent. C'était la Providence qui avait conduit ses pas; il embrassa généreusement toutes les saintes rigueurs de la vie monastique. Dix ans plus tard, le désir de visiter les Lieux sanctifiés par la vie mortelle du Sauveur le conduisit à Jérusalem. Ayant fait son pèlerinage, il résolut de se fixer au milieu des célèbres anachorètes de la Palestine et vécut jusqu'à l'âge de trente ans sous la direction du saint solitaire Théoctiste. Mais il lui semblait que Dieu demandait de lui davantage, et, croyant n'avoir encore rien fait, il s'enfonça dans la solitude voisine pour y vivre avec Dieu seul.

Renfermé dans une petite grotte, il y passait cinq jours de la semaine sans prendre aucune nourriture, uniquement appliqué à la prière, au chant des psaumes et au travail manuel. Chaque samedi, il apportait au monastère qu'il avait habité tous les paniers qu'il avait tressés, passait le dimanche avec ses frères et revenait à son ermitage. Plus tard, il se retira sur les bords du Jourdain, où le démon le tourmenta par des spectres horribles, des hurlements affreux, des menaces, des coups, et surtout des apparitions séduisantes. Le Saint, armé de la prière, remporta autant de victoires qu'il eut à livrer de combats, jusqu'à décourager son redoutable ennemi.

Sabas, toujours poussé par le désir d'une solitude de plus en plus profonde, se retira sur des rochers abrupts; il y établit, pour monter et pour descendre, un gros câble à noeuds qui lui servait de rampe. Il lui fallait aller chercher de l'eau à deux lieues de là et la monter sur ses épaules. Sa nourriture consistait uniquement en racines sauvages; mais, en revanche Dieu nourrissait son âme de l'abondance de Ses consolations.

Sabas fut découvert par la vue de la corde qui pendait du rocher, et dès lors sa solitude se changea en affluence énorme de pèlerins qui venaient lui demander communication des biens célestes dont il était rempli. Beaucoup demeuraient ses disciples, et il groupa dans la vallée un grand nombre de petites cellules pour les recevoir. De grands Saints, attirés par la renommée de ses vertus, vinrent eux-mêmes le visiter. Il s'arrachait parfois à sa solitude, quand la gloire de Dieu le demandait, et plusieurs fois la cour de Constantinople fut édifiée de ses vertus.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 6décembre nous fêtons Sainte Nicolas   Sam 6 Déc - 15:43




SAINT NICOLAS
Archevêque de Myre
(+ 324)


Saint Nicolas de Patare, en Lycie, fut le fruit des prières de ses pieux parents. Il eut l'esprit ouvert aux choses divines dès sa plus petite enfance; à peine sut-il manger, qu'il sut jeûner, et l'on rapporte même que, le vendredi et le samedi, il ne prenait qu'une fois le sein de sa nourrice. Il avait un oncle évêque, qui, voyant avec admiration les vertus de Nicolas, l'ordonna prêtre dès qu'il eut l'âge requis et fit de lui cette prédiction: "Il sera la consolation des affligés, le sauveur des âmes en péril, le bon pasteur qui rassemble ses brebis égarées au bercail de Jésus-Christ."

Une de ses premières oeuvres fut de sauver l'honneur de trois filles exposées à la perte de leur vertu; il les dota toutes, l'une après l'autre, et il le fit si discrètement, que c'est à la fin seulement que le père, touché d'admiration, surprit la main du bienfaiteur.

Après un pèlerinage aux Lieux saints, Nicolas se retira à Myre, espérant échapper aux honneurs qu'il voulait éviter avec tant de soin, et à la mort de l'évêque de Myre, qui arriva peu de temps après, il fut élu pour lui succéder. Dès lors il s'appliqua à devenir le modèle de son troupeau. Il ne mangea plus qu'une fois le jour, et jamais de viande; il faisait toujours lire à sa table quelque livre de la Sainte Écriture; ses nuits se passaient en oraison, et la terre dure était sa couche pour le peu de repos qu'il prenait. Levé avant le jour, il réveillait ses clercs pour chanter des hymnes et des psaumes; aussitôt le soleil paru, il allait à l'église et employait le reste du jour à ses diverses fonctions pastorales.

Nicolas, sous la persécution de Dioclétien, fut jeté dans un cachot et mis à la torture; mais on n'osa pas le faire mourir, par peur de la vengeance de son peuple.

Peu de Saints ont opéré de plus nombreux et de plus éclatants miracles. Tantôt il apparaît à Constantin pendant la nuit, pour lui ordonner de mettre en liberté trois innocents qui doivent être exécutés le lendemain; tantôt il se montre, en pleine tempête, à des matelots en danger qui l'ont appelé à leur secours. Il est surtout légendaire entre mille, le miracle de la résurrection de trois enfants tués par un boucher et hachés menu, pour être mêlés à la viande de son commerce. On l'honore comme le patron des écoliers.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 7 décembre nous fêtons Sainte Ambroise   Dim 7 Déc - 14:07



SAINT AMBROISE
Évêque, Docteur de l'Église
(333-398)


Saint Ambroise était fils d'un préfet des Gaules. Étant encore au berceau, il dormait, un jour, quand soudain des abeilles vinrent voltiger autour de lui et pénétrèrent dans sa bouche ouverte, puis s'élevèrent vers le ciel: c'était le présage de son éloquence et de sa grandeur future. Quelques années plus tard il prédit lui-même, sans peut-être le comprendre, son avenir; car, s'étant aperçu que sa mère et sa soeur baisaient la main de l'évêque, à l'église, il leur dit naïvement: "Baisez-moi aussi la main, je serai évêque un jour."

Ambroise était gouverneur de Milan, quand le peuple, réuni à l'église, semblait prêt à faire une sédition pour obtenir un évêque, dont il était privé depuis vingt ans par la faute des hérétiques. Le magistrat se rendit à l'église pour calmer la foule; mais voici qu'un enfant l'interrompit et cria: "Ambroise évêque!" C'était la voix du Ciel; celle du peuple y répondit, et le temple retentit de ce cri répété avec enthousiasme: "Ambroise évêque! Ambroise évêque!" Ambroise proteste; il objecte qu'il n'est que catéchumène, il se fraye un passage à travers la foule et s'esquive en son palais; mais la foule le suit, déjoue tous ses stratagèmes et répète cent fois le même cri. Il s'enfuit à cheval pendant la nuit, mais il perd son chemin, et à son grand étonnement se retrouve le matin à son point de départ.

On sait comment le nouvel évêque comprit la mission qu'il avait reçue d'une manière si providentielle. Ambroise fut le fléau des hérétiques et le vaillant défenseur de la vraie foi. Parmi toutes ses vertus, l'énergie, une fermeté tout apostolique, semble avoir été la principale. Un jour on vient lui apporter un ordre injuste signé par l'empereur Valentinien: "Allez dire à votre maître, répondit Ambroise, qu'un évêque ne livrera jamais le temple de Dieu." Bientôt il apprend que les hérétiques, soutenus par l'autorité, vont s'emparer de deux basiliques: "Allez, s'écria Ambroise du haut de la chaire sacrée, dire aux violateurs des temples saints que l'évêque de Milan excommunie tous ceux qui prendront part au sacrilège."

Le fait le plus célèbre, c'est le châtiment qu'il osa imposer à l'empereur Théodose. Ce prince, les mains encore souillées du sang versé au massacre de Thessalonique, se présente au seuil du temple. Ambroise est là: "Arrêtez, lui dit-il; imitateur de David dans son crime, imitez-le dans sa pénitence." Saint Ambroise fut un grand évêque, un savant docteur, un orateur éloquent, un homme de haute sainteté.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 8 décembre nous fêtons IMMACULEE CONCEPTION DE LA TRES SAINTE VIERGE   Lun 8 Déc - 17:45




IMMACULÉE CONCEPTION
de la TRÈS SAINTE VIERGE



La foi à l'Immaculée Conception est immémoriale dans l'Église; toutefois la proclamation officielle, définitive et infaillible de ce dogme ne date que du 8 décembre 1854, époque où le pape Pie IX, dans une solennité incomparable, imposa cette croyance à tous les fidèles. Une immense acclamation de joie fit écho dans tout l'univers à la parole du Pontife, et le Ciel lui-même donna son témoignage quatre ans plus tard. L'apparition de Lourdes eut lieu au commencement de l'année 1858; Marie venait dire au monde: "Je suis l'Immaculée Conception!"

Ce privilège accordé à la Sainte Vierge avait été prédit et figuré dès l'origine du monde. Par Son Immaculée Conception, Marie devait écraser la tête du serpent qui a introduit le péché originel sur la terre. Par Son Immaculée Conception, Elle est le lis parmi les épines. Par Son Immaculée Conception, Elle est la Toison de Gédéon, tour à tour demeurant seule sèche au milieu de la terre couverte de rosée, ou seule humectée de rosée au milieu de la terre demeurée sèche...

Comment pourrait-on raisonnablement supposer Marie un instant souillée du péché originel? La Mère de Dieu devait être une demeure toute pure, un tabernacle sans tache pour le Fils de Dieu. Si la gloire des parents rejaillit sur leurs enfants, il en est ainsi de leur déshonneur; la tache originelle, en Marie, rejaillirait donc sur Jésus-Christ Lui-même, ce qu'on ne peut admettre sans faire injure à la sagesse de Dieu. Non, Satan n'eût jamais pu dire au Sauveur: "Toi qui prétends vaincre ma puissance, souviens-Toi que j'ai régné sur Ta Mère."

L'Immaculée Conception est digne de Dieu, digne de Jésus-Christ, digne de Marie. Cette grâce insigne établit déjà Marie, dès le commencement de Son existence, dans un ordre à part. L'homme qui naît souillé du péché originel est sujet à la concupiscence; Marie doit être exempte de tout penchant au mal; Ses sens aussi bien que Sa volonté tendent parfaitement à Dieu; en Elle, nulle faute, même involontaire; si Jésus est impeccable par nature, Marie est impeccable par grâce; en Marie enfin, nulle imperfection: "Vous êtes toute belle, est-il écrit, et il n'y a point de tache en Vous." O vérité consolante pour nous! Si Marie n'a jamais subi en aucune manière les atteintes du démon, comme à notre prière, Elle saura nous rendre forts contre lui! Si Elle n'a jamais connu l'ombre du péché, comme Elle sera puissante pour nous en préserver ou nous en délivrer! Gloire à Dieu dans l'Immaculée Conception de Marie!

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saintes et Saints - Décembre -   Mar 9 Déc - 9:41

Merci à toi Loreleï ;

J'ai aussi un livre sur les prénoms avec les Saints et ce qu'ils ont fait dans leur vie.
gros Bisous à toi.


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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saintes et Saints - Décembre -   Mar 9 Déc - 18:14

Cher Aigle D'or,

Je me réjouis pour toi que tu aies un tel ouvrage, je trouve pour ma part un livre toujours plus chaleureux que la toile (net), car tu peux toucher, le laisser près de toi et tellement plus vibratoire, enfin c'est mon avis.

Merci pour ta reconnaissance

affectueusement :bébé bisous:
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MessageSujet: Aujourd'hui 9 décembre nous fêtons Saint Pierre Fourier et Ste Léocadie de Tolède   Mar 9 Déc - 18:16



SAINT PIERRE FOURIER
Fondateur de la Congrégation de Notre-Dame
(+ 1640)


C´est à Mirecourt, en Lorraine indépendante, que naquit, le 30 novembre 1565, Pierre Fourier, de parents foncièrement chrétiens. Ceux-ci voulurent nommer leurs trois fils, Pierre, Jacques et Jean, “afin qu´autant de fois ils se souviendraient d´eux-mêmes, ils fussent poussés à ne pas se contenter d´une vertu médiocre”.

Pierre mit généreusement à profit ces leçons: ferveur dans la prière, obéissance prompte et affectueuse, douceur inaltérable, fuite des plus innocentes familiarités et des moindres mensonges. A quinze ans son père le conduisit à l´Université de Pont-à-Mousson. Son séjour se résume dans cet éloge décerné par ses maîtres: “Ou il prie, ou il étudie.”

Pierre Fourier entra ensuite chez les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin: il était appelé à travailler à la réforme de cet Ordre alors fort relâché. Après six ans d´études théologiques à Pont-à-Mousson, il rentra au monastère. Sa ferveur fit scandale parmi ses confrères; il dut se retirer, et accepta la petite paroisse de Mattaincourt, aussi indifférente que dépravée.

Le premier sermon du nouveau curé de Mattaincourt fut si pathétique qu´après quarante ans on s´en souvenait encore. Mais personne ne le retint autant que Pierre Fourier lui-même, pour le réaliser dans sa conduite. Brûlant d´amour pour Dieu et le prochain, il se met à l´oeuvre avec un courage et une persévérance qui ne se démentent jamais. Il ménage le temps comme un baume précieux dont il ne faut pas, dit-il perdre une seule goutte à escient.

Attentif au bien des âmes, il l´est aussi à celui des corps: il secourt ses paroissiens dans leurs nécessités, leurs embarras, leurs discordes, leurs intérêts, pour la sauvegarde desquels il fonde la Bourse Saint-Epvre. Il passe des nuits entières auprès des malades. Un jour il prête à l´un ses couvertures, à l´autre ses draps, à un autre la paillasse et le bois du lit. Un pauvre soldat, auquel, le jour de Pâques, il a donné un repas, lui dit: “Je suis content. Je prie Dieu de bon coeur, pour l´honneur de Son Église, que tous les curés vous ressemblent!”

Mais c´est surtout pour les enfants qu´il déploie son affectueuse sollicitude. Aussi lui rendent-ils amour pour amour. A la vue de l´insuffisance de l´instruction, il crée pour eux une Congrégation de maîtresses, qui, aux exercices de la vie religieuse, à la clôture même, joignent l´enseignement. Quelques jeunes filles, à la tête desquelles est Alix Le Clerc, forment le noyau de l´Ordre des Chanoinesses de Saint-Augustin Notre-Dame.

La fidélité de Pierre Fourier aux Princes lorrains sauva pour un siècle la nationalité de la Lorraine, mais empoisonna ses derniers jours; car Richelieu ne put lui pardonner cet échec à sa politique. Traqué de maison en maison, le curé de Mattaincourt en fut réduit à s´exiler en Franche-Comté et à y passer les quatre dernières années de sa vie. Pendant ce temps, Mattaincourt était pillé à plusieurs reprises.

Réfugié à Gray, Pierre Fourier y fit ce qu´il avait toujours fait; il employa ses dernières forces à secourir et à consoler le prochain. En octobre 1639, il tomba malade, et après deux mois de maladie, il exhala son âme avec ces paroles qu´il avait tant de fois répétées: “Nous avons un bon Maître et une bonne Souveraine!” C´était le 9 décembre 1640.

J.-M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, p. 478

SAINTE LÉOCADIE de TOLÈDE
Vierge et Martyre
(303)



Sainte Léocadie était de Tolède, en Espagne. Dès son enfance, elle s'adonna avec tant de dévotion au service de Notre-Seigneur, qu'on la regardait comme un modèle d'innocence et de piété. Le persécuteur Dacien la fit comparaître à son tribunal, et, sachant qu'elle était de haute condition, il lui reprocha de s'être attachée à une religion vile et méprisable. Léocadie lui répondit qu'elle s'estimait très heureuse et très honorée d'être la servante de Jésus-Christ, et que ni les supplices ni la mort ne pourraient la faire renoncer à sa religion.

Le tyran ordonna de la fouetter comme une esclave, et la fit reconduire, toute sanglante, dans une noire prison, en attendant de plus cruelles tortures. Sur le chemin, elle rencontra des chrétiens qui s'apitoyaient sur son sort: "Réjouissez-vous plutôt, leur dit-elle, car c'est une grande grâce d'endurer quelque chose pour Jésus-Christ." Cependant Léocadie apprit, dans sa prison, toutes les cruautés que l'on exerçait en Espagne contre les chrétiens. Elle en fut tellement saisie de douleur, qu'elle pria son Époux céleste de la retirer du monde. Sa prière fut exaucée; elle expira bientôt en baisant une Croix qu'elle avait miraculeusement gravée sur la pierre avec son doigt.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Phénix
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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saintes et Saints - Décembre -   Mar 9 Déc - 21:47

j'avoue Lorelei que je ne vais pas souvent lire les textes sur les Saints mais Ysa m'ayant dit qu'hier c'était l'immaculée conception et que Marie m'a fait l'honneur et le bonheur d'être à mes cotés pendant ma médit d'hier, je suis vite allée voir le texte que tu avais mis à ce sujet alors merci à toi
:pour toi:
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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saintes et Saints - Décembre -   Mer 10 Déc - 15:34

Chère Phénix,

Je suis ravie que par mon humble participation au forum m'ayant donné la possibilité d'enregistrer un post en l'honneur de notre Sainte Mère puisse mettre l'accent sur ta formidable méditation où si mon petit doigt m'a bien informé celle-ci se soit révélée de façon si précise.

Avec toute mon affection

infiniment pour ta reconnaissance

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MessageSujet: Aujourd'hui 10 décembre nous fêtons la translation de la ste famille à Lorette et Saint Romaric   Mer 10 Déc - 15:37




TRANSLATION de
la MAISON de la SAINTE FAMILLE
À LORETTE
(1291 et 1294)



La nouvelle terrible que la Terre Sainte était perdue pour les chrétiens répandit une profonde tristesse dans toute l'Église; mais en même temps une autre nouvelle vint consoler les âmes chrétiennes: la sainte Maison de Nazareth, où la Vierge Marie avait conçu le Verbe fait chair, avait été transportée par les Anges en Dalmatie.

Au lever de l'aurore, les habitants du pays ne remarquèrent pas sans étonnement un nouvel édifice qui reposait sur la terre sans fondements, et attestait, par sa forme, une origine étrangère. Quel pouvait être ce monument? Pendant que l'on s'interrogeait avec curiosité, Marie apportait Elle-même du Ciel la réponse à l'évêque du diocèse qui, gravement malade, demandait au Ciel sa guérison pour aller voir le prodige: "Mon fils, lui dit Marie en lui apparaissant, cette maison est la maison de Nazareth où a été conçu le Fils de Dieu. Ta guérison fera foi du prodige."

Trois ans plus tard, la sainte Maison, portée par les mains des Anges, s'éleva de nouveau dans les airs et disparut aux yeux du peuple désolé, le 10 décembre 1294. Or, le lendemain matin, les habitants de Récanati, en Italie, voyaient sur la montagne voisine de Lorette une maison inconnue, à l'aspect extraordinaire. On eut bientôt constaté que cette maison était celle de Nazareth, que les habitants de la Dalmatie avaient vue soudain disparaître dans le même temps. De là un concours immense de peuples.

Au XIVè siècle, un temple magnifique fut bâti pour garder la maison miraculeuse. Ce temple existe encore et voit chaque jour de nombreux pèlerins de toutes les parties du monde. Que ne dit pas au coeur du chrétien ce monument vénérable! Combien il rappelle de mystères! Combien il a vu de merveilles de sainteté! Combien sa présence à Lorette et son existence aujourd'hui supposent de miracles! Le pèlerin aime à se dire: "Là pria Marie, là travailla Joseph, là vécut Jésus!" Il aime à baiser un objet de bien peu de valeur par lui-même, mais plus précieux que tous les trésors, par les souvenirs qui y sont attachés: on l'appelle la sainte Écuelle; c'est le petit vase de terre où le Sauveur, dit la tradition, prenait Sa nourriture.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.



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saint Romaric



Romaric, Romary, Remiré dit saint Romaric, mort en 653, est un personnage du Haut Moyen Âge.

Père de famille, ancien courtisan du roi d'Austrasi, Théodebert, il était leude de la cour de Metz, ce qui signifie qu'il avait un lien personnel de servitude avec cette cour. Il vit ses biens confisqués par les partisans de la reine Brunehilde. Lorsque les affaires changèrent de face, et revenu en grâce à la cour, il resta convaincu de l'instabilité des choses humaines et fut converti à la vie monastique par saint Amé, disciple de saint Colomban, venu de Grenoble. Devenu moine à Luxeuil, dans les Vosges, il fonda avec lui à Saint-Mont un monastère double (moines au bas de la montagne, religieuses au sommet, monastère fondé par deux de ses filles) qui s'appellera Romarici Mons qui deviendra l'actuel Remiremont. C'est là qu'il mourra en 653. La saint Romaric se fête le 10 décembre.

Ce document provient de Wikipédia
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MessageSujet: Aujourd'hui 10 décembre nous fêtons Saint Daniel   Mer 10 Déc - 18:41

Saint Daniel (prophète)

























Daniel dans la fosse aux lions,
bois sculpté polychrome
Bruges, cathédrale Saint-Sauveur, XVIe siècle






Daniel est l'un des grands prophètes de la Bible hébraïque ou Ancien Testament.

Le Livre de Daniel qui lui est attribué figure parmi les Ketouvim pour le judaïsme. Il est également, selon l'ordre canonique de l'Église catholique, le dernier des quatre grands prophètes.

Daniel signifie Jugement divin ou Dieu m'a jugé.

Selon le récit biblique, Daniel n'est qu'un adolescent lorsqu'il est déporté à Babylone, cependant il est peu ou pas représenté sous la forme enfantine il apparaît souvent comme un homme adulte ou mûr. Par sa sagesse, il gagne la confiance de Nabuchodonosor : il devient fonctionnaire de cour et interprète les songes du roi.

Sa réputation lui permet de continuer son activité après la prise de Babylone par les Mèdes et les Perses en 539 avant l'ère chrétienne. Le roi mède Darius apprécie ce conseiller perspicace mais des ennemis le font tomber en disgrâce et le monarque est contraint de le jeter en pâture aux lions. Fidèle à sa foi, il écarte miraculeusement le supplice et se voit gracié.

Il achève son service de prophète à Babylone car il est sans doute âgé de près de 100 ans quant l'édit de Cyrus en 538 avant l'ère chrétienne permet de retour d'exil.

Une autre action fameuse lui est attribuée : il sauve l'honneur de Suzanne, accusée injustement d'adultère par deux vieillards libidineux qui n'ont pas réussi à la séduire.

Son tombeau est vénéré à Suse en Iran (Élam ou Khouzistan).

Vers 1400, l'empereur turco-mongol Tamerlan ramena de Perse à Samarcande une relique supposée (un bras, ou le corps entier, selon les versions) de Daniel, qui est appelé Doniyor en ouzbek. On trouve donc également un tombeau de Daniel à Samarcande.

L'Église orthodoxe le fête le 11 décembre avec Ananias, Azarias et Misaël, les trois jeunes gens qui louaient Dieu dans la fournaise de Babylone.

Source Wikipédia
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MessageSujet: Aujourd'hui 11 décembre nous fêtons Saint Samase d'Espagne et Sts Victoric et Fuscien   Mer 10 Déc - 18:44



SAINT DAMASE D'ESPAGNE
Pape
(304-384)


On convient que saint Damase était d'origine espagnole, quoiqu'on ne sache pas précisément en quelle ville ni en quelle province il naquit, vers l'an 304. Étant venu à Rome avec sa famille, il entra dans les Ordres sacrés et devint par ses mérites un des membres les plus considérables du clergé. Le pape saint Libère en fit son archidiacre ou vicaire général et lui confia la charge de nonce apostolique auprès des empereurs Valens et Valentinien.

En 355, Libère, gardien de la foi de Nicée et défenseur de saint Athanase, fut enlevé de son siège par ordre de l'empereur Constance. Ne se contentant pas de témoigner de sa fidélité au souverain pontife, Damase voulut l'accompagner quelque temps jusqu'en Thrace où il souffrit l'exil et la mort. Après le décès du Saint-Père, saint Damase, alors âgé de soixante-deux ans, fut élu pour lui succéder.

Ursin ou Ursicin, diacre ambitieux qui convoitait la haute dignité de souverain pontife, se fit élire antipape. Jaloux de l'ascendant moral dont jouissait saint Damase, Ursin le fit accuser d'adultère. Le saint pontife ne se troubla point de cette noire calomnie, mais pour le bien de l'Église, il assembla à Rome un synode de quarante-quatre évêques où il se justifia pleinement. Ses accusateurs furent excommuniés et chassés de la ville éternelle.

Malgré ces difficultés, saint Damase donna tout son éclat à la papauté au IVe siècle. En 369, sur le conseil de saint Athanase, il convoqua un concile à Rome où il condamna les décrets du faux concile de Rimini dans lequel la profession de foi du concile de Nicée avait été rejetée, et déposa Auxence, évêque arien de Milan. En 373, dans un deuxième concile toujours tenu à Rome, il condamna les nombreuses hérésies qui infectaient alors l'Église d'Orient, surtout celle d'Apollinaire qui prétendait que le corps de Jésus-Christ n'avait pas été formé dans le sein de Marie, et qu'en la personne du Christ, le Verbe tenait lieu de l'entendement humain. Durant ce même concile, saint Damase promulgua la liste des Livres de l'Ancien et du Nouveau Testament reconnus comme divinement inspirés. Ce saint pape régla aussi la psalmodie et introduisit l'usage de terminer tous les psaumes par le Gloria Patri.

En 381, après avoir convaincu d'hérésie les évêques Pallade et Secondien, saint Damase tint le second concile général de l'Église dans la ville d'Aquilée, afin de remédier au schisme qui affligeait depuis longtemps l'Église d'Antioche. Cette réunion au sommet se composait de cent cinquante évêques d'Orient. Arius et le prince Macédonius furent condamnés, leurs erreurs démasquées, et la foi orthodoxe ressuscita plus forte et plus belle qu'auparavant. Le saint pape Damase mourut octogénaire, après avoir gouverné pendant dix-huit ans l'Église de Jésus-Christ avec un dévouement inlassable et une sagesse éprouvée.

SAINT VICTORIC et
SAINT FUSCIEN
Martyrs
(+ 303)


Émules de Quentin, de Crépin et de Crépinien, Victoric et Fuscien étaient aussi deux jeunes Romains venus à Thérouanne, au nord de la France actuelle, pour répandre l'Évangile dont ils avaient reçu le bienfait. Leur succès attira sur eux la haine des prêtres païens; toutefois par leur parole et leurs prodiges, ils purent amener à la foi chrétienne un grand nombre d'idolâtres.

Traduits au tribunal du féroce préfet des Gaules, Rictiovarus, ils subissent un long interrogatoire:
"Quel Dieu adorez-vous? leur dit-il.
– Nous adorons Jésus-Christ, Fils de Dieu, qui a sauvé le monde après l'avoir créé.
– Quittez cette folie et sacrifiez aux dieux, ou bien je vous accablerai de supplices.
– Quand on sert Dieu, on ne craint pas la mort."


Les deux confesseurs sont chargés de fers et conduits à Amiens. Là ils sont attachés à un poteau, et on leur traverse le nez et les oreilles avec des broches de fer. On leur enfonce ensuite dans la tête des clous rougis au feu, et on leur arrache les yeux. Les martyrs bénissent Dieu dans leurs tourments. On les jette en prison, croyant qu'ils vont y rendre l'âme; mais on les retrouve le lendemain vivants, pleins de force et invincibles dans leur foi: "Qu'on les attache à un poteau! s'écrie Rictiovarus, et qu'on les perce à coups de flèches." L'ordre barbare est exécuté; bientôt une grêle de flèches hérisse le corps des deux martyrs, dont le sang jaillit abondamment sur le sol.

Enfin ils ont la tête tranchée, et leur âme vole au Ciel recevoir la récompense d'un si généreux sacrifice. La foule émerveillée aperçut alors les dépouilles mortelles des deux martyrs toutes brillantes de gloire, et admira la grandeur du Dieu des chrétiens. Mais son admiration fut plus grande, quand elle vit les deux corps se lever, prendre dans leurs mains leurs têtes sanglantes et les porter au lieu où avait été placé le corps du martyr Gentien, leur disciple, victime de la cruauté de Rictiovarus.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 12 décembre nous fêtons Notre Dame de Guadalupe et St Valéry   Ven 12 Déc - 18:36



NOTRE-DAME de GUADALUPE
Patronne de l'Amérique Latine
(1531)


Un samedi, 9 décembre 1531, un pieux Indien du nom de Juan Diego se rendait de son village à Mexico pour y satisfaire sa dévotion. Comme il passait au pied du Tepeyac, la plus haute des collines qui entourent la ville, il entendit tout à coup une musique céleste descendre jusqu'à lui.

Irrésistiblement attiré vers le sommet de la colline, il en fait l'ascension et dans une lumière resplendissante bordée d'un iris aux plus vives couleurs, il aperçoit une Dame incomparablement belle, souriante et radieuse de bonté:
«Juan, Mon fils bien-aimé, dit l'Apparition, où vas-tu?
— Madame, je vais à Mexico entendre la messe en l'honneur de la Vierge.
— Ta dévotion M'est agréable, reprit l'Inconnue; Je suis cette Vierge, Mère de Dieu. Je désire que l'on Me bâtisse ici un temple magnifique d'où Je répandrai Mes faveurs et ferai voir Ma compassion envers tous ceux qui M'invoqueront avec confiance. Va trouver l'évêque de Mexico pour l'instruire de Ma volonté.»


Juan Diego se hâte de transmettre le message, mais le prélat le prend pour un illuminé et le congédie. Diego retourne au Tepeyac, y retrouve la Très Sainte Vierge qui le renvoie une seconde fois auprès de l'évêque. Cette fois, on lui ménage meilleur accueil, mais l'ecclésiastique exige quelque témoignage certain de la volonté du ciel.

Le dix décembre, Juan Diego revoit la Vierge qui promet le signe demandé pour le lendemain, mais Diego passe toute cette journée là auprès de son oncle gravement malade. Le douze décembre, pressé de trouver un prêtre à Mexico pour administrer les derniers sacrements au moribond, Diego passe rapidement devant la colline, mais au détour de la route, il se trouve subitement en présence de l'Apparition. «Ton oncle est guéri, dit la Très Sainte Vierge, va au haut de la colline cueillir des roses que tu donneras à l'évêque de Mexico.»

Ce n'était point la saison des fleurs et jamais la roche nue du Tepeyac n'avait produit de roses. L'humble paysan obéit néanmoins sans hésiter et trouva un merveilleux parterre de roses fraîches au sommet du monticule. Il en cueillit une brassée, et les tenant cachées sous son manteau, il s'achemina vers l'évêché. Lorsque Juan Diego fut introduit devant le prélat, deux miracles au lieu d'un frappèrent les yeux de l'évêque stupéfait: la gerbe de roses vermeilles et l'image de l'Apparition peinte à l'insu de Diego sur l'envers de son paletot. Aussitôt que leurs yeux rencontrèrent l'image bénie de la Sainte Vierge, tous les témoins du prodige tombèrent à genoux, muets de joie, sans pouvoir faire autre chose que d'admirer la beauté surhumaine de leur Mère du ciel. Se relevant, l'évêque enlève le manteau des épaules du pieux Mexicain et l'expose dans sa chapelle en attendant d'élever un sanctuaire qui puisse renfermer cette relique sacrée. Tous les habitants la ville se rassemblèrent à l'évêché pour honorer l'image miraculeuse que Marie Elle-même venait de léguer si gracieusement à Ses enfants de la terre.

Le jour suivant, treize décembre, l'évêque de Mexico se rendit sur la colline de l'Apparition suivi d'un grand concours de peuple. Il voulait voir l'endroit exact où la Très Sainte Vierge S'était montrée à Son fils privilégié, Juan Diego. Ce dernier ne crut pas pouvoir le déterminer avec précision. Marie vint le tirer d'embarras par un nouveau miracle: une source jaillit soudainement, désignant le lieu précis de l'Apparition. Depuis, cette source n'a cessé de couler et d'opérer des guérisons miraculeuses.

La Reine du Ciel Se montra une cinquième fois à Son humble serviteur et lui révéla le titre sous lequel Elle désirait être invoquée. «On M'appellera, dit-Elle: Notre-Dame de Guadalupe». Ce mot venu d'Espagne, mais d'origine arabe, signifie: Fleuve de Lumière. Conformément à la demande de la Mère de Dieu, on éleva une grandiose basilique sur la colline du Tepeyac où l'on vénéra la sainte image de Marie imprimée dans le manteau du voyant. Tout au cours des âges, d'innombrables et éclatants miracles témoignèrent de l'inépuisable bonté de Notre-Dame de Guadalupe.

Résumé O.D.M.

SAINT VALÉRY
Abbé
(+ 619)


Saint Valéry était un enfant de l'Auvergne. Son père l'appliqua tout jeune à la garde des troupeaux, et c'est en s'acquittant de cet emploi qu'il apprit à lire par lui-même. Sa première lecture fut le Psautier. Il aimait à méditer de longues heures en gardant ses troupeaux, et il était ravi toutes les fois qu'il entendait les chants sacrés dans les églises. Jamais on ne le vit entendre sans protestation des paroles inconvenantes, que sa délicatesse de conscience ne pouvait souffrir. Un jour, plein du désir de sa perfection, il s'enfuit, sans la permission de son père, dans un couvent où un de ses oncles était religieux. Son père irrité vint le chercher; mais ni les caresses, ni les menaces paternelles, ni l'intervention des moines, ne purent le faire sortir, et peu de temps après, son père lui-même, assistant à sa prise d'habit, versait des larmes de joie.

Valéry, après avoir édifié longtemps le monastère par sa sainteté, se sentit inspiré d'aller se mettre, à Luxeuil, sous la direction du célèbre saint Colomban. Le Saint lui donna une partie du jardin à cultiver; Valéry y mit tant de zèle et d'application, qu'en très peu de jours tous les insectes qui le dévastaient disparurent, ce que le maître attribua à l'obéissance de son disciple bien plus qu'à son travail.

Un jour, Valéry se sentit enflammé du désir de la conquête des âmes; il obtint du roi Clotaire II la solitude de Leuconay, à l'embouchure de la Somme, et y bâtit un monastère où sa vertu attira bientôt une multitude de disciples. Parmi les miracles nombreux par lesquels le Ciel confirma sa réputation de vertu, on raconte la résurrection d'un supplicié. Il délivra un grand nombre de possédés. A sa seule vue, les démons s'écriaient: "Voilà notre ennemi qui vient nous tourmenter!" Un jour, saisi d'indignation à la vue d'un arbre auquel les païens de la contrée rendaient un culte insensé, il dit à l'enfant qui l'accompagnait: "Va, et au nom de Dieu arrache cet arbre maudit!" L'enfant obéit, l'arbre tombe avec fracas, et les païens ne tardent pas à se convertir.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 13 décembre nous fêtons Sainte Lucie   Sam 13 Déc - 10:23



SAINTE LUCIE
Vierge et Martyre
(+ 303)


Lucie, jeune fille de Syracuse, vint à Catane, au tombeau de sainte Agathe, avec sa mère qui souffrait d'un flux de sang incurable. Après avoir prié un instant, Lucie s'endormit et vit en songe sainte Agathe qui lui dit: "Lucie, ma soeur, pourquoi me demander ce que ta foi a pu obtenir par elle-même? Ta mère est guérie. Tu seras bientôt la gloire de Syracuse comme je suis la gloire de Catane." Lucie en échange de la guérison de sa mère, lui demanda et obtint la grâce de garder sa virginité. De retour à Syracuse, elle se défit de ses bijoux, vendit tous ses biens, et ne tarda pas à être dénoncée comme chrétienne par son propre fiancé.

Le gouverneur fait venir Lucie à son tribunal et lui ordonne de sacrifier aux dieux; Lucie demeure invincible devant toutes les menaces. Les bourreaux la saisissent pour l'entraîner en un mauvais lieu; mais, malgré leurs efforts, elle reste inébranlable comme un rocher. On la tire avec des cordes attachées à ses pieds et à ses mains sans plus de succès. On attelle plusieurs paires de boeufs pour l'ébranler; mais toute la vigueur de ces robustes animaux ne produit aucun effet:
"Quels maléfices emploies-tu donc? dit à Lucie le préfet exaspéré.
– Je ne recours point aux maléfices, dit-elle, mais la puissance de Dieu est avec moi.
– Comment peux-tu, femme de rien, triompher d'un millier d'hommes?
– Fais-en venir dix mille, et ils ne pourront lutter contre Dieu." Lucie est alors couverte d'huile, de poix et de résine, et on y met le feu; mais la flamme respecte la vierge. Enfin elle meurt d'un coup d'épée en prédisant la paix dans l'Église.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 14 décembre nous fêtons BSE Mélanie Calvat St Nicaise Ste Eutropie   Dim 14 Déc - 15:21


Bienheureuse MÉLANIE CALVAT
Bergère de La Salette
(1831-1904)


Mélanie Calvat naquit à Corps (Isère), le 7 novembre 1831. Son père, Pierre Calvat, homme honnête et respecté des gens du pays, inculqua au coeur de sa chère petite les germes d'une grande compassion pour Jésus crucifié; mais le travail manquant dans le village, il devait s'absenter souvent pour trouver ailleurs de quoi subvenir aux besoins de la famille. Sa mère, Julie Barnaud, frivole et négligente de ses devoirs au foyer, aurait voulu entraîner sa fille encore bébé aux danses et divertissements du village. Mais Dieu avait prédisposé cette enfant à une aversion innée pour toutes les vanités mondaines; les cris et les larmes de Mélanie forçaient sa mère à la ramener à la maison. Ce fut le déclenchement d'une exécration inconcevable de la part de la mère. Comment expliquer les traitements cruels qui s'ensuivirent, autrement que par un dessein impénétrable de Dieu, voulant sevrer Sa petite créature prédestinée des affections les plus légitimes pour pouvoir la combler avec surabondance de grâces et de faveurs célestes exceptionnelles. Chassée de la maison à plusieurs reprises par sa mère, la pauvre errante trouva sa consolation en Jésus, caché sous les traits d'un aimable enfant Se nommant son frère; Celui-ci Se fit son compagnon dans la solitude des champs et des forêts, la dirigeant jusqu'aux sommets de la vie mystique.

Dès que l'enfant fut en âge, sa mère l'envoyait en service comme bergère chez divers maîtres des régions avoisinantes. Ce fut ainsi qu'elle se trouva sur la montagne de La Salette, en compagnie de Maximin Giraud, où la Reine du ciel leur apparut en pleurs, le 19 septembre 1846. Elle confia aux deux jeunes bergers un message public; puis à Maximin seul, un secret; ensuite à Mélanie un message qu'elle pourrait publier en 1858, ainsi que la Règle qui devait être pratiquée par les futurs fils et filles de l'Ordre de la Mère de Dieu. En même temps elle contemplait dans une vision prophétique la vie et les oeuvres de ces nouveaux Apôtres.

L'Apparition vint bouleverser le mode de vie de celle qui avait passé ses quatorze premières années dans la retraite, loin du monde. La mission de Mélanie fut des plus pénibles. En transmettant les reproches et les volontés du Ciel, l'héroïque messagère se condamna pour la vie aux constantes et vindicatives persécutions d'un certain clergé, trop imbu de lui-même pour recevoir, par l'intermédiaire de cet humble instrument, les remontrances de la Vierge et répondre à Ses désirs. Calomniée, méprisée, méconnue, Mélanie, sans fléchir, travailla néanmoins jusqu'à la fin de sa vie à la formation de l'Ordre des Apôtres. Plusieurs tentatives de fondation, rapidement réduites à néant par un Épiscopat hostile, nous ont valu cependant une précieuse correspondance dans laquelle la Bergère expose, avec une sublime simplicité, l'esprit que la Vierge Marie veut voir régner chez les nouveaux Apôtres.

Les persécutions condamnèrent Mélanie à une vie errante pour laquelle elle fut, de surcroît, taxée d'inconstance. Partout où elle passa, elle laissa le parfum exquis de toutes les vertus, se distinguant surtout dans la pratique de l'humilité et de l'amour de la croix. Pour préparer la venue des Apôtres des Derniers Temps, Dieu ne pouvait susciter une âme plus crucifiée, plus oublieuse d'elle-même. La Servante de Dieu écrit: «C'est à l'école du Calvaire que l'on apprend la rare science de l'amour des souffrances et du vrai anéantissement de soi.»

Les derniers mois de sa vie, Mélanie les vécut à Altamura, Italie, sous la protection de Mgr Cecchini. C'est là qu'elle mourut en odeur de sainteté dans la nuit du 14 au 15 décembre 1904. À la demande du Ciel, pour la plus grande gloire de Dieu et de Sa très Sainte Mère, Grégoire XVII proclama Bienheureuse Mélanie Calvat le 7 octobre 1984.

Rédaction O.D.M. Novembre 2004

SAINT NICAISE
Archevêque de Reims
et
SAINTE EUTROPIE
Martyrs
(Ve siècle)




Saint Nicaise, archevêque de Reims, fut un vrai pasteur des âmes, l'homme de la paix, de la justice et de la charité. "La gloire d'un pasteur, répétait-il souvent, n'est pas de se couvrir des dépouilles de ses ouailles, mais de se dépouiller lui-même pour les revêtir."

Longtemps la cité de Reims fut docile à sa parole. Mais peu à peu le pasteur affligé vit son troupeau glisser dans la corruption et le vice. Les crimes s'y multipliaient de jour en jour, et la voix de Nicaise, qui flagellait publiquement les abus, n'était plus écoutée. Dieu résolut alors d'envoyer à la cité coupable un châtiment exemplaire. Il appela sur elle le glaive des Vandales. Avant de frapper, le Seigneur, usant de miséricorde, députa du Ciel un Ange pour annoncer au saint évêque le fléau qui allait affliger la ville ingrate.

Nicaise assembla son peuple, et, les larmes dans la voix: "Pleurez, dit-il, gémissez sous la cendre, troupeau infortuné, Dieu a compté le nombre de vos iniquités; si vous ne faites pénitence, d'effroyables châtiments vont s'appesantir sur vous." Mais ces salutaires avertissements furent inutiles. L'apparition des Vandales se chargea de justifier la prédiction du saint pontife. Nicaise attendit les barbares à genoux; l'un d'entre eux se précipita sur lui, et d'un coup de hache lui abattit la tête.

Sa soeur Eutropie allait être épargnée; mais, craignant des outrages pires que la mort, elle souffleta le meurtrier de son frère, et reçut un coup d'épée au travers du corps. Les barbares s'enfuirent en entendant les anges chanter dans les airs la gloire des martyrs.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 15 décembre nous fêtons Bienheureux Jean le Déchaussé Sainte Ninon   Lun 15 Déc - 18:26


Bienheureux JEAN Le DÉCHAUSSÉ
Religieux de Saint-François
(1280-1349)


Le bienheureux Jean le Déchaussé naquit aux environs de Quimper. Il fut ouvrier dans sa jeunesse, il faisait et dressait des croix, bâtissait des ponts et des arches; les travaux utiles à la gloire de Dieu ou au bien du prochain lui étaient les plus agréables. Toutefois Dieu l'appelait plus haut, et à force de persévérance il put s'instruire et recevoir le sacerdoce. Dès lors, sa vie fut très austère; il jeûnait trois fois la semaine au pain et à l'eau, il visitait les malades et les pauvres, et il était l'objet de la vénération universelle.

Pendant treize ans il fut curé dans son diocèse; jamais il ne se servait de cheval; il allait toujours à pied et sans chaussures, d'où lui est venu le nom de Déchaussé. Sa vie pauvre lui eût permis de mettre de l'argent en réserve, mais les indigents recevaient tout son superflu et parfois même de son nécessaire. Le saint prêtre entra ensuite dans l'Ordre de Saint-François.

Au couvent de Quimper, frère Jean parut bientôt le plus humble et le plus mortifié de tous. L'esprit de pauvreté lui faisait prendre les plus vieux habits, qu'il raccommodait lui-même. Comme il n'avait rien à donner, il sollicitait les riches et par eux soulageait les misérables. Il se levait toutes les nuits bien avant les autres, et bien souvent ses nuits entières se passaient dans les délices de l'oraison. Le démon lui fit parfois une guerre terrible; mais le saint religieux, confiant en Dieu, manifestait son mépris au tentateur, en l'appelant du nom de chien, et le chassant par quelques cris de l'âme empruntés aux psaumes. Sa mortification était effrayante; sauf quarante jours de l'année, il jeûnait continuellement, et d'ordinaire au pain et à l'eau; pendant seize ans, il ne goûta ni viande, ni vin. Il se dévoua au service des pestiférés, offrit à Dieu sa vie en sacrifice et mourut du terrible fléau.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Source Magnificat




Les saints

Sainte Ninon
(IVème siècle)


Jeune femme, elle avait été emmenée captive dans la capitale de la Géorgie vers 337, et comme on ne savait d’où elle venait, on la surnomma ’Christiana’ du nom de sa religion, ce qui devint par abréviation Nina ou Ninon. Ayant appris qu’elle avait guéri un enfant, la reine Nana se fit porter chez elle pour être soigner d’un mal étrange. Y recouvrant la santé, elle voulut couvrir de cadeaux sa bienfaitrice mais celle-ci refusa. La reine insistant, elle déclara que le seul cadeau qu’elle accepterait serait la conversion de ses souverains. La reine puis le roi se convertir et demandèrent à l’empereur Constantin de leur envoyer des missionnaires. Ninon est ainsi à la base du Christianisme en Géorgie.

Source http://viechretienne.catholique.org/saints/412-sainte-ninon
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MessageSujet: Aujourd'hui nous fêtons Saint Eusèbe BSE -Marie des Anges-Ste Alice   Mer 17 Déc - 19:14



SAINT EUSÈBE
Évêque de Verceil, martyr
(315-370)


Né à Cagliari, en Sardaigne, saint Eusèbe perdit son père pendant la persécution de Dioclétien. Sa mère le conduisit à Rome où il reçut le baptême des mains du pape Eusèbe qui lui donna son nom. A Verceil, Eusèbe étudia avec soin les Saintes Lettres, les arts libéraux, et fut reçut lecteur. Il menait une vie si sainte en fréquentant les écoles qu'on le regardait comme un ange. Ses éminentes vertus le distinguèrent au sein du clergé de la ville de Verceil et lorsque le siège épiscopal vint à vaquer en l'an 340, le pape Jules Ier l'élut pour remplir la charge d'évêque.

Saint Eusèbe s'appliqua tout d'abord à former de dignes ministres de Jésus-Christ et un clergé instruit. Il organisa dans son palais épiscopal une école où les jeunes ecclésiastiques unissaient la vie monastique à la vie cléricale. Saint Ambroise en parle avec admiration: «C'est, disait-il, une milice toute céleste et toute évangélique, occupée jour et nuit à chanter les louanges de Dieu, à apaiser Sa colère et à implorer Sa miséricorde. Ils ont toujours l'esprit appliqué à la lecture ou au travail.» Le succès couronna ses efforts apostoliques, car de son clergé sortit un grand nombre de saints prélats aussi vertueux qu'éclairés. Plusieurs Églises sollicitèrent la faveur d'être gouvernées par les disciples de saint Eusèbe.

L'hérésie d'Arius favorisée par l'empereur Constance commençait à se répandre en Occident. Le saint évêque de Verceil résista ouvertement à l'empereur et lui reprocha hautement son impiété. En l'an 355, dans un concile tenu à Milan par le pape Libère, saint Eusèbe demanda qu'on souscrivit avant tout au symbole de Nicée et refusa de signer la sentence prononcée par les hérétiques contre saint Athanase d'Alexandrie.

Les évêques ariens s'opposèrent au Saint et le firent exiler en Palestine, à Scythopolis, où on lui fit subir d'indignes traitements. L'empereur Constance le transféra plus tard en Cappadoce et ensuite, dans la Haute-Thébaïde. Les ariens le traînaient par terre à demi-nu ou lui faisaient descendre un escalier très élevé la tête en bas et l'accablaient de coups. Saint Eusèbe souffrait tout sans se plaindre. Dans son exil, il écrivit aux Églises d'Italie pour les exhorter à demeurer fermes au milieu des persécutions.

Remis en liberté après la mort de Constance survenue en 361, saint Eusèbe alla rallumer le flambeau de la foi dans les Églises d'Orient infestées par l'hérésie, et eut le bonheur de rencontrer le grand Athanase à Alexandrie.

Ce vaillant et fidèle défenseur de la foi termina sa vie laborieuse et pénitente à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. Les souffrances qu'il endura pour défendre la divinité du Christ furent si grandes que l'Église lui décerna les honneurs du martyre, quoiqu'il n'ait pas perdu la vie dans les supplices. Ses précieuses reliques enchâssées reposent dans la cathédrale de Verceil.

Résumé O.D.M.
Bienheureuse MARIE des ANGES
Carmélite
(1661-1717)


La bienheureuse Marie des Anges, née à Turin, et cousine de saint Louis de Gonzague, fut, par son enfance si pure et si vertueuse, la digne émule de l'héroïque patron de la jeunesse. A quatre ans, elle gémissait de ne pouvoir communier; à six ans, elle voulait s'enfuir en la solitude pour vivre dans la pénitence jusqu'à sa mort. Elle tomba gravement malade de chagrin, à la suite des obstacles qui s'opposèrent à ses desseins, et guérit soudain après avoir reçu la douce apparition de Marie tenant Jésus dans Ses bras. Après sa Première Communion, vers l'âge de onze ans et demi, son confesseur l'autorisa à communier trois fois par semaine.

Elle vécut quelques temps dans le monde comme une vraie Carmélite, et entra à quinze ans au Carmel de Turin, où rien ne l'étonna dans la vie austère qu'on y mène. Dieu la purifia par de longues maladies, par des peines de conscience, par la permission qu'il donna au démon de la tenter d'une manière effrayante, quelques fois même visiblement. Elle sortit de l'épreuve comme l'or de la fournaise et Dieu la gratifia dès lors des faveurs les plus extraordinaires, don d'oraison, don de prophétie, don de pénétrer les coeurs, don d'extase, don de miracles. Elle était apôtre dans le cloître et pensait à tous les besoins divers des âmes rachetées par le sang du Sauveur.

Sa charité était sans bornes. On raconte qu'ayant fait demander sans succès à son souverain la grâce d'un soldat condamné à mort pour crime de désertion, elle se jeta aux pieds d'une image de Jésus agonisant et s'écria: "O mon doux Sauveur, si je m'étais adressée à Vous, Vous n'auriez pas manqué d'exaucer ma prière!" A peine achevait-elle ses mots qu'on vint lui annoncer que sa prière avait été écoutée et que le condamné serait rendu à la liberté. Elle s'employait très efficacement pour la délivrance des âmes du Purgatoire.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Source Magnificat

Sainte Alice



Fête le 16 Décembre
Née vers 931 en Bourgogne, elle meurt vers 68 ans, près de Strasbourg. Filledu roi de Bourgogne, Rodolphe II, elle devint reine d'Italie à 16 ans. A 20 ans, elle devint reine de Germanie puis impératrice d'une grande partie de l'Europe. A la mort de son second mari, elle gouverne avec justice, humilité et générosité. Elle aida l'Eglise et les pauvres et fonda de nombreux monastères.






L'Eglise fête aussi :

Sainte Alice, Ou sainte Alix, martyre à Nicomédie,




Source membres.lycos.fr/prierensemble/biographie


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MessageSujet: Aujourd'hui nous fêtons Sainte Olympiade-Saint Judicaël   Mer 17 Déc - 19:18



SAINTE OLYMPIADE
Veuve
(+ v. 419)


Sainte Olympiade ou Olympie, la gloire des veuves de l'Église d'Orient, naquit à Constantinople, de parents très illustres, dont la mort prématurée la laissa de bonne heure à la tête d'une fortune considérable. Élevée au milieu des plus saints exemples, elle était, à dix-huit ans, le modèle des vertus chrétiennes. C'est à cette époque qu'elle fut mariée à Nébridius, jeune homme digne d'une telle épouse. Il se promirent l'un à l'autre une continence parfaite; mais après vingt mois seulement de cette union angélique, Nébridius alla recevoir au Ciel la récompense de ses vertus. A l'empereur, qui voulait l'engager dans un nouveau mariage: "Si Dieu, dit-elle, m'eût destinée à vivre dans le mariage, il ne m'aurait pas enlevé mon premier époux. L'événement qui a brisé mes liens me montre la voie que la Providence m'a tracée."

Depuis la mort de son époux, Olympiade avait rendu sa vie plus austère. Ses jeûnes devinrent rigoureux et continuels; elle se fit une loi de ne jamais manger de viande. Elle s'interdit également le bain, qui était dans les moeurs du pays; elle affranchit tous ses esclaves, qui voulurent continuer néanmoins à la servir; elle administrait sa fortune en qualité d'économe des pauvres; les villes les plus lointaines, les îles, les déserts, les églises pauvres, ressentaient tour à tour les effets de sa libéralité.

Olympiade méritait assurément d'être mise au nombre des diaconesses de Constantinople. Les diaconesses étaient appelées à aider les prêtres dans l'administration des sacrements et les oeuvres de charité; elles étaient chargées d'instruire les catéchumènes de leur sexe et de préparer le linge qui servait à l'autel; en prenant le voile, elles faisaient voeu de chasteté perpétuelle. Il y avait déjà seize ans qu'Olympiade remplissait ces fonctions, quand saint Jean Chrysostome fut élevé sur le siège de Constantinople.

La sainte veuve n'avait pas manqué d'épreuves jusqu'à ce moment; des maladies cruelles, de noires calomnies, lui avaient fait verser des larmes continuelles. Sous le nouveau patriarche elle allait faire un pas de plus dans le sacrifice et dans la sainteté. Saint Jean Chrysostome sut utiliser pour le bien les qualités et la fortune de l'illustre diaconesse. C'est par elle qu'il éleva un hôpital pour les malades et un hospice pour les vieillards et les orphelins. Quand le patriarche partit pour l'exil où il devait mourir, Olympiade reçut une de ses dernières bénédictions. Elle fut entretenue dans ses oeuvres par les lettres du pontife, et acheva en exil une vie toute de charité, de patience et de prière.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

Source Magnificat
saint Judicaël




Saint Judicaël, fêté le 16 décembre (Calendrier des saints bretons), n'aurait sans doute pas les honneurs du calendrier si son nom n'était pas revenu à la mode, notamment sous les formes françisées Gaël et Gaëlle. Il est également connu en Bretagne sous les formes Jézéquel, Jezekel, Jezekael, Jekel, Jezekelig, Jikael, Jikel et enfin Giquel.

Il nacquit vers l'an 590. Fils aîné de Judhaël, roi de Domnonée et de la reine Pritelle, fille aînée d'Ausoche, prince au Comté de Leon. Il était l'aîné de quinze frères et une sœur, dont plusieurs font partie de la longue liste des saints bretons, notamment Saint Josse et Winoc.

A la mort de Judhaël vers 605, pourtant aîné et héritier, il préféra se retirer au monastère Saint-Jean de Gaël que Saint Méen venait d'ériger et laissa le trône à son frère Judoc (ou Josse).

Ce dernier ayant embrasser à son tour la vie monastique, Judicaël quitta alors son monastère pour prendre la direction du royaume de Domnonée. Pendant vingt ans, il gouverna le royaume avec autorité et sagesse. Après s'être marié à Morone en 630 (dont aura un fils Gradlon Flam), il aurait été couronné en 632 et serait avec Saint Éloi à l'origine du traité de 636 signé à à Clichy donnant au roi Dagobert Ier la suzeraineté de la Bretagne aux Francs.

Vers 640, il se serait de nouveau retiré dans un monastère à Gaël (certains disent au monastère de Paimpont qu'il avait fondé), et serait mort dans la nuit du 16 au 17 décembre 658. Il fut enseveli à côté de son maître Saint Méen.

Ses héritiers naturels : Judoc son frère et Winoc son neveu (ou fils) s'étant eux aussi définitivement désistés du pouvoir pour se retirer dans des monastères on ne sait pas qui prit ensuite la tête du royaume de Domnonée.

Source Wikipédia
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MessageSujet: Aujourd'hui 12 décembre nous fêtons Saint Gatien   Jeu 18 Déc - 14:37



SAINT GATIEN
Premier Évêque de Tours
(IIIe siècle)


Saint Gatien, premier évêque de Tours, fut envoyé dans les Gaules par le pape saint Fabien, en 250, avec six autres évêques. A son arrivée, le pays de Touraine était plongé dans le paganisme et l'on ne voyait partout que les images des faux dieux. Gatien commença par montrer à ces païens l'absurdité de leur culte et l'impuissance de leurs idoles, puis il en vint à leur découvrir les mystères de la puissance et de la bonté de Dieu et révéla à leurs yeux étonnés l'incomparable figure du Sauveur et celle de Sa sainte Mère.

Les conquêtes furent nombreuses; mais le démon ne laissa pas détruire son règne sans résistance; les miracles de Gatien ne suffirent pas à lui faire pardonner ses succès, et plus d'une fois les païens endurcis jurèrent sa mort. Traqué comme une bête fauve, l'apôtre se cachait en des grottes profondes et y célébrait les saints mystères: une de ses retraites est devenue plus tard la célèbre abbaye de Marmoutier. Gatien, songeant à l'avenir, forma une école où de jeunes clercs apprenaient, avec les leçons de la science, celles de la vertu; il les initiait au sacerdoce et en faisait ses auxiliaires; il les envoyait même au loin porter les lumières de l'Évangile. Huit églises furent élevées, par ses soins, sur la terre de Tournai.

Les travaux apostoliques de Gatien ne l'empêchaient pas de se livrer à de grandes austérités; il épuisait son corps par les jeûnes et par les veilles, et se préparait par le martyre quotidien et volontaire à la couronne de gloire. Comme tous les vrais disciples du Christ, il aimait éperdument les pauvres, et sa charité se plaisait à soulager leurs misères.

Il fit bâtir, dans un faubourg de la ville, un hôpital pour les malheureux. C'est dans cet asile que le Sauveur réservait à Son disciple une grâce extraordinaire. Il y avait cinquante ans que Gatien arrosait de ses sueurs le pays qu'il avait gagné à Dieu. Un jour, accablé de fatigue, il s'était retiré dans l'hôpital des pauvres et y prenait un peu de repos, quand Notre-Seigneur lui apparut et lui dit: "Ne crains rien, ta couronne est prête et les Saints attendent ton arrivée au Ciel." Et le Sauveur administra Lui-même à Son disciple la Sainte Communion en viatique. L'Église de Tours a de tout temps voué un culte enthousiaste à son premier prédicateur. La magnifique cathédrale est sous son vocable.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 19 novembre nous fêtons Bienheureux Urbain V pape   Ven 19 Déc - 18:04



Bienheureux URBAIN V
Pape
(1310-1370)


Le bienheureux Urbain V, de son nom de famille Guillaume de Grimoard, naquit près de Mende, sur un sommet des Cévennes. Il gravit rapidement les degrés successifs de l'échelle des lettres et des sciences. La vie religieuse s'offrit alors à lui comme l'idéal qui répondait le mieux aux tendances de son esprit et aux besoins de son coeur. Il alla frapper à la porte de l'abbaye de Saint-Victor, près de Marseille, et, à l'ombre paisible du cloître, il s'éleva chaque jour de vertu en vertu. On remarquait particulièrement en lui une tendre dévotion pour la Sainte Vierge.

La profession religieuse n'avait fait que développer son ardeur pour la science, les supérieurs crurent bientôt l'humble moine capable d'enseigner, et, en effet, il illustra successivement les chaires qui lui furent confiées à Montpellier, à Paris, à Avignon et à Toulouse. Quelques années plus tard, après avoir été peu de temps abbé de Saint-Germain d'Auxerre, il fut envoyé en Italie par le Pape Clément VI en qualité de légat. C'était, à son insu, un acheminement vers la plus haute dignité qui soit au monde.

Il fut élu Pape en 1361 et prit le nom d'Urbain V, parce que tous les Papes qui avaient porté ce nom l'avaient illustré par la sainteté de leur vie. C'est lui qui ajouta à la tiare papale une troisième couronne, non par orgueil, mais pour symboliser la triple royauté du Pape sur les fidèles, sur les évêques et sur les États romains.

Il se proposa, en montant sur le trône de saint Pierre, trois grands projets: ramener la papauté d'Avignon à Rome, réformer les moeurs, propager au loin la foi catholique. Le retour de la papauté à Rome fut un triomphe, et les poètes le saluèrent comme l'augure d'un nouvel âge d'or. Pendant ces grandes oeuvres, Urbain vivait en saint, jeûnait comme un moine, et rapportait toute gloire à Dieu. A sa mort, il demanda qu'on permît au peuple de circuler autour de son lit: "Il faut, dit-il, que le peuple puisse voir comment les Papes meurent."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 20 décembre nous fêtons Saint Dominique de Silos   Sam 20 Déc - 12:35



SAINT DOMINIQUE de SILOS
Abbé
(+ 1073)


Saint Dominique, surnommé de Silos, à cause de son long séjour dans le monastère de ce nom, était de la souche des anciens rois de Navarre. Il se mit à l'étude, n'ayant guère pour maître que l'Esprit-Saint. Devenu prêtre, il entra bientôt dans un monastère de l'Ordre de Saint-Benoît, où il brilla au premier rang par sa sainteté.

Le monastère de Silos était bien déchu de sa gloire et de sa ferveur passées. Le moine Licinien, qui gémissait de cet état de choses, disait la Sainte Messe quand Dominique entra dans l'église; par une permission de Dieu, lorsque, au moment de l'offertoire, il se tourna vers le peuple pour chanter: Dominus vobiscum, il chanta: Voici le restaurateur qui vient! Et le choeur répondit: C'est le Seigneur qui l'a envoyé! L'oracle ne tarda pas à se vérifier.

La charité du Saint ne se concentrait point dans son monastère, mais elle s'étendait à tous les affligés. Le don des miracles attirait au couvent des aveugles, des malades, des boiteux, et il les guérissait par centaines, comme le prouvent encore aujourd'hui les ex-voto de la chapelle où sont gardées ces reliques. Les guirlandes de chaînes, de boulets, de fers, suspendues aux voûtes attestent sa charité spéciale pour les pauvres chrétiens captifs des Maures d'Espagne; il allait les consoler et payer leur rançon, préludant ainsi à l'Oeuvre de Notre-Dame-de-la-Merci.

Après de longues années de bonnes oeuvres, Dominique sentit approcher le moment de la récompense, il en fut même averti par la Sainte Vierge: "J'ai passé toute la nuit avec la Reine des Anges, dit-il un jour à ses religieux; Elle m'a invité à me rendre près d'Elle dans trois jours; je vais donc aller bientôt au céleste festin où Elle me convie." Il fut, en effet, malade trois jours; ses frères virent son âme monter glorieuse au Ciel. C'est à son tombeau que la mère de saint Dominique de Guzman obtint la naissance de son fils.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 21 décembre nous fêtons Saint Thomas et St Pierre Canisius   Dim 21 Déc - 17:43




SAINT THOMAS
Apôtre
(Ier siècle)

Saint Thomas était probablement originaire d'une pauvre famille de Galilée. Il était dépourvu de connaissances humaines, mais d'un esprit réfléchi et d'une volonté ferme jusqu'à l'obstination; d'autre part, il avait du coeur et du dévouement. Ces deux caractères de sa physionomie paraissent en deux paroles que l'Évangile cite de lui. Peu avant Sa Passion, Jésus veut retourner en Judée; les Apôtres Lui rappellent les menaces de Ses ennemis. Thomas seul s'écrie: "Eh bien! Allons et mourons avec lui!" Voilà le dévouement du coeur de l'Apôtre.


Après Sa résurrection, le Sauveur était apparu à plusieurs de Ses disciples, en l'absence de Thomas. Quand, à son retour, on lui raconta cette apparition, il fut si étonné d'une telle merveille, qu'il en douta et dit vivement: "Je ne le croirai pas avant d'avoir mis mes doigts dans Ses plaies." Voilà le second caractère de Thomas, esprit trop raisonneur. Mais son premier mouvement d'hésitation, en chose si grave, ne fut pas un crime et le bon Sauveur répondit à son défi. Que fit alors Thomas? Nous le savons; un cri du coeur s'échappa de ses lèvres: "Mon Seigneur et mon Dieu!" Dieu permit l'hésitation de cet Apôtre pour donner aux esprits difficiles une preuve de plus en faveur de la résurrection de Jésus-Christ. Saint Augustin attribue à saint Thomas, parmi les douze articles du Symbole, celui qui concerna la Résurrection.

Quand les Apôtres se partagèrent le monde, les pays des Parthes et des Perses et les Indes furent le vaste lot de son apostolat. La tradition prétend qu'il rencontra les mages, les premiers adorateurs de Jésus parmi les Gentils, qu'il les instruisit, leur donna le Baptême et les associa à son ministère. Partout, sur son passage, l'Apôtre établissait des chrétientés, ordonnait des prêtres, consacrait des évêques.

Quand au XIVe siècle, les Européens s'emparèrent des Indes orientales, ils trouvèrent dans les traditions des peuples de ce vaste pays des souvenirs chrétiens, et en particulier celui de saint Thomas. Un miracle de l'Apôtre, traînant avec un faible lien une poutre énorme que les éléphants n'avaient pu remuer, fut l'occasion d'innombrables conversions. Cependant les prêtres des faux dieux, jaloux de tant de succès, jurèrent la mort de l'Apôtre; il fut percé d'une lance devant une Croix où il priait.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.



Source Magnificat


Saint Pierre Canisius







Pierre Canisius - gravure sur cuivre de D. Custos - env 1600

Pierre Canisius ou Pierre Kanijs (dont le nom hollandais était De Hondt -le Chien-), né le 8 mai 1521 à Nimègue, Pays-Bas et mort à Fribourg, Suisse le 21 décembre 1597, est l'un des premiers membres de la Compagnie de Jésus. Il passe l'essentiel de sa vie de prêtre jésuite en Allemagne et en Suisse à réformer l'Église catholique et lutter contre la progression du Protestantisme. Pierre Canisius a été béatifié en 1864 et déclaré docteur de l'Église en 1925. Saint Pierre Canisius a été canonisé par Pie XI en 1925

Source Wikipédia.

Au temps où la Réforme s'étendait sur l'Europe, secouant fortement l'Occident chrétien, les familles catholiques confirmaient leur foi en l'Eglise romaine par un attachement résolu et déterminé. Pierre Kanijs est né à Nimègue aux Pays Bas dans l'une de ces familles. Les solides études qu'il fit à Cologne affermissent davantage encore ses convictions et lorsqu'il rencontre Pierre Favre, compagnon de saint Ignace de Loyola dès la première heure, il se décide à entrer dans la Compagnie de Jésus. Il passera désormais toute sa vie à lutter contre l'influence de Luther. Il prêche dans son pays, puis en Allemagne et en Suisse, partout où l'envoient ses supérieurs. Il traduit les Pères de l'Eglise trop oubliés à l'époque et auxquels Luther ne veut se référer à aucun prix. Il rédige un catéchisme qui connaîtra un succès fabuleux. Tout de suite les Pères du Concile de Trente font appel à ses compétences. S'il combat la Réforme, il est douceur et tendresse pour les réformateurs protestants. Conscient des faiblesses de l'Eglise catholique, il est convaincu que le renouvellement de l'Eglise, terme qu'il préfère à réforme, doit passer par la lutte contre l'ignorance du clergé et des fidèles. A l'époque où l'imprimerie n'engendre que la méfiance, puisqu'elle fut l'un des instruments de la contestation, il en use abondamment :"Le progrès doit être mis au service de Dieu." Il rendra son dernier souffle à Dieu, en Suisse, à Fribourg. Il a été proclamé "Docteur de l'Eglise."

Source Nominis
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MessageSujet: Aujourd'hui 22 déccembre nous fêtons Ste Françoise Xavier Cabrini et BNSE Marie Mancini   Lun 22 Déc - 10:13




SAINTE FRANÇOISE-XAVIER CABRINI
Fondatrice des Soeurs Missionnaires du Sacré-Coeur
(1850-1917)


Né à Santangelo, près de Lodi, en Lombardie, treizième enfant d'une famille de cultivateurs, la petite Marie-Françoise, de santé si frêle, ne semblait guère vouée à traverser trente fois l'océan et à établir des fondations qui essaimeraient jusqu'en Australie et en Chine.

Françoise Cabrini embrassa la profession d'institutrice. Plusieurs tentatives pour se faire religieuse échouèrent à cause de sa santé précaire. Elle désirait aussi ardemment devenir missionnaire. Le curé de Codogno qui connaissait sa force d'âme, la fit venir à l'âge de vingt-quatre ans dans la Maison de la Providence pour remettre de l'ordre dans ce couvent où quelques orphelines recevaient leur formation. Un jour, l'évêque de Lodi dit à Françoise: «Je sais que vous voulez être missionnaire. Je ne connais pas d'institution qui réponde à votre désir. Fondez-en une!» Soeur Cabrini réfléchit un instant et répondit fermement: «Je chercherai une maison.» Elle posa à Codogno les bases de l'Institut des Soeurs Missionnaires du Sacré-Coeur. La prière était l'âme de leur action; l'oraison remplissait quatre heures du jour, une cinquième s'ajoutait pour la fondatrice qui se levait une heure plus tôt que ses soeurs.

En sept ans, Mère Cabrini accomplit l'objectif désiré: l'établissement de sa congrégation à Rome et son approbation par le souverain pontife Léon XIII. De Rome, son institut s'étendit rapidement. La Sainte croyait que la Chine l'appelait, mais le pape lui demanda d'envoyer ses soeurs en Amérique pour aider les cinquante mille émigrés italiens qui attendaient un support matériel, spirituel et moral. Le Saint-Père lui dit: «Non pas l'est, mais l'ouest. Allez aux Etats-Unis où vous trouverez un large champ d'apostolat.» En effet, sans racines et sans foyer, les émigrés dépérissaient sur le plan religieux et social.

Sainte Françoise Cabrini arriva en Amérique le 31 mars 1889. Sa communauté prit bientôt un développement extraordinaire: hôpitaux, écoles, orphelinats surgirent à New-York, Brooklyn, Scranton, New Jersey, Philadelphia, New Orleans, Chicago, Denver, Seattle et Californie. Elle fonda une école supérieure féminine à Buenos-Aires. Cette vaillante ouvrière de l'Évangile se dépensa aussi en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Au retour de ses voyages en Europe, Mère Cabrini ramenait des milliers de soeurs pour ses hôpitaux, ses écoles et ses orphelinats.

«Travaillons, travaillons, disait-elle toujours à ses Filles, car nous avons une éternité pour nous reposer. Travaillons simplement et bien, et le Seigneur est Celui qui fera tout.» Elle établit soixante-sept maisons en huit pays. Humble devant la prospérité de son oeuvre, elle répondait aux témoignages d'admiration: «Est-ce nous qui faisons cela ou bien est-ce Notre-Seigneur?» Son inébranlable confiance dans le Coeur de Jésus fut largement récompensée.

Celle qui s'était souvent écrié: «Ou aimer ou mourir!» fit de sa mort un acte de pur amour de Dieu. Elle expira le 22 décembre 1917, à Chicago, dans l'état d'Illinois. Son corps fut transporté à New-York, dans la chapelle de l'école qui porte son nom. C'est là que ses restes sont encore vénérés. Le 7 juillet 1946, le pape Pie XII a canonisé cette dévouée servante du Christ dans Ses membres souffrants et abandonnés. Il l'a aussi constituée la patronne céleste de tous les imigrants.

Résumé O.D.M.

Bienheureuse MARIE MANCINI
(+ 1431)


Catherine Mancini, fille d'une haute famille de Pise, étant encore au berceau, vit son Ange gardien et en reçut un avertissement qui préserva ses jours. Quelques temps après, elle en eut une seconde visite, et dès lors il s'établit entre l'âme virginale de l'enfant et l'esprit bienheureux un mystérieux échange de prières et de grâces. C'est à cette école que Catherine apprit les secrets de l'amour divin.

Elle eût désiré n'être épouse que de Jésus-Christ, elle fut obligée au mariage par son père; mais elle perdit en peu de temps son mari et deux petits enfants. Contrainte à une seconde alliance, Catherine, malgré son attrait pour la vie religieuse, obéit de nouveau. Dieu saura tirer Sa gloire de son obéissance et purifier cette âme d'élite par le sacrifice. En quelques années, elle fut entourée d'une nombreuse famille. Au milieu des occupations, des fatigues, des peines que lui donnaient le soin de sa maison et l'éducation de ses enfants, elle sut, par un emploi actif et minutieux de tous ses instants, trouver le loisir de s'entretenir avec Dieu dans la plus haute contemplation. Sa charité était inépuisable; jamais un pauvre ne frappait en vain à sa porte. Elle se plaisait surtout à soulager les malades, à panser leurs plaies, à leur distribuer, avec des aumônes, des paroles de paix et de consolation.

Dieu l'éprouva encore par les pertes bien douloureuses de ses six enfants et de son époux lui-même. Elle rejeta dès lors toute alliance terrestre, fit voeu de jeûner quatre fois la semaine, de prendre chaque jour une rude discipline, et de ne se permettre un léger repos que sur un lit de planches. Bientôt même elle quitta le monde pour entrer au cloître, dans l'Ordre des Soeurs de Saint-Dominique. Désormais elle s'appellera soeur Marie. Là elle se distingue par d'héroïques excès de pénitence, qui lui méritent des visions célestes, et par un zèle admirable pour la délivrance des âmes du purgatoire.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Source Magnificat
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MessageSujet: Aujourd'hui 23 décembre nous fêtons Ste Marguerite D'Youville-St Servule-St Armand   Mar 23 Déc - 13:52




SAINTE MARGUERITE D'YOUVILLE
Fondatrice de la Congrégation des Soeurs de la Charité de Montréal
(1701-1771)


Marie-Marguerite Dufrost de La Jemmerais naquit au Canada, dans la province de Québec, à Varennes, le 15 octobre 1701; elle fut baptisée le lendemain. Aînée de la famille, elle étudia deux ans au couvent des Ursulines de Québec où s'épanouirent sa belle intelligence et sa grandeur d'âme.

A vingt ans, Marguerite fut mariée à François d'Youville. Elle se voit obligée de demeurer chez sa belle-mère parcimonieuse qui lui rend la vie difficile. Pour comble de malheur, elle découvre que François ne devait pas être le mari rêvé: volage, indifférent et dépensier, il gaspille rapidement sa fortune personnelle, plongeant sa famille dans les larmes et les privations. Il délaisse son foyer et passe la plus grande partie de son temps à l'Île-aux-Tourtes, troquant des fourrures contre de l'eau-de-vie. Après une courte maladie, François d'Youville meurt le 4 juillet 1730, malgré les soins attentionnés prodigués par sa jeune épouse qui veille à son chevet nuit et jour. De leurs cinq enfants, deux fils en bas âge lui survivent. Marguerite en attend un sixième qui ne vivra que quelques mois.

Après le décès du père, tout comme avant, la mère aimante veille seule sur l'éducation de ses enfants. Elle les forme autant par l'exemple que par la parole. En plus du fardeau de subvenir aux besoins de sa famille, la jeune veuve doit encore liquider les nombreuses dettes contractées par son défunt mari. Elle ouvre donc un petit commerce, ce qui lui permet non seulement de s'acquitter de ses dettes, mais encore de faire instruire ses deux fils au Séminaire de Québec. Sa joie sera grande de les voir tous deux, François et Charles, accéder au sacerdoce.

«Dès les premières années de son veuvage, écrit son fils Charles, on la vit, pleine de charité pour le prochain, se faire un devoir et un honneur de visiter les pauvres, les malades, les prisonniers, retranchant sur son nécessaire pour soulager les membres souffrants du Sauveur. On la vit, avec édification, allant de porte en porte, mendier de quoi faire inhumer les criminels [...], visiter les pauvres de l'Hôpital Général et raccommoder les haillons de ces indigents.»

La messe quotidienne et de fréquentes visites à l'Hostie du tabernacle la soutiennent dans sa tâche ardue, toujours accomplie avec un grand amour de Dieu et du prochain. Peu à peu, des personnes dévouées se joignent à elle dans l'exercice de la charité. Une première indigente est reçue dans le logement hospitalier où le 31 décembre 1737, Mère d'Youville et ses collaboratrices se consacrent d'une seule voix à leur nouvel apostolat.

En l'an 1747, la restauration de l'hôpital général des Frères Charron pour les indigents sans foyer, est confiée à Madame d'Youville pour le bénéfice des pauvres de toutes catégories: enfants abandonnés, orphelins, vieillards, infirmes, malades. Modèle de toutes les vertus, cette incomparable mère des pauvres se dévoue pour ses protégés au milieu de sa petite famille religieuse. Sa foi magnanime, son amour exceptionnel de la croix et sa confiance sans bornes en la Providence se traduisaient en chants d'actions de grâces au sein des pires épreuves. Devant les ruines fumantes de l'hôpital général de Montréal, à l'exemple du saint homme Job, Mère d'Youville trouve la force de répéter l'acte sublime de la plus héroïque résignation: «Le Seigneur nous a tout ôté; il n'est arrivé que ce que le Seigneur a voulu.» Elle ajouta d'un ton ferme: «Mes enfants, nous allons réciter le Te Deum à genoux pour remercier Dieu de la grande grâce qu'Il vient de nous accorder.»

Après avoir beaucoup aimé Jésus-Christ dans Ses membres souffrants, la fondatrice des Soeurs Grises expire en faisant cet émouvant adieu à ses Filles: «Que je serais heureuse si je me voyais dans le Ciel avec toutes mes soeurs.» Lors de son pieux trépas survenu le 23 décembre 1771, Dieu immortalisa visiblement le grand amour que Sa servante avait voué à la Croix, en faisant paraître ce signe du salut, tout lumineux, au-dessus de l'hôpital général. Le bien immense que sainte Marguerite d'Youville a réalisé et perpétué par sa congrégation depuis plus de deux cents ans, témoigne encore de la prodigieuse sainteté de cette femme admirable.

Béatifiée le 3 mai 1959 par le pape Jean XXIII, Mère d'Youville a été canonisée par Grégoire XVII, le 1er janvier 1975. Cette Sainte est la première canadienne qui est parvenue aux honneurs des autels.

Résumé O.D.M.

SAINT SERVULE
Infirme et Mendiant
(+ 670)


Saint Servule fut un parfait modèle de soumission à la Volonté divine; il serait difficile d'en présenter un plus consolant aux personnes affligées par la pauvreté, les maladies et les autres misères de la vie. C'est saint Grégoire le Grand qui nous raconte son édifiante histoire:

"Nous avons vu, dit-il, sous le portique qui mène à l'église Saint-Clément, un pauvre homme nommé Servule, que tout le monde à Rome a connu comme nous. Il était privé de tous les biens de ce monde; une longue maladie l'avait réduit à un état pitoyable: depuis sa jeunesse, il était paralysé de tous ses membres. Non seulement il ne pouvait se tenir debout, mais il était incapable de se soulever de son lit; il ne pouvait ni s'asseoir, ni se tourner d'un côté ou d'un autre, ni porter la main à sa bouche. Rien en lui n'était sain que les yeux, les oreilles, la langue, l'estomac et les entrailles.

"Cet infortuné, instruit des mystères de la religion, méditait sans cesse sur les souffrances du Sauveur; aussi ne se plaignait-il jamais. Il était environné des soins de sa mère et de son frère. Ni la mère, ni les enfants n'avaient jamais fait aucune étude; cependant le paralytique s'était fait acheter des livres pieux, en particulier les Psaumes et les saints Évangiles, et il demandait aux religieux qui venaient le visiter sur son grabat de lui en faire des lectures. Il apprit ainsi ces livres par coeur; il passait les jours et une partie des nuits à les chanter, à les réciter, à les méditer, et sans cesse il remerciait le Seigneur de l'avoir pris pour une victime associée aux douleurs et aux souffrances de Jésus-Christ.

"Beaucoup d'aumônes affluaient à la cabane du paralytique, en sorte qu'il se trouvait véritablement riche en sa pauvreté; après avoir prélevé ce qui était nécessaire à sa subsistance et à celle de sa mère, il donnait tout le reste aux indigents, qui se rassemblaient souvent près de lui pour s'édifier de sa parole et de ses vertus. Son lit de douleur était une chaire de prédication d'où il convertissait les âmes. Quand le temps fixé par Dieu pour récompenser sa patience et mettre un terme à sa douloureuse vie fut arrivé, Servule sentit la paralysie attaquer les parties vitales de son corps, et il se prépara à la mort.

"Au dernier moment, il pria les assistants de réciter les psaumes avec lui. Tout à coup il poussa un grand cri: "Ah! n'entendez-vous pas cette mélodie, qui résonne dans le Ciel!" A ce moment son âme s'échappa de son corps, lequel répandit, jusqu'à sa sépulture, une odeur merveilleuse."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Source Magnificat

Saint Armand




Saint Armand (ou Hartmann) a vécu au XIIe siècle. Religieux originaire de Bavière, il s'est attaché à réformer les communautés de l'ordre des chanoines réguliers de saint Augustin. Evêque de Bozen-Brixen (Bolzano-Bressanone), dans le Tyrol italien, il est mort en 1164.

Armand est un nom de personne germanique formé des racines hard (dur) et man (homme).

Fête : le 23 décembre.

Source Wikipédia
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MessageSujet: Aujourd'hui 24 décembre nous fêtons Saint Charbel Makhlouf-Stes Tarcille, Emilienne, Adèle   Mer 24 Déc - 13:52




SAINT CHARBEL MAKHLOUF
Prêtre et moine maronite
(1828-1898)


Saint Charbel Makhlouf naquit au Liban, le 8 mai 1828, dans le village maronite de Bika'Kafra. Sa mère le nomma Youssef.

Berger à l'âge de sept ans, il se réfugiait dans une grotte afin de prier à l'heure du midi loin des regards indiscrets, tandis que son troupeau se reposait. Youssef suivit aussi les leçons du maître d'école qui se résumaient alors à lire, à écrire, à prier et à servir la messe.

En 1851, Youssef ayant atteint sa vingt-troisième année, il résolut de quitter son village sans prévenir personne, pour se rendre au monastère de Notre-Dame de Maïfouk, de l'Ordre libanais maronite. Huit jours après son entrée, il prend l'habit et choisit le nom de Charbel, illustre martyr de l'Église d'Antioche, en l'an 107, sous Trajan. Dès le début de sa vie religieuse, sa générosité dépasse toute obligation. Il se signale surtout par la simplicité et la sincérité de sa piété. Le 1er octobre 1853, saint Charbel prononce les trois voeux de religion, acceptant joyeusement d'être victime perpétuelle jusqu'à sa mort.

Aucun travail manuel ne rebutait cette âme d'élite. Il disait à son supérieur: «Donnez-moi, si vous m'en jugez digne, les corvées les plus rudes et les plus humiliantes.» Pendant plusieurs mois, on le chargea de nettoyer les couloirs et de collecter les ordures. Il dut défricher des terres incultes à l'aide de la plus lourde pioche qu'il maniait dix heures par jour.

En juillet 1859, Mgr Joseph Al Madrid lui conféra la prêtrise; saint Charbel était âgé de trente et un ans. Après son ordination, il passa seize ans à Annaya, avant d'avoir l'autorisation de se retirer dans l'ermitage du monastère où s'écouleront les vingt-trois dernières années de sa vie.

Là, dès son lever, le Père Charbel se dirige vers la chapelle où il demeure cinq heures en adoration. A le considérer, on constatait que son coeur, son âme et ses pensées étaient toutes plongées en Dieu. Presque continuellement agenouillé, il fixe le tabernacle et s'absorbe dans une profonde méditation. Le saint solitaire entretenait sa vie d'oraison par le silence. Aux questions qui lui étaient posées, il ne répondait, aimablement, que le nécessaire. Un jour, avant la consécration du Saint Sacrifice de la messe, comme un froid intense sévissait, un frisson le prit subitement. Son compagnon s'aperçut de sa faiblesse et l'amena se reposer un instant. Après un second essai pour terminer sa messe, saint Charbel fut soudainement atteint de paralysie et dut s'aliter pour la première fois de sa vie.

Son agonie dura huit jours; agonie de paix, agonie de saint. «O Père de vérité, voici Votre Fils, victime pour Vous plaire...» Ses lèvres répétèrent continuellement ces paroles de la messe jusqu'au moment où il rendit sa grande âme à Dieu dans la nuit du 24 décembre 1898, vigile de la fête de Noël. Le plus grand prodige après celui de la vie de saint Charbel Makhlouf consiste dans l'état de conservation miraculeuse de son corps. Les foules se sont empressées d'accourir pour contempler ce prodige inouï qui s'est perpétué longtemps après sa mort.

Résumé O.D.M.

SAINTE TARSILLE et
SAINTE ÉMILIENNE
Vierges
(VIe siècle)


Tarsille et Émilienne étaient deux tantes paternelles de saint Grégoire le Grand, et c'est ce saint Pape qui nous raconte leur touchante histoire. Elles renoncèrent ensemble au monde, ensemble consacrèrent à Dieu leur virginité, et demeurèrent dans leur maison comme dans un couvent. Elles avaient une soeur nommée Gordienne, qui avait pris les mêmes engagements, mais elle était retombée peu à peu, au grand chagrin de Tarsille et d'Émilienne, dans l'amour du siècle. Elles la reprenaient avec douceur, mais l'esprit inconstant de Gordienne oubliait bien vite leurs charitables leçons.

Tarsille, étant la plus assidue à l'oraison, la plus généreuse dans les voies de la mortification, arriva bientôt à un éminent degré de sainteté. Elle eut un jour une vision, où saint Félix, son aïeul, lui apparut et, lui montrant un palais d'une splendeur merveilleuse, lui dit; "Venez avec moi dans ce lieu de lumière." Le lendemain elle fut saisie d'une fièvre qui la conduisit en peu de temps au tombeau. A l'heure de son agonie, elle éleva tout à coup la voix et dit à ceux qui entouraient sa couche: "Retirez-vous et faites place: je vois Jésus qui vient à moi." Et tandis qu'elle fixait l'objet de sa vision, son âme fut délivrée des liens du corps. L'odeur dont la chambre fut remplie confirma la vision que la vierge avait eue avant de mourir. Quand on lava son corps, avant de l'ensevelir, on remarqua que ses genoux et ses coudes étaient recouverts d'une croûte épaisse et dure, témoignage de ses longues prières.

Peu de jours après, Tarsille apparut à Émilienne et lui dit: "Ma soeur, venez, je n'ai point célébré avec vous la naissance du Seigneur, mais nous ferons ensemble la fête de l'Épiphanie. – Si vous m'appelez seule, répondit Émilienne, que deviendra notre soeur Gordienne? – Venez, vous dis-je, reprit Tarsille avec tristesse; Gordienne est décidée à rester avec les mondains." Après cette vision, Émilienne tomba malade et mourut. Saint Grégoire rappelle, à propos des trois soeurs, que celui-là seul qui aura persévéré sera sauvé, et que rien ne sert de commencer, si l'on n'achève l'oeuvre de son salut. Qu'il est triste de penser que, dans les mêmes familles, il y aura des élus et des réprouvés!

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Source Magnificat
Sainte Adèle




Fille de Dagobert II, elle est la grand-mère de saint Grégoire d'Utrecht qui fut l'un des plus dynamiques disciples de saint Boniface, l'évangélisateur de la Germanie. A la mort de son époux, elle se fit religieuse et fonda l'abbaye de Pfalzel dans le diocèse de Trèves. Elle en fut l'Abbesse réputée et respectée.



24 décembre, Fête Locale

Source Nominis
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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saintes et Saints - Décembre -   Jeu 25 Déc - 19:15



C'est avec grand plaisir que je vous fais partager une de mes image religieuse que j'affectionne tout particulièrement. Je l'insère dans toute sa simplicité sans arrangements informatiques, scintillements, tant pour moi cette gravure inspire le respect, la douceur, le bonheur l'Amour. N'oublions pas que Jésus est né dans un lieu modeste, simple, naturel

NATIVITÉ de NOTRE-SEIGNEUR


Noël! Noël! Tel était le cri de joie de nos pères, à cette époque où la foi régnait vive et ardente au coeur des familles, des institutions et de la société entière. Ce cri s'est bien affaibli de nos jours, où la naïveté de la foi tend à disparaître. Cependant la fête de Noël est encore, de toutes les fêtes chrétiennes, peut-être la plus aimée et la plus populaire.

Dieu Se sert des événements en apparence les plus indifférents pour parvenir à Ses fins. Marie habitait Nazareth, et les prophètes annonçaient que le Messie devait naître à Bethléem. Mais voici qu'un édit de César-Auguste ordonne à tous les habitants de la Judée d'aller, à une époque déterminée, se faire enregistrer dans leur ville natale. Bethléem était le lieu de naissance de Joseph; c'est donc là que se dirigèrent les saints époux; c'est là, conformément à l'annonce des Prophètes, que Jésus va faire Son apparition dans ce monde.

Quelle naissance pour un Dieu! Joseph cherche une hôtellerie, mais il n'y en a pas pour des gens si pauvres; on les rebute, on les dédaigne, et ils sont contraints de chercher asile dans une étable isolée. C'est là, au milieu de la nuit, que Marie donne miraculeusement naissance à Jésus; c'est là que le doux Sauveur reçoit les premières adorations, là qu'on Lui prodigue les premiers baisers et les premières caresses, là qu'Il verse Ses premières larmes! Marie prend l'Enfant dans Ses bras, Le couvre de pauvres langes et Le couche doucement dans une froide crèche. O premiers instants que Marie et Joseph passèrent aux pieds de Jésus, comme vous fûtes pour eux précieux et pleins de charmes! Nous goûterons un peu de cette joie et de ces charmes en allant visiter dans notre église la représentation d'un si grand mystère! Les joies de la terre sont trompeuses; mais les joies du service de Dieu sont vraies et durables.

Jésus est né, et voici que les Cieux retentissent de chants d'allégresse; les anges entonnent à l'envi le cantique du triomphe: "Gloire à Dieu au plus haut des cieux!" le cantique de la paix: "Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté!" Jésus est né, et aussitôt de pauvres bergers, avertis par les anges, vont adorer, dans ce petit Enfant, le Rédempteur d'Israël. Jésus est né, et bientôt les princes de l'Orient, conduits par une Étoile, apportent leurs hommages à Ses pieds. Saluons Noël, aurore de la paix et du salut.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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