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 L'histoire de nos Saints et Saintes Janvier 2009

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MessageSujet: L'histoire de nos Saints et Saintes Janvier 2009   Mer 31 Déc - 22:55



LE PÈRE ÉTERNEL


TOUTE la vie du Père dans la Sainte Trinité est de «dire» Son Fils, Son Verbe, d'engendrer, par un acte unique, simple, éternel, un Fils semblable à Lui, à qui Il communique la plénitude de Son être et de Ses perfections. Dans cette Parole, infinie comme Lui, dans ce Verbe unique et éternel, le Père ne cesse de reconnaître Son Fils, Sa propre image, la splendeur de Sa gloire. -- Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, en qui J'ai mis Mes complaisances. Ces paroles, prononcées sur le Thabor au moment de la Transfiguration, sont la plus grande révélation que Dieu ait faite à la terre, elles sont comme un écho même de la vie du Père. Le Père, en tant que Père, vit d'engendrer Son Fils; cette génération n'a ni commencement ni fin. Dans l'éternité nous verrons avec étonnement, admiration et amour, cette procession du Fils engendré dans le sein du Père, procession qui est est éternelle: Tu es Mon Fils, aujourd'hui Je T'ai engendré. Cet aujourd'hui est le présent de l'éternité.

C'est une chose excellente, dans la vie spirituelle, d'avoir toujours pour ainsi dire présent, aux yeux du coeur, ce témoignage du Père. Rien ne soutient si puissamment notre foi. Et disons alors: «Oui, Père, je le crois, je veux le répéter après Vous: ce Jésus qui est en moi par la foi, par la grâce, par la Communion, est Votre Fils; et parce que Vous l'avez dit, je le crois. Et parce que je le crois, j'adore Votre Fils, pour Lui rendre mes hommages; et par Lui, en Lui, pour Vous rendre aussi, à Vous, ô Père céleste, en union avec Votre Esprit, tout honneur et toute gloire.» Une telle prière est extrêmement agréable à notre Père des cieux, et quand elle est vraie, pure, fréquente, elle nous rend l'objet de l'amour du Père. Dieu nous enveloppe dans ces complaisances qu'Il prend en Son propre Fils Jésus. C'est Notre-Seigneur Lui-même qui nous le dit: Le Père vous aime, parce que vous avez cru que Je suis sorti de Lui, que Je suis Son Fils. Et quel bonheur pour une âme d'être l'objet de l'amour du Père, de ce Père «d'où descend tout don parfait» qui réjouit les coeurs! [Dom Marmion]

LA CIRCONCISION



C'est dans ce jour béni que la terre voit couler les prémices du Sang divin qui doit purifier et sauver l'humanité déchue; Jésus, le huitième jour après Sa naissance, Se soumet à la Circoncision, et commence à souffrir pour nous. -- La Circoncision était le signe de l'alliance faite autrefois par le Seigneur avec Abraham; et le peuple juif, descendant de ce grand patriarche, avait toujours été fidèle à cette pratique sacrée, considérée comme l'initiation au service du vrai Dieu. L'enfant, dans la loi ancienne, devenait enfant de Dieu par la Circoncision, comme il devient, d'une manière plus parfaite, enfant de Dieu dans la loi nouvelle par le Baptême. Jésus, Fils de Dieu et la Sainteté même, n'avait nul besoin de Se soumettre à une loi dure et humiliante, faite pour les hommes pécheurs. Mais le double but de Sa venue sur la terre Lui fait accepter de grand coeur ce premier sacrifice; Il Se montre, en ce jour, à la fois, notre Sauveur et notre Modèle: Sauveur, Il inaugure l'oeuvre de notre rédemption; Modèle, Il nous apprend à aimer la loi de Dieu, à la garder fidèlement, à ne point chercher de vains prétextes pour excuser notre lâcheté et nos désobéissances, et à guérir notre orgueil par la pratique de l'humilité. -- La Circoncision corporelle cache, du reste, pour le chrétien, un beau et grand mystère, car elle est l'image de la Circoncision spirituelle qui consiste à circoncire notre coeur de toutes ses coupables affections, à détruire en nous le péché et les passions mauvaises et à vivre d'une vie surnaturelle.

L'Apôtre saint Paul a creusé à fond le sens spirituel de la Circoncision charnelle; les Pères et les auteurs spirituels n'ont eu qu'à commenter les textes si suggestifs de ses Épîtres: "La vraie Circoncision, dit-il (Rom. II, 28), n'est pas celle qui paraît dans la chair; la circoncision est celle du coeur, dans l'esprit, et non dans la lettre." -- "Dans le Christ Jésus, ni circoncision, ni incirconcision n'ont de valeur, mais bien la foi, qui est agissante par la charité. Ce qui est tout, c'est d'être une nouvelle créature (Gal. V, 6; VI, 15)." -- "En Jésus-Christ vous avez été circoncis d'une circoncision non faite de main d'homme, de la circoncision du Christ, par le dépouillement de ce corps de chair (Col. II, 11)." Toute la doctrine du grand Apôtre se résume à montrer que l'Ancienne loi n'était qu'une figure et une préparation de la Loi du Christ, que toute la vie chrétienne consiste à renoncer à la chair avec ses convoitises pour vivre intérieurement de la vie de l'esprit, et que ceux-là seuls sont vraiment au Christ qui le suivent dans la voie du sacrifice. C'est tout l'Évangile lui-même.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 2 janvier nous fêtons le Saint nom de Jésus Saint Basile de Césarée   Ven 2 Jan - 16:03





LE SAINT NOM DE JÉSUS



C'est au jour de Sa Circoncision, selon la Loi de Moïse, que le divin Enfant de Bethléem reçut le Nom de Jésus, le huitième jour après Sa naissance. L'Ange Gabriel le Lui avait assigné à l'avance au jour de l'Annonciation: "Vous L'appellerez Jésus, car Il délivrera Son peuple de l'esclavage du péché."

Qui dira la grandeur de sa signification, puisqu'il signifie Sauveur; la grandeur de son origine, puisqu'il fut apporté du Ciel; sa grandeur sur la terre, où il a opéré et opère toujours tant de merveilles; sa grandeur jusque dans les enfers où il fait trembler les démons? Qui dira sa puissance, puisque c'est par ce Nom que l'Église prie, qu'elle administre les sacrements et donne ses bénédictions, et que les apôtres et les Saints ont opéré des multitudes de miracles? Qui dira sa douceur, ses charmes, son amabilité, puisque les Saints l'ont si bien chanté et que les chrétiens l'ont invoqué et l'invoquent toujours avec tant de confiance, de fruits et d'amour?

Puisse donc le Nom de Jésus être souvent sur nos lèvres, et toujours dans notre coeur pendant la vie! Puisse-t-il être notre espérance et notre dernière parole à l'heure de la mort, notre joie et notre chant éternel dans les Cieux.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

SAINT MACAIRE
Anachorète
(†394)


Saint Macaire naquit à Alexandrie, au commencement du IVe siècle. Le trait suivant prouve qu'il passa son enfance dans une grande pureté de coeur: Menant paître son troupeau avec d'autres enfants de son âge, il ramassa par terre une figue volée par ses compagnons. Réfléchissant ensuite sur cette action, il la pleura longtemps avec une profonde douleur.

Cette âme d'élite n'était point faite pour le monde, et Dieu fit naître en elle la noble passion de marcher sur les traces des Antoine, des Pacôme et de tant d'illustres Saints qui, vivant dans la solitude des déserts, au milieu des plus effrayantes pénitences, étaient la gloire de l'Église et l'admiration du monde. Sa ferveur le fit tellement avancer, dès sa jeunesse, en la perfection évangélique, qu'on le regardait à bon droit comme un maître dont les essais égalaient déjà les merveilles de vertus des vieux solitaires. Son recueillement était continuel; Macaire ne parlait qu'à Dieu. Ses austérités dépassaient toute imagination; après avoir vécu plusieurs années ne mangeant que des herbes crues, il en vint bientôt à ne manger qu'une fois par semaine. Non moins admirable était son détachement: un jour il présenta lui-même au voleur qui venait de dévaliser sa pauvre cellule un instrument de travail que le malheureux n'avait pas aperçu. L'âme de toutes ces héroïques vertus, c'étaient la contemplation et la prière; il y passait ses jours et ses nuits: "Allons, mon âme, disait-il, montez au ciel et méprisez toutes les vanités de la terre. Vous y trouverez un Dieu, Créateur de l'univers, que les Anges adorent - à Lui seul il faut vous attacher." Est-il étonnant que le Saint soit devenu la terreur des démons? Nulle puissance infernale ne saurait nuire à celui qui s'est complètement vaincu lui-même.

Saint Macaire joignit à tant de gloires celle d'être persécuté par les hérétiques ariens. Il s'endormit dans la paix du Seigneur, vers l'an 394, après plus de soixante ans passés dans la solitude. De tels exemples ne sont-ils point une éloquente condamnation du monde, de ses passions et de ses vices? Le bonheur n'est pas où la plupart des hommes le cherchent; il est dans la pratique de l'Évangile et dans la fermeté constante à se vaincre soi-même. C'est bien en lisant la vie d'un saint si mortifié et si détaché de la terre que l'on saisit toute la lumineuse vérité de ces paroles de la sainte Écriture: "Vanité des vanités, tout est vanité, hors aimer Dieu et Le servir... Que sert à l'homme de gagner l'univers, s'il vient à perdre son âme ?... Bienheureux ceux qui pleurent... Bienheureux ceux qui souffrent!..."
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Saint Basile de Césarée
Basile le Grand, moine, évêque de Césarée de Cappadoce, docteur de l'Eglise (+ 379)



Basile de Césarée et Grégoire de Nazianze sont tous deux nés en Cappadoce. Basile dans une famille de dix enfants qui deviendront presque tous des saints. Saint Grégoire est né dans le foyer d'un juif converti qui deviendra évêque. Ils se rencontrent à Athènes, lors de leurs études, et désormais ils se lient d'une grande amitié. La même foi et le même désir de perfection animent les deux étudiants. De retour en Cappadoce, ils font des projets monastiques, mais l'Eglise a besoin d'évêques dynamiques en cette période troublée par les hérésies. Basile devient évêque de Césarée. Grégoire, évêque de Nazianze, le siège épiscopal de son père, puis de Constantinople. La forte personnalité de Basile en fait un évêque de premier plan qui défend la foi trinitaire. Il rédige également des règles monastiques, qui sont encore en vigueur dans les monastères "basiliens". Saint Grégoire est plus fragile. Chassé de Constantinople, il finira solitaire, composant d'admirables poèmes que la liturgie utilise encore.


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MessageSujet: Aujourd'hui 3 janvier nous fêtons Sainte Geneviève   Sam 3 Jan - 14:27




SAINTE GENEVIÈVE
Vierge, Patronne de Paris

(422-512)


Sainte Geneviève, patronne de Paris, naquit au village de Nanterre, vers l'an 422. C'est bien dans une vie comme la sienne que l'on reconnaît la vérité et que l'on trouve la réalisation de cette parole de saint Paul: "Dieu choisit dans ce monde les instruments les plus faibles pour confondre l'orgueil et les prétentions des hommes."[/center]


Elle était âgée de sept ans quand saint Germain, évêque d'Auxerre, traversa le village de Nanterre, où elle habitait. Éclairé par une lumière divine, le Saint discerna cette modeste enfant parmi la foule accourue sur ses pas: "Béni soit, dit-il à ses parents, le jour où cette enfant vous fut donnée: Sa naissance a été saluée par les anges, et Dieu la destine à de grandes choses." Puis, s'adressant à la jeune enfant, il la confirma dans son désir de se donner tout à Dieu: "Ayez confiance, ma fille, lui dit-il, demeurez inébranlable dans votre vocation; le Seigneur vous donnera force et courage."

Depuis ce moment, Geneviève se regarda comme consacrée à Dieu; elle s'éloigna de plus en plus des jeux et des divertissements de l'enfance et se livra à tous les exercices de la piété chrétienne avec une ardeur bien au-dessus de son âge. Rarement on vit, dans une existence si humble, de si admirables vertus. Elle n'était heureuse que dans son éloignement du monde, en la compagnie de Jésus, de Marie et de son Ange gardien.

Geneviève reçut le voile à quatorze ans, des mains de l'archevêque de Paris, et, après la mort de ses parents, elle quitta Nanterre pour se retirer à Paris même, chez sa marraine, où elle vécut plus que jamais saintement. Malgré ses austérités, ses extases, ses miracles, elle devint bientôt l'objet de la haine populaire, et le démon jaloux suscita contre elle une guerre acharnée. Il fallut un nouveau passage de saint Germain de Nanterre pour rétablir sa réputation: "Cette vierge, dit-il, sera votre salut à tous."

Bientôt, en effet, le terrible Attila, surnommé le Fléau de Dieu, envahissait la France; mais Geneviève prêcha la pénitence, et, selon sa prédiction, Paris ne fut pas même assiégé. La sainte mourut à quatre-vingt-neuf ans, le 3 janvier 512. D'innombrables miracles ont été opérés par son intercession. Son tombeau est toujours entouré de vénération dans l'église de Saint-Étienne-du-Mont, à Paris. Elle est une des grandes Patronnes de la France.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.



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MessageSujet: Aujourd'hui 4 janvier nous fêtons Sainte Angèle de Foligno   Dim 4 Jan - 14:10



SAINTE ANGÈLE de FOLIGNO
(1245-1309)


Sainte Angèle naquit à Foligno, à trois lieues d'Assise. Mariée fort jeune, elle ne prit point au sérieux ses devoirs d'épouse et de mère, et elle connut trop, avec les plaisirs du monde, ses excès et ses désordres. Mais soudain, au milieu du tourbillon qui l'emportait, Angèle sentit l'aiguillon de la grâce, vit l'inutilité de sa vie mondaine et dissipée, et comprit les dangers que courait son salut. L'ennemi des âmes tenta en vain d'entraver sa conversion; une fois sa confession faite, elle s'élança généreusement dans la voie de la perfection.

Devenue libre par la mort de son mari, elle entra dans le Tiers-Ordre de Saint-François. Sa vie dès lors fut remplie de sacrifices et d'austérités. Un jour qu'elle était tentée de découragement: "Quand il serait vrai, Seigneur, dit-elle, que Vous m'auriez condamnée à l'enfer que je mérite, je ne cesserais de faire pénitence et de demeurer, s'il Vous plaît, à Votre service." Une fois, après avoir lavé les pieds d'un lépreux, elle proposa à sa compagne de boire l'eau qui leur avait servi. Surmontant toute délicatesse, elle avala toute cette eau fétide: "Je n'ai jamais, disait-elle, trouvé meilleur goût à aucune liqueur, et cependant j'avais bien senti dans ma bouche les écailles qui étaient tombées des mains de ce pauvre."

Sa grande grâce fut l'amour de Jésus crucifié. La contemplation des souffrances du Sauveur lui devint si familière, que la vue d'un crucifix provoquait spontanément chez elle des torrents de larmes: "Quand je méditais sur la Passion, dit-elle, je souffrais le supplice de la Compassion; j'éprouvais dans les os et les jointures une douleur épouvantable et une sensation comme si j'avais été transpercée corps et âme." Cette grande pénitente ne fut pas moins admirable par ses visions, ses écrits et ses extases que par ses vertus.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd' hui 5 janvier nous fêtons Saint Siméon Stylite l'Ancien - Saint Edouard   Lun 5 Jan - 18:58



SAINT SIMÉON STYLITE L'ANCIEN
(IVe siècle)
Voici peut-être le plus étrange, le plus miraculeux de tous les Saints. Il naquit en Cilicie. Son père était berger, et lui-même passa les premières années de sa vie à garder les troupeaux. Il avait treize ans, quand un jour, à l'église, il entendit lire ces paroles: "Bienheureux ceux qui pleurent!... Bienheureux ceux qui ont le coeur pur!" Éclairé par la grâce, embrasé du désir de la perfection, il se met en prière, s'endort et fait un songe: "Il me semblait, dit-il, que je creusais les fondements d'un édifice; quand je crus la fosse assez profonde, je m'arrêtai: "Creuse encore!" me dit une voix. Par quatre fois je repris mon travail et je m'arrêtai, et par quatre fois j'entendis la même parole: "Creuse encore!" Enfin la voix me dit: "C'est assez! Maintenant tu peux élever un édifice aussi haut qu'il te plaira." Ce songe signifiait sans doute l'humilité, base de toutes les vertus et mesure de la perfection; mais il faisait aussi allusion au genre de vie que devait mener le pieux jeune homme.


Siméon entre dans un monastère; là, ses mortifications paraissent si effrayantes, qu'on lui conseille la solitude. Il se retire dans un désert et passe le Carême entier sans manger; le jour de Pâques, la Sainte Communion lui rend toute sa vigueur. Dès ce moment, il prend la résolution de passer ainsi tous les ans le temps du Carême. Les foules se pressent bientôt autour de lui attirées par ses miracles; il s'enfuit sur une montagne pour échapper au commerce des hommes; mais le concours prodigieux s'accroissait tous les jours. C'est alors qu'il se fit bâtir une colonne qui, s'élevant d'année en année, atteignit enfin la hauteur de quarante coudées, ou à peu près vingt mètres, sur laquelle il vécut environ trente-six ans. De là lui vient le surnom de Stylite, mot qui signifie, en grec, l'habitant de la colonne. Les heures de sa journée étaient partagées entre la prière, la prédication et les oeuvres de charité; la nuit se passait presque entière dans les entretiens avec le Ciel. Quelqu'un voulut un jour compter les inclinations profondes qu'il faisait en la présence de Dieu; arrivé au nombre de mille deux cent quarante-quatre, il s'arrêta, n'ayant pas la patience de continuer plus longtemps. Tout est merveilleux dans les détails de cette vie surprenante; et cependant on n'y trouve rien qui ne montre un homme conduit par l'Esprit de Dieu et soutenu par la vertu d'En Haut.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Saint Edouard le Confesseur

Roi d'Angleterre (+ 1066)


Il fut le dernier roi à régner sur l'Angleterre avant la conquête de ce pays par les Normands de Guillaume le Conquérant. Il avait horreur du sang versé. Son peuple le chérissait. Aussi éminent par sa piété que par sa générosité, il sut se faire l'ami des petites gens et fut vite l'objet d'un culte populaire, mais il n'était pas fait pour être roi.
Après bien des querelles pour le pouvoir en Angleterre, la situation n'était pas bien claire. Les Danois avec le roi Canut régnaient sur l'est du pays, la Norvège et le Danemark. Edmond "Cote de Fer" prince d'Angleterre avait été assassiné et sa femme s'était réfugiée en Normandie. Leur fils Edouard revint en Angleterre et y rétablit la couronne par sa sagesse, son humilité et sa compétence. Il cherchait toujours l'entente et la réconciliation là où c'était possible. Les expéditions danoises échouèrent. Le royaume connut une période moins troublée. Il épousa une princesse et vécurent toujours l'un et l'autre dans l'union la plus intime et la plus parfaite. Pourtant les guerres continuaient de se succéder entre Gallois et Anglais, entre les partisans d'Harold et ceux de Malcolm en Ecosse, ce qui n'empêcha pas saint Edouard de légiférer pour son royaume afin d'y établir meilleure justice et plus grande attention aux pauvres. Il résidait à Londres et à Westminster où il fit construire sa cathédrale. Il mourut quelque temps après sa dédicace.
Décédé le 5 janvier 1066, il est aussi fêté le 13 octobre, date à laquelle son corps fut transféré dans le tombeau prévu pourlui
(1163).







Dates de Fête


5 janvier

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MessageSujet: Aujourd'hui 6 janvier nous fêtons Epiphanie de Notre Seigneur "Fête des Rois" Saint Mélaine   Mar 6 Jan - 18:33



ÉPIPHANIE de NOTRE-SEIGNEUR
dite Fête des Rois


Le mot Épiphanie veut dire manifestation. C'est qu'en effet, le 6 janvier, l'Église célèbre une triple manifestation de Jésus-Christ, qui, d'après certaines traditions, aurait eu lieu le même jour, quoique à différentes années.

La fête de l'Épiphanie a donc trois objets: 1° la manifestation de la divinité du Sauveur aux Mages par l'étoile miraculeuse qui les conduisit à l'étable de Bethléem; 2o la manifestation de la divinité du Christ aux Juifs pendant Son baptême, sur les bords du Jourdain; 3ola manifestation de cette même divinité aux noces de Cana, où Jésus changea l'eau en vin. Toutefois, l'objet principal de cette fête, c'est bien la manifestation de la divinité de Jésus aux Mages et la vocation des peuples à la foi chrétienne.

L'Évangile nous apprend comment les Mages, guidés par une étoile merveilleuse et plus encore poussés par l'Esprit de Dieu, entreprirent un long et pénible voyage à la recherche d'un roi nouveau-né; il nous apprend aussi le trouble de la ville de Jérusalem à cette nouvelle, les craintes et les projets perfides d'Hérode; il nous montre enfin les heureux voyageurs prosternés dans l'étable de Bethléem, aux pieds d'un Enfant qu'ils regardent comme un Être extraordinaire, qu'ils saluent comme un Roi, qu'ils adorent comme un Dieu, et auquel ils offrent des présents symboliques: l'or, l'encens et la myrrhe.

Élevons nos âmes au-dessus du fait historique et perçons les voiles du mystère. C'est aujourd'hui l'appel de tous les peuples à la foi chrétienne. L'Église a bien lieu de chanter: "Lève-toi, Jérusalem, brille dans toute ta splendeur. Voici la Lumière du monde qui paraît; la gloire du Seigneur s'est levée sur ton enceinte; lève les yeux, regarde, dilate ton sein, tout l'univers vient à toi!" Allons avec les Mages au berceau du Sauveur, et offrons-Lui l'or de l'amour, l'encens de la prière et la myrrhe du sacrifice!

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Melaine (à droite), discutant avec son prédécesseur Amand (à gauche). Fresque du XIIe siècle

SAINT MELAINE

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Melaine ou saint Melaine (en latin Melanius) fut évêque de Rennes à partir de 505. Sa date de naissance se situe vers 456. Il participe en 511 au concile d'Orléans, convoqué par Clovis. On situe sa mort vers 530.
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MessageSujet: Aujourd'hui 7 janvier nous fêtons Saint Lucien   Mer 7 Jan - 14:43



SAINT LUCIEN
Prêtre et Martyr
(mort en 312)


Samosate, ville de la Syrie, fut la patrie de saint Lucien; il reçut de ses pieux parents une excellente éducation, mais il eut le malheur de les perdre à l'âge de douze ans. N'ayant plus aucune attache au monde, il vendit ses biens, se fit moine et n'ambitionna qu'une gloire: celle de consacrer ses grands talents et sa vie entière à la connaissance des Saintes Écritures et à la défense de la vraie foi. Bientôt une école se forme autour de son nom à Antioche, et bon nombre de jeunes gens viennent chercher près de lui les leçons de la science et de la vertu. Son zèle émeut les ennemis de la religion de Jésus-Christ; il est arrêté par ordre de l'empereur Maximin et passe neuf ans dans un cachot. Là, il trouve le moyen d'écrire des lettres aux habitants d'Antioche pour les consoler et pour les affermir; il compose une savante apologie de la religion, qu'il ose présenter à ses juges. L'empereur essaye lui-même de vaincre ses résistances.

Après avoir employé en vain les plus séduisantes promesses, il l'expose à la dent des bêtes féroces; il lui fait subir les divers supplices de la roue, du chevalet, du feu, et d'autres encore; chaque tourment aboutit à une miraculeuse victoire. Le héros chrétien est reconduit en prison, où il passe quatorze jours dans les privations et les souffrances. L'Épiphanie approchait, et Dieu fournit à Son martyr la force et les moyens de la célébrer; il n'y avait point d'autel, et le cachot infect n'était pas approprié au sacrifice: "Ma poitrine, dit le Saint à ses disciples inquiets, servira d'autel, et vous qui m'entourez, vous formerez le temple qui nous dérobera aux regards des profanes."

Une dernière fois, Lucien est appelé devant le tyran, qui l'interroge: "Quelle est ta patrie? -- Je suis chrétien! -- Quelle est ta profession? - Je suis chrétien! -- Qui t'a donné le jour? -- Je suis chrétien!" Est-il rien de plus sublime que cette réponse? Elle fut bientôt suivie de la récompense, car Lucien jeté à la mer après avoir été attaché à une pierre énorme, consomma ainsi son sacrifice.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 8 janvier nous fêtons Saint Claude Apollinaire   Jeu 8 Jan - 15:45



SAINT CLAUDE APOLLINAIRE
Évêque d'Hiéraple
(mort vers l'an 180)


Claude Apollinaire, évêque d'Hiéraple, en Phrygie, fut une des plus brillantes lumières de l'Église au second siècle. Il ne nous reste plus rien de ses écrits, ni aucune histoire de sa vie; mais l'éloge que les anciens auteurs font de lui ne permet pas de douter qu'il n'ait eu toutes les vertus qui caractérisent les saints évêques.

Les hérétiques trouvèrent toujours en lui un ennemi redoutable; il composa de savants traités où il réfutait sans réplique leurs systèmes impies, et, afin de leur ôter tout subterfuge, il montrait dans quelle secte de philosophes chacun d'eux avait puisé ses erreurs. Le saint pasteur, attristé des ravages que la persécution faisait parmi son troupeau, ne se contenta pas d'en gémir devant Dieu: il osa prendre ouvertement la défense des chrétiens, dont le paganisme avait juré d'anéantir la religion. Il fit l'apologie du christianisme et l'adressa à l'empereur Marc-Aurèle.

Dans cet ouvrage, il anéantissait tous les prétextes dont les idolâtres couvraient leur injuste acharnement contre les disciples de Jésus-Christ; il implorait ensuite la clémence du prince en faveur des chrétiens; il rappelait à l'empereur que, de son aveu même, c'était aux prières de la légion chrétienne appelée depuis Fulminante, qu'il avait dû une pluie abondante par laquelle son armée, mourante de soif, avait retrouvé force et courage pour vaincre des ennemis prêts à l'écraser. Il paraît que l'empereur Marc-Aurèle reçut favorablement cet ouvrage, aussi éloquent que solide, et qu'il arrêta pour le moment la fureur des ennemis de la religion chrétienne. Ce qui le ferait croire, c'est que saint Apollinaire ne fut point inquiété et qu'il gouverna son Église en paix jusqu'à sa mort.

Le mérite de ce courageux Pontife est d'avoir en même temps soutenu la foi de son troupeau et combattu sans relâche les ennemis du christianisme.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 9 janvier nous fêtons St Julien l'Hospitalier, Ste Basilisse et Ste Alix   Ven 9 Jan - 18:03



SAINT JULIEN L'HOSPITALIER
et SAINTE BASILISSE
Martyrs
(313)

Saint Julien naquit à Antioche, capitale de la Syrie, de parents illustres et craignant Dieu. A l'âge de dix-huit ans, ils le sollicitèrent de s'engager dans les liens du mariage. Après quelques jours de réflexion, ayant eu une vision, Dieu lui promit que sa future épouse conserverait avec lui sa virginité et que leur union serait pour beaucoup une occasion de salut. Il consentit alors à épouser une jeune fille, nommée Basilisse, que ses parents lui présentèrent. Le soir même des noces, les pieux époux s'étant mis en prière, Basilisse sentit dans la chambre un suave parfum de fleurs, quoiqu'on fût au coeur de l'hiver. Son époux lui expliqua comment ces fleurs signifiaient la bonne odeur de la virginité, et il obtint sans peine qu'elle consentit à vivre avec lui dans la continence parfaite. Leur voeu fut aussitôt récompensé, car un choeur de Saints et de Saintes, conduit par Jésus et Marie, leur apparut dans une nuée brillante, et les deux époux entendirent une harmonie toute céleste qui remplit leur âme d'une joie inénarrable.


Leurs parents étant morts, ils consacrèrent tous leurs revenus au soulagement des pauvres et des malades; ils firent même de leur maison une espèce d'hôpital. Il y avait des logements séparés pour les hommes et pour les femmes. Basilisse avait soin des personnes de son sexe, et Julien, que son immense charité avait fait surnommer l'hospitalier, avait soin des hommes. La pieuse épouse mourut la première, après avoir reçu un avertissement céleste, et prédit à son époux qu'il recevrait bientôt la palme du martyre. En effet, la persécution s'étant élevée, Julien connu par son zèle pour la religion de Jésus-Christ, ne tarda pas à être jeté en prison. Son interrogatoire, ses supplices, furent accompagnés d'étonnants prodiges et surtout de nombreuses conversions. Épargné par le feu et par les bêtes féroces, Julien eut enfin la tête tranchée, le 9 janvier 313. Son tombeau fut illustré par une foule de miracles; dix lépreux y furent guéris le même jour.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Bienheureuse Alix Le Clerc
Fondatrice de la congrégation Notre-Dame - Chanoinesses de St Augustin (+ 1622)


Sa famille qui habitait Remiremont dans les Vosges était riche; Alix était belle, elle aimait la vie, la danse et les danseurs. Et puis, un jour, elle se convertit. Elle avait vingt et un ans. Sous la direction spirituelle de saint Pierre Fourier, elle se donna à l'éducation des jeunes filles en fondant la congrégation Notre-Dame (Chanoinesses de Saint-Augustin).
Sa vie est faite de simplicité, de prière et de respect de la grâce de Dieu en chaque jeune dont elle recevait la charge éducative.
Voir aussi le site de la Congrégation Notre-Dame.
Un internaute nous signale:
"Elle fut béatifiée avant la découverte de ses reliques, fait exceptionnel. Ses reliques ont été transférées le 14/10/2007 à la Cathédrale de Nancy. Une grande cérémonie a eu lieu en présence de l'évêque Mgr Papin."
L’année 2007 est baptisée « Année Alix»






Dates de Fête


9 janvier, Fête Locale

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MessageSujet: Aujourd'hui 10 janvier nous fêtons Saint Guillaume   Sam 10 Jan - 13:22



SAINT GUILLAUME
Archevêque de Bourges
(mort en 1209)


Saint Guillaume, issu des anciens comtes de Nevers, vint au monde vers le milieu du XIIe siècle. Il fut élevé avec soin dans la crainte de Dieu. Le Seigneur lui avait donné toutes les dispositions de la nature et de la grâce nécessaires à l'accomplissement des grands desseins qu'Il avait sur lui; aussi fit-il des progrès rapides et acquit-il en peu de temps des connaissances au-dessus de son âge et un trésor croissant de sainteté.

Le monde lui souriait, avec sa gloire et ses plaisirs; il renonça à tout, il s'éloigna même des honneurs ecclésiastiques qui semblaient le poursuivre, et s'enfonça dans la solitude d'un monastère. Non content d'avoir quitté le monde, il en perdit jusqu'au souvenir, et vécut dans la présence continuelle de Dieu; sa modestie, sa dévotion, sa régularité, ranimaient la ferveur de ses frères; il suffisait de le regarder au choeur ou à l'autel pour être embrasé du saint désir de marcher sur ses traces. Il avait surtout un grand amour pour le Saint-Sacrement, près duquel il trouvait ses délices, et ses larmes ne tarissaient pas durant le saint sacrifice de la Messe.

Il fallut lui faire violence pour le nommer abbé de son monastère; pourtant il dut bientôt se résigner à monter plus haut et répondre à l'appel du Ciel clairement manifesté. Sacré archevêque de Bourges, Guillaume montra, dès les premiers jours, toutes les vertus des plus illustres Pontifes. Il demeura moine dans son palais, moine par l'habit et plus encore par les austérités. Il sut concilier les exercices de sa piété avec les immenses occupations de sa charge; il parcourait son diocèse, prêchait, instruisait les petits et les humbles, administrait les sacrements, visitait les hôpitaux, délivrait les captifs, et multipliait les prodiges. Quand on lui demandait un miracle, il disait: "Je ne suis qu'un pauvre pécheur;" mais il cédait aux larmes des malades et les guérissait par sa bénédiction.

On a conservé de lui quelques belles paroles: "Tel pasteur, telles brebis," disait-il souvent. "J'ai à expier, disait-il encore, et mes propres péchés et ceux de mon peuple." Sa mort fut digne de sa vie; il expira revêtu du cilice qu'il avait porté toujours, et couché sur la cendre. Au moment de sa mort, il vit distinctement les anges battant des ailes au-dessus de sa tête, et il rendit l'âme en leur tendant les bras. Pendant ses obsèques, la foule aperçut au-dessus de l'église un globe de feu planant dans les airs.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 11 janvier nous fêtons Saint Théodose et Saint Paulin   Dim 11 Jan - 14:30



SAINT THÉODOSE
Abbé
(423-529)


Théodose naquit, l'an 423, dans une petite ville de la Cappadoce. Jeune encore, il se sentit inspiré de visiter les Lieux Saints. En route, il voulut voir saint Siméon Stylite et le consulter sur le genre de vie qu'il devait choisir. Siméon le distingua dans la foule des pèlerins, et, l'appelant par son nom: "Théodose, homme de Dieu, lui dit-il, soyez le bienvenu." Il le fit monter sur la haute colonne qui lui servait de demeure, le bénit et lui annonça qu'il serait le père d'un grand peuple de moines.

Théodose, après son pèlerinage, se fixa dans la Terre Sainte et chercha la solitude sur une haute montagne, où il vécut dans les jeûnes et la prière. L'éclat de sa vertu lui attira des disciples; il en reçut d'abord un tout petit nombre, mais bientôt sa charité lui fit accepter tous les sujets de bonne volonté. Il les exerçait à la vertu par la parole et par l'exemple. Pour leur rendre toujours présente la pensée de la mort, il leur fit creuser une tombe; puis, se tenant au milieu d'eux, il leur dit en souriant: "Voici tout prêt le lieu du repos, qui de nous en fera la dédicace?" Un prêtre, nommé Basile, fléchit le genou: "Veuillez me bénir, mon Père, ce sera moi!" On lut pendant quarante jours l'office des funérailles, et au quarantième jour, sans fièvre, sans douleur, sans agonie, Basile s'endormit du dernier sommeil.

Théodose, sur un avis céleste, fit bâtir un monastère si vaste, qu'il avait l'aspect d'une cité. Outre les bâtiments réservés aux moines, il y avait de grands établissements pour tous les métiers, et plusieurs hôpitaux pour les foules d'infirmes et de malades; l'enceinte de ce monastère ne renfermait pas moins de quatre églises.

Dieu récompensa l'immense charité de son serviteur. Certain jour, il y eut cent tables dressées dans le monastère pour les étrangers; la Providence pourvoyait à tous les besoins. Une fois, les provisions étant épuisées, les frères se mirent à murmurer, Théodose leur dit: "Confiance, Dieu ne nous oubliera pas." Bientôt arrivèrent des mulets chargés de vivres. Le Saint vit venir avec joie la mort, dans la pensée de laquelle il avait puisé le principe d'une vie si parfaite; il était arrivé à l'âge de cent six ans.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Saint Paulin d'Aquilée

Patriarche d'Aquilée (+ 804)


On ignore s'il était d'origine allemande ou italienne. Il passa pour être l'un des hommes les plus savants de son époque, écrivant aussi bien en prose qu'en vers. Alcuin le considérait comme son maître et l'empereur Charlemagne l'appela à sa cour pour en faire l'un de ses conseillers en matière religieuse. C'est lui qui le fit nommer évêque d'Aquilée, dans le Frioul italien. Selon ses contemporains, il fut "la lumière de la chrétienté" sans pour autant négliger le soin de son propre diocèse. Il fut l'un des grands défenseurs du "Filioque" ajouté dans le texte latin du Concile de Nicée. Il évangélisa les Avars et les Slovènes.



Le Verbe très saint du Père, tout-puissant et absolument parfait, se répand en toutes choses. Il déploie partout sa puissance. Il éclaire toutes choses, visibles et invisibles. Il les contient en lui et les rassemble en lui. Il n’en laisse aucune en dehors de sa puissance, mais il donne vie et protection à toutes choses, en tout lieu, à chacune en particulier et à toutes ensemble.



Dates de Fête


11 janvier, Fête Locale

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MessageSujet: Aujourd'hui 12 janvier nous fêtons Sainte Marguerite Bourgeaois Saint Alfred Sainte Tatiana   Lun 12 Jan - 15:18



SAINTE MARGUERITE BOURGEOIS
Fondatrice de la Congrégation Notre-Dame de Montréal
(1620-1700)



Marguerite Bourgeois naît à Troyes, en France, le Vendredi Saint, 17 avril 1620. Elle fut préparée longuement par des voies toutes providentielles à sa mission future. A vingt ans, lors d'une procession, la Sainte Vierge la regarda et lui sourit. Dès lors, Marguerite renonça aux parures et aux amusements de son âge et entra dans la Société des Enfants de Marie dont elle devint la présidente.

Dix ans plus tard, le jour de l'Assomption, Jésus-Enfant, (âgé de trois ans,) lui apparaît dans l'Hostie de l'ostensoir. Il embrase son coeur des flammes de la divine charité, lui inspire un souverain mépris pour tous les biens terrestres et lui communique une immense soif des âmes.

En 1653, Marguerite Bourgeois s'embarque pour le Canada à trente-trois ans. La Vierge lui dit: "Va, Je ne t'abandonnerai pas." Quatre années s'écoulent avant qu'il lui soit possible de se vouer à l'éducation chrétienne des enfants. En attendant, sa charité s'étend à tous: elle visite et sert les malades, ensevelit les morts, console les affligés, catéchise les colons.

Dorénavant, sa tâche consistera à former et diriger une communauté religieuse enseignante non cloîtrée. En 1658, elle jette les bases de son institut en ouvrant la première école de Ville-Marie dans une étable cédée par Monsieur de Maisonneuve. Elle s'adjoint des compagnes, qu'elle initie à son oeuvre. De là surgissent les "petites écoles"disséminées sur les côtes de la Nouvelle-France.

L'oeuvre sociale de Mère Bourgeois n'est pas moins admirable que son oeuvre d'éducation. Son dévouement la met au service des jeunes ménages d'alors. Elle héberge chez elle les Filles du Roi, les guide et les dirige, inculquant en elles les sérieux devoirs de l'épouse et de la mère. Elle demeurera la conseillère de ces jeunes femmes auprès de qui elles chercheront toujours réconfort et encouragement pour la pratique des vertus.

L'ingéniosité de Marguerite Bourgeois se révèle dans des créations de toutes sortes: ouvroir pour les jeunes filles et les épouses, école normale pour la formation de ses compagnes dans l'éducation, oeuvre des Tabernacles qu'elle fonde avec la recluse Jeanne Leber, congrégation pour jeunes filles.

Après quarante-sept ans de travaux bénis du Ciel et de la Sainte Vierge, Marguerite Bourgeois s'éteint à quatre-vingts ans, avec la réputation d'une âme éminente en sainteté. Le 12 novembre 1950, dans une cérémonie solennelle à Saint-Pierre de Rome, Pie XII la déclarait bienheureuse. Depuis cette date, elle a reçu les honneurs de la canonisation.

Marguerite Bourgeois par une religieuse de la Congrégation Notre-Dame. (Résumé de); Collection "Ville-Marie" no: 8, éd. 17 avril 1941.


SAINT AELRED OU ALFRED
Abbé
(1109-1167)

Né au nord de l'Angleterre, Alfred se fit remarquer par tous les avantages de la naissance, de l'éducation et des talents. Son histoire rapporte qu'un jour qu'il reposait dans son berceau, un de ses parents vit son visage brillant comme le soleil. Jeune encore, il fut nommé gouverneur du palais par David, roi d'Écosse, et il remplit cette charge importante avec une supériorité qui lui attira l'estime du prince et de toute la cour.

Un jour, un personnage de qualité lui ayant fait des reproches injurieux en présence du roi, il l'écouta avec patience et le remercia de ce qu'il avait la charité de l'avertir de ses fautes. Cette conduite impressionna si heureusement son ennemi, qu'il lui demanda aussitôt pardon. Ce trait, parmi d'autres, révéla son humilité profonde. Mais Alfred se sentait fait pour une vie plus parfaite.

A vingt-quatre ans, il quitta les honneurs de la cour pour prendre l'habit monastique et porter le joug du Seigneur. Nommé malgré lui abbé de son monastère, il se montra le modèle de tous. Un de ses religieux nous a laissé de sa vertu le tableau suivant: "Quelle vie plus pure que celle d'Alfred? Qui fut plus sage dans ses discours? Les paroles qui sortaient de sa bouche avaient la douceur du miel; son corps était faible et languissant, mais son âme vive et alerte. Il souffrait patiemment ceux qui l'importunaient et ne se rendait jamais importun à personne. Il écoutait volontiers les autres et ne se pressait point de répondre à ceux qui le consultaient. On ne le vit jamais en colère; ses paroles et ses actions portaient la douce empreinte de cette onction et de cette paix dont son âme était remplie."

Les quatre dernières années de sa vie, il augmenta ses mortifications au point que son corps devint d'une maigreur extrême, et qu'on l'aurait pris pour un esprit plutôt que pour un homme. Souvent il se mettait dans une fosse creusée dans le sol de son oratoire, et de là on l'entendit plus d'une fois s'entretenir avec les esprits célestes. Familiarisé depuis longtemps avec la pensée de la mort, il la vit venir avec joie, le 12 janvier 1167, à l'âge de cinquante-sept ans.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Sainte Tatiana de Rome

martyre (+ 226)


ou Tatienne.
Fille d'un consul romain et dénoncée comme chrétienne, elle fut condamnée à être suspendue à une potence, le corps labouré et mis à nu avec des peignes de fer. Les bourreaux l'outragèrent en lui tondant la chevelure et finalement elle fut décapitée.






Dates de Fête


12 janvier, Fête Locale

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MessageSujet: Aujourd'hui 13 janvier Le baptême de notre Seigneur -Sainte Véronique de Binasco Sainte Yvette   Mar 13 Jan - 18:09


LE BAPTÊME DE NOTRE-SEIGNEUR


Sa Majesté S'approcha parmi les autres, et Il demanda à saint Jean de Le baptiser comme l'un d'eux. Le Baptiste Le reconnut et prosterné à Ses pieds, confus (Le retenant) il lui dit: "Je dois être baptisé par Vous, Seigneur, et Vous venez me demander le Baptême?" Le Sauveur répondit: "Laissez-Moi faire maintenant ce que Je désire, car il convient ainsi d'accomplir toute justice."

Saint Jean ayant achevé de baptiser Notre-Seigneur Jésus-Christ, le ciel s'ouvrit et l'Esprit-Saint descendit en forme visible de colombe sur Sa tête, et l'on entendit la voix du Père qui disait: "Celui-ci est Mon Fils bien-aimé en qui J'ai mis Mes délices et Mes complaisances." Plusieurs de ceux qui étaient présents entendirent cette voix du Ciel, ceux qui n'étaient point indignes d'une faveur si admirable, et en même temps ils virent l'Esprit-Saint dans la forme qu'Il vint sur le Sauveur.

Ce témoignage fut le plus grand qui peut être donné de la divinité de notre Rédempteur, puisqu'il était manifesté par tout cela que Jésus-Christ était vrai Dieu, égal à Son Père Éternel dans la substance et les perfections infinies. Le Père voulut être le premier qui rendît du Ciel, témoignage à la divinité de Jésus-Christ, afin qu'en vertu de Son propre témoignage, tous ceux qui devaient en être rendus ensuite dans le monde demeurassent autorisés. Cette voix du Père eut aussi un autre mystère revenant au crédit de Son Fils, car elle fut comme un dédommagement qu'Il fit en Lui compensant l'acte de S'humilier à recevoir le Baptême qui servait de remède au péché dont le Verbe fait chair était libre, puisqu'Il était impeccable.

Notre Rédempteur Jésus-Christ offrit au Père avec Son obéissance cet acte de S'humilier à prendre la forme de pécheur, en recevant le Baptême avec ceux qui l'étaient, Se reconnaissant, par cette obéissance, inférieur dans la nature humaine commune aux autres enfants d'Adam et instituant de cette manière le sacrement de Baptême qui devait laver les péchés du monde en vertu de Ses mérites; et le même Seigneur S'humiliant le premier à recevoir le Baptême des péchés, demanda et obtint du Père un pardon général pour tous ceux qui le recevraient et qui sortiraient de la juridiction du démon et du péché et qui seraient régénérés dans le nouvel être spirituel et surnaturel d'enfants adoptifs du Très-Haut.

La voix du Père et la Personne de l'Esprit-Saint descendirent pour accréditer le Verbe fait homme, récompenser Son humiliation, approuver le Baptême et les effets qu'il devait avoir, confesser et manifester Jésus-Christ pour Fils de Dieu véritable et faire connaître les trois Personnes au nom desquelles le Baptême devait être donné.

Tiré de Marie D'Agreda, C.M., Tome 5, pp. 289-291
1. Mt. 3, 14
2. Ibid. 15
3. Mt. 3, 17

SAINTE VÉRONIQUE de BINASCO
(ou de MILAN)
(1445-1497)


Véronique naquit à Binasco, près de Milan. Elle appartenait à une pauvre famille de laboureurs, plus riche en vertus qu'en biens de la terre. A cause de leur pauvreté, ses parents durent l'employer de bonne heure aux travaux des champs; mais au lieu d'écouter les conversations mondaines et les chansons légères, elle vaquait à l'oraison et à la prière et semblait étrangère à tout ce qui se passait autour d'elle. Cette fleur de vertu devait s'épanouir dans la vie religieuse.

Poussée par un ardent désir d'entrer chez les soeurs Augustines de Sainte-Marthe, à Milan, Véronique employa une partie de ses nuits pour apprendre à lire et à écrire, condition nécessaire à son admission dans le couvent. Ses efforts furent vains, et, découragée, elle se plaignit à la Très Sainte Vierge, qui lui apparut et lui dit: "Ma fille, sois sans inquiétude; il te suffira de connaître les trois lettres que Je t'apporte du Ciel. La première est la pureté du coeur, qui nous fait aimer Dieu par-dessus toutes choses; tu ne dois avoir qu'un amour, celui de Mon Fils. La seconde est de ne pas murmurer contre les défauts du prochain, mais de les supporter avec patience et de prier pour lui. La troisième est de méditer chaque jour la Passion de Jésus-Christ, Lequel t'accepte pour Son épouse." Dès lors, Véronique ne fit plus cas de l'alphabet ni des livres, mais elle avait trouvé le chemin de la vraie science, celle des Saints.

Reçue enfin parmi les soeurs converses de Sainte-Marthe, elle se distingua parmi elles non seulement par les vertus les plus éclatantes, mais par les dons les plus extraordinaires. Ses yeux étaient deux sources intarissables de larmes. Souvent le Sauveur lui apparaissait; une fois Il récita l'office avec elle; une autre fois, Il Se montra devant elle cloué à la Croix, la tête couronnée d'épines, le visage pâle et défiguré, le corps couvert de plaies; cette vue la fit tomber en défaillance. Les démons la tourmentèrent en mille manières, cherchant à décourager une vertu aussi héroïque; mais leurs attaques ne servirent qu'à augmenter ses mérites.

Chaque jour, pendant une année, le Saint honoré chaque jour par l'Église lui apparaissait et l'instruisait. Les Anges se faisaient un honneur de la servir; et, durant les trois années qui précédèrent sa mort, un de ces esprits célestes lui apportait, le lundi, le mercredi, et le vendredi de chaque semaine, un pain qui la rassasiait et la dégoûtait de toute autre nourriture. Sa vie, toute de merveilles, fut couronnée par une mort sainte, dont elle avait prédit le jour et l'heure.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Sainte Yvette

Jutte, recluse à Huy (+ 1228)


Néerlandaise, née en 1158, vénérée dans la région de Liège.
Mariée à treize ans, mère de 2 enfants, veuve à dix-huit, elle vécut trente ans, recluse dans une cellule accolée à l'église de Huy en Belgique, priant Dieu et soignant les lépreux.






Dates de Fête


13 janvier, Fête Locale

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MessageSujet: Aujourd'hui 14 janvier nous fêtons Saint Hilaire Sainte Nina   Mer 14 Jan - 14:18



SAINT HILAIRE
Évêque de Poitiers et Père de l'Église
(301-368)


Saint Hilaire naquit à Poitiers, de parents païens, au commencement du IVe siècle. Après une éducation toute profane, il secoua par les propres forces de son génie, aidé de la grâce, le joug absurde et impur du paganisme, et reçut publiquement le baptême. Ce païen converti allait devenir l'une des plus brillantes lumières de l'Église, le marteau de l'hérésie et l'apôtre infatigable du dogme de la Sainte Trinité. La vertu d'Hilaire croissant chaque jour, on ne parlait, dans toute la province de Poitiers, que de la pureté de ses moeurs, de sa modestie, de sa charité et de son zèle.

Lorsque l'évêque de Poitiers vint à mourir, tous les fidèles le demandèrent pour pasteur. Dès lors, Hilaire entra dans la mêlée contre l'hérésie d'Arius et ne quitta pas le champ de bataille jusqu'à son dernier soupir. Ni les menaces des princes, ni la calomnie, ni l'exil, ne purent jamais ébranler son courage. Obligé de quitter son peuple, il se rend en Orient, où il devient le porte-étendard de la vérité chrétienne.

Il est enfin rendu à son troupeau, après plusieurs années d'exil; ce retour prend le caractère d'un vrai triomphe. "La Gaule tout entière, dit saint Jérôme, embrassa un héros qui revenait victorieux du combat, la palme à la main." La ville de Poitiers surtout éclata en transports indicibles; chacun croyait avoir retrouvé son père et même sa patrie, car, durant l'absence du pontife, la patrie avait semblé à tous un douloureux exil.

Un jour, un petit enfant mourut sans baptême; sa mère, tenant le cadavre en ses bras vint se jeter aux pieds d'Hilaire et lui dit d'une voix suffoquée par les sanglots: "Rendez-moi mon fils ou rendez-le au baptême." L'homme de Dieu, ému de la douleur de cette pauvre mère, se prosterne en prière, et bientôt l'enfant ouvre les yeux et revient à la vie.

Épuisé par ses travaux et ses fatigues, le grand athlète de la foi tomba malade; l'heure de la récompense était venue. Une lumière éblouissante éclaira sa chambre, puis diminua insensiblement, et disparut à l'instant même de sa mort.

La France lui a voué un culte spécial, et une multitude d'églises s'honorent de l'avoir pour patron. Un historien a tracé le portrait suivant de saint Hilaire: "Il réunissait en sa personne toutes les excellentes qualités qui font les grands évêques. S'il a fait admirer sa prudence dans le gouvernement de l'Église, il y a fait éclater aussi un zèle et une fermeté apostoliques que rien ne pouvait abattre."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.



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Sainte Nina

IVème siècle


Jeune chrétienne emmenée en captivité en Géorgie (Russie) vers 337, elle commença la conversion du pays. Les Eglises d’Orient la fête aujourd’hui. L’Eglise en Occident en fait mémoire aujourd’hui également et la célèbre le 15 décembre. Nous connaissons sa vie par l’écrivain ecclésiastique Rufin qui donna quelques détails sur la conversion de l’Ibérie, région intérieure de l’actuelle Géorgie. Une jeune captive chrétienne, dont on ignore le pays d’origine, devenue esclave à la cour royale de Mzkhéta, non loin de Tbilissi, garde toute sa foi auprès du roi Mirian. Plus que sa grande beauté, c’est son inlassable charité qui la fait aimer et respecter. Ayant obtenu par ses prières la guérison d’un enfant, elle est appelée auprès de la reine Nana qui se meurt. Elle lui rend la santé. Quand le roi veut la récompenser, elle lui dit préférer sa conversion. Le roi en laisse d’abord le soin à sa femme. A quelque temps de là, il demandera à l’archevêque de Constantinople de lui envoyer un évêque pour évangéliser le royaume. Saint Nino se retire dans la région de Bobdé où, dès le 4ème siècle, fut construite une cathédrale. A Mzekhéta un petit oratoire rappelle aujourd’hui encore ce baptême de la Géorgie.

Source viechretienne.catholique.org/saints
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MessageSujet: Aujourd'hui 15 janvier nous fêtons Saint Paul, Saint rémi   Jeu 15 Jan - 14:37



SAINT PAUL
Premier Ermite
(229-342)



La gloire de ce grand Saint est d'avoir frayé la voie du désert à d'innombrables générations de solitaires et de n'avoir été surpassé par personne dans la pratique de la prière et de la pénitence. Il naquit dans la Basse-Thébaïde, en Égypte. Orphelin dès l'âge de quinze ans et possesseur d'un très riche patrimoine, il abandonna tout pour obéir à l'impulsion divine. S'enfonçant dans la solitude, il arriva à une caverne creusée dans les flancs d'une montagne, et dans laquelle coulait une source limpide. Il prit ce lieu en affection et résolut d'y passer sa vie. Un palmier voisin lui fournissait son repas et son vêtement; l'eau claire de la fontaine était son unique boisson.

Paul avait vingt-deux ans quand il se retira du monde; il vécut dans le désert jusqu'à l'âge de cent treize ans; il passa donc quatre-vingt-onze ans sous le regard de Dieu et loin de la vue des hommes, et nul ne pourra jamais nous dire ni les merveilles de vertu qu'il a accomplies, ni les ineffables douceurs de sa vie pénitente et contemplative. Deux faits cependant nous sont connus.

Paul avait quarante-trois ans quand Dieu se chargea de le nourrir lui-même en lui envoyant miraculeusement chaque jour, par un corbeau, la moitié d'un pain. A l'âge de cent treize ans, il reçut la visite du saint solitaire Antoine.

Antoine, âgé de quatre-vingt-dix ans, avait été éprouvé par une tentation de vaine gloire, le démon essayant de lui suggérer qu'il était le plus parfait des solitaires. Mais Dieu lui avait ordonné en songe d'aller plus avant dans le désert, à la rencontre d'un solitaire bien plus parfait que lui. Après deux jours et une nuit de marche, Antoine suivit la trace d'une louve qui le conduisit jusqu'à la grotte où habitait Paul. Ce fut à grand peine que le Saint voulut ouvrir sa porte au voyageur inconnu. Il ouvrit enfin; les deux vieillards s'embrassèrent en s'appelant par leur nom et passèrent de longues heures à bénir Dieu.

Ce jour-là, le corbeau leur apporta un pain entier; ils rendirent grâces au Seigneur, et s'assirent au bord de la fontaine pour prendre leur frugal repas. Antoine, de retour dans sa solitude, disait à ses disciples: "Malheur à moi, pécheur, qui suis indigne d'être appelé serviteur de Dieu! J'ai vu Élie, j'ai vu Jean dans le désert; en un mot, j'ai vu Paul dans le Paradis." Paul mourut cette même année, et sa fosse fut creusée par deux lions du désert. Sa vie parfaitement authentique, fut écrite par saint Jérôme.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Remi de Reims


Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.






Statue de saint Remi baptisant Clovis Ier à côté de la Basilique Saint-Remi de Reims

Saint Remi (vers 437-13 janvier 533), né dans le diocèse de Laon en 437, évêque à 22 ans de Reims, apôtre des Francs, est considéré comme le convertisseur officiel par baptême de la France au christianisme en baptisant collectivement Clovis Ier, le premier roi mérovingien chrétien de France à Noël 496 (date approximative) avec 3000 guerriers et nobles francs. Il fonda les sièges épiscopaux de Thérouanne, Laon et Arras.

Saint Remi est l'un des cinq patrons catholique de France, avec saint Martin, saint Denis, sainte Jeanne d'Arc et sainte Thérèse de Lisieux.

Fête : 15 janvier. Dans le diocèse de Reims, il est fêté le 1er octobre conformément à une tradition locale remontant à la fin du VIème siècle
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MessageSujet: Aujourd'hui 16 janvier nous fêtons Saint Marcel, BSE Stéphanie Quinzani, Saint Honorat   Ven 16 Jan - 18:54



SAINT MARCEL
Pape et martyr
+ 310


Romain d'origine, Marcel fut choisi le 21 mai 308, pour succéder à saint Marcellin, martyrisé deux mois auparavant. (Il siégea sous le règne de Maxence, cinq ans, six mois et vingt-et-un jours.)

Devenu Pape, saint Marcel n'oublia point les exemples de vertus et de courage de son prédécesseur. Il obtint d'une pieuse matrone nommée Priscille, un endroit favorable pour y rétablir les catacombes nouvelles, et pour pouvoir y célébrer les divins mystères à l'abri des profanations des païens. Les vingt-cinq titres de la ville de Rome furent érigés en autant de paroisses distinctes, afin que les secours de la religion fussent plus facilement distribués aux fidèles. A la faveur d'une trève dans la persécution, Marcel s'efforça de rétablir la discipline que les troubles précédents avaient altérée. Sa juste sévérité pour les chrétiens qui avaient apostasié durant la persécution lui attira beaucoup de difficultés.

L'Église subissait alors la plus violente des dix persécutions. Dioclétien venait d'abdiquer en 305, après avoir divisé ses États en quatre parties, dont chacune avait à sa tête un César. Maxence, devenu César de Rome en 306, ne pouvait épargner le chef de l'Église universelle. L'activité du Saint Pontife pour la réorganisation du culte sacré au milieu de la persécution qui partout faisait rage, était aux yeux du cruel persécuteur, un grief de plus.

Maxence le fit arrêter par ses soldats et comparaître à son tribunal, où il lui ordonna de renoncer à sa charge et de sacrifier aux idoles. Mais ce fut en vain: saint Marcel répondit hardiment qu'il ne pouvait désister un poste où Dieu Lui-même l'avait placé et que la foi lui était plus chère que la vie. Le tyran, exaspéré par la résistance du Saint à ses promesses comme à ses menaces, le fit flageller cruellement. Il ne le condamna point pourtant à la mort; pour humilier davantage l'Église et les fidèles, il l'astreignit à servir comme esclave dans les écuries impériales.

Le Pontife passa de longs jours dans cette dure captivité, ne cessant dans la prière et le jeûne, d'implorer la miséricorde du Seigneur. Après neuf mois de détention, les clercs de Rome qui avaient négocié secrètement son rachat avec les officiers subalternes, vinrent pendant la nuit et le délivrèrent. Une pieuse chrétienne nommée Lucine, qui depuis dix-neuf ans avait persévéré dans la viduité, donna asile au Pontife. Sa maison devint dès lors un titre paroissial de Rome, sous le nom de Marcel, où les fidèles se réunissaient en secret.

Maxence en fut informé, fit de nouveau arrêter Marcel, et le condamna une seconde fois à servir comme palefrenier dans un haras établi sur l'emplacement même de l'église. Saint Marcel, Pape, mourut au milieu de ces vils animaux, à peine vêtu d'un cilice. La bienheureuse Lucine l'ensevelit dans la catacombe de Priscille, sur la voie Salaria. Les reliques de ce Souverain Pontife reposent dans l'ancienne église de son nom, illustrée par son martyre. Il fut le dernier des Papes persécutés par le paganisme.

Abbeville F. Paillart, édition 1900, p. 16-17

BSE STÉPHANIE QUINZANI
Vierge du Tiers-Ordre de Saint-Dominique
(1457-1530)


Cette fille de saint Dominique naquit le 5 février 1457, à Orzinovi, petit village situé près de Brescia, en Italie. Son père, Lorenzo Quinzani alla bientôt s´établir à Soncino pour se mettre sous la conduite du dominicain Mathieu Carreri, célèbre maître de la vie intérieure. Celui-ci avait remarqué la petite Stéphanie et prédit à la jeune enfant qu´elle serait son héritière. L´enfant ne comprit rien à ces paroles, mais, quelques années plus tard, quand le bienheureux Matthieu mourut, la Sainte se sentit frappée au coeur d´une blessure très douloureuse. Au même instant, le défunt lui apparut et lui apprit que cette blessure était l´héritage qu´il lui avait promis.

La souffrance devait être le partage de la bienheureuse Stéphanie; elle était destinée par Dieu à prendre rang parmi ces âmes privilégiées que Sa divine sagesse conduit hors des voies communes et élève par des moyens extraordinaires jusqu´aux plus hauts sommets de la vie mystique.

Chez la bienheureuse, la grâce prévint la nature. A l´âge de sept ans, elle fit voeu de pauvreté, de virginité et d´obéissance. Notre-Seigneur voulut aussitôt lui montrer combien sa générosité Lui avait été agréable. Il lui apparut accompagné de Sa Très Sainte Mère, et de plusieurs autres Saints et lui donna le titre d´épouse et comme gage de cette alliance, lui remit un anneau précieux. Vers l´âge de dix à onze ans, elle sentit un vif attrait pour la souffrance. Elle comprit qu´elle devait suivre le Christ, son Époux, sur le chemin du Calvaire. Aussi se mit-elle à pratiquer une rigoureuse mortification. Les épreuves ne lui furent pas épargnées et le démon lui suscita de terribles tentations contre la sainte vertu. Pour en triompher, la jeune fille eut recours à un remède énergique: elle se précipita avec un courage intrépide dans un amas d´épines et s´y roula jusqu´à ce que la douleur eût calmé les efforts de la tentation.

A l´âge de quinze ans, un Vendredi-Saint, alors qu´elle méditait avec larmes sur les souffrances de son Sauveur, elle reçut de Jésus-Christ l´impression des sacrés stigmates et Il lui déclara que désormais elle aurait part à toutes Ses douleurs et que dans chacun de ses membres elle porterait une partie de ce que Lui-même avait souffert. A partir de ce moment, chaque semaine, le vendredi, elle semblait reproduire dans son corps et dans son âme les mystères de la sanglante Passion. On la voyait dans une sorte d´agonie pendant laquelle il lui sortait de tous les pores une sueur mêlée de sang. Puis on eût dit qu´on la déchirait de coups de fouet. Enfin, sa tête portait comme l´empreinte du couronnement d´épines. A ces souffrances corporelles venaient s´ajouter d´indicibles angoisses morales. Pendant quarante ans, la Bienheureuse dut passer à travers des ténèbres, des sécheresses, des impuissances et des délaissements terribles. Et ce martyre de l´âme était si effroyable qu´elle eût succombé sous la rigueur des épreuves, si des faveurs extraordinaires n´étaient venues la soutenir.

Selon son plus grand désir et la promesse qu´elle avait faite en son jeune âge, elle revêtit l´habit du Tiers-Ordre de Saint-Dominique. Elle établit un monastère à Soncino et entreprit de bâtir un couvent sous le vocable de saint Paul. Dieu lui vint en aide, et, dès l´année 1519, une trentaine de jeunes filles des plus nobles familles y travaillaient sous sa direction à acquérir la perfection religieuse.

Elle mourut le 2 janvier 1530 à l´âge de soixante-treize ans en prononçant les paroles du Divin Crucifié dont elle avait été la fidèle imitatrice: "Seigneur, je remets mon âme entre Vos mains."

Causeries du dimanche

SAINT HONORAT
Évêque d'Arles
(mort en 429)


Saint Honorat naquit dans les Gaules, d'une famille illustre, mais païenne. Dieu mit de bonne heure en cet enfant prédestiné le désir du baptême, et il s'y prépara par toutes les vertus qui font l'ornement de la jeunesse. Il dut tout à la grâce et à son heureux naturel, car il avait contre lui ses parents, ses amis et le milieu corrupteur dans lequel il lui fallait vivre. Jusqu'après son baptême, son père chercha par tous les moyens possibles à le détourner de la vie chrétienne; mais, au milieu de toutes les séductions, l'invincible jeune homme se disait: "Cette vie plaît, mais elle trompe." Dès lors, Honorat vit comme un moine, le jeûne amaigrit son visage, la prière occupe ses journées.

Après quelques années d'incertitudes sur sa vraie vocation, il aborde l'île de Lérins, sur les côtes de la Provence; les serpents la rendaient inhabitable, mais ils disparaissent sous ses pas, et cette île aride et déserte devient un jardin délicieux, embaumé des fleurs de la science et de la sainteté. Par Honorat, l'Occident a trouvé aussi en lui sa Thébaïde; Lérins devient une pépinière de savants, d'évêques et de saints.

A la mort de son évêque, l'église d'Arles réclame un vertueux Pontife, et la voix populaire appelle Honorat sur ce siège illustre. C'est là qu'il se surpasse lui-même et retrace en sa vie, toute de zèle et de saintes oeuvres, l'image du pasteur selon le Coeur de Dieu, dont la charité n'a d'égal que le courage inflexible à défendre les intérêts de Jésus-Christ. Saint Hilaire d'Arles, son disciple et son successeur, nous a laissé de lui un magnifique éloge. Retenons-en cette belle parole: "Si l'on voulait représenter la charité sous une figure humaine, il faudrait faire le portrait d'Honorat."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 17 janvier nous fêtons Saint Antoine et Sainte Roseline   Sam 17 Jan - 17:06




SAINT ANTOINE
Abbé, Premier Père des Solitaires d'Égypte
(251-356)


Saint Antoine naquit à Côme, dans la Haute-Égypte. Si la gloire de l'ermite Paul est d'avoir donné le premier exemple connu de la vie cachée au désert, celle d'Antoine est d'avoir réuni des peuples de solitaires sous les règles d'une vie commune. Antoine avait reçu de ses excellents parents une éducation profondément chrétienne. Peu de temps après leur mort, étant âgé de dix-huit ans, il entendit lire, à l'église, ces paroles de l'Évangile: "Si vous voulez être parfait, allez, vendez tout ce que vous avez et donnez-en le prix aux pauvres." Il prend aussitôt cette parole pour lui, et voulant l'accomplir à la lettre, il se retire dans le désert, où il partage son temps entre la prière et le travail; il fait son unique repas après le coucher du soleil, d'un peu de pain, de sel et d'eau, et garde parfois l'abstinence jusqu'à quatre jours entiers; le peu de sommeil qu'il se permet, il le prend sur une simple natte de jonc, sur un cilice ou sur la terre nue.

A deux reprises différentes, il s'enfonce plus avant dans le désert et s'abîme de plus en plus dans la pénitence et la prière. La persécution le fait retourner dans le monde: "Allons, dit-il, voir les triomphes de nos frères qui combattent pour la cause de Dieu; allons combattre avec eux." On le voyait soulager les confesseurs de Jésus-Christ dans les cachots, les accompagner devant les juges et les exhorter à la constance. Son courage étonnait les juges et les bourreaux; il alla cent fois au-devant du martyre; mais Dieu lui réservait une autre couronne.

La persécution ayant cessé, il retourna au désert, fonda des monastères et devint le père d'une multitude de religieux. Le travail des mains, le chant des cantiques, la lecture des Saints Livres, la prière, les jeûnes et les veilles étaient leur vie.

Le désert, habité par des anges, florissait de toutes les vertus, et Antoine était l'âme de ce grand mouvement cénobitique. Il mourut à l'âge de cent cinq ans. Sa joie en quittant cette terre, fut si grande, qu'il semblait voir le Ciel ouvert devant ses yeux, et les esprits célestes prêts à lui faire escorte.

Saint Antoine est particulièrement célèbre par ses combats contre les démons. Des légions infernales le frappaient et le laissaient demi-mort; les malins esprits prenaient pour l'épouvanter les formes les plus horribles; mais il se moquait de leurs efforts. Après les avoir chassés par le signe de la Croix: "Où étiez-vous donc, Seigneur?" s'écriait-il; et Dieu lui répondait: "Antoine, J'étais avec toi et Je Me réjouissais de ta victoire."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Sainte Roseline de Villeneuve
Chartreuse en Provence (+ 1329)


ou sainte Roseline des Arcs.
Prieure de la chartreuse de Celle Roubaud dans le diocèse de Fréjus en Provence. Elle fut favorisée de phénomènes mystiques. Son culte fut confirmée en 1851.
Un internaute nous écrit:
"Elle est née aux Arcs le 27 janvier 1263, elle est la fille d’Arnaud de Villeneuve et de Sybille de Burgolle de Sabran des Arcs, seigneurs des Arcs, de Trans, de Flayosc, de La Motte et des Esclans.
- Premier noviciat à Saint-André de Ramières (Vaucluse)
- Second noviciat à la Chartreuse de Bertaud (Hautes-Alpes) où elle admise à la profession religieuse à l’unanimité le jour de Noêl 1280.
- En 1285 elle est nommée à l’abbaye de La Celle Roubaud des Arcs où elle succède à sa tante comme prieure en 1300.
- Elle restera prieure jusqu’en 1328 date à laquelle elle demande à redevenir simple religieuse.
- Elle meurt le 17 janvier 1329.
- Exhumée cinq ans après sa mort son corps est retrouvé intact et ses yeux sont aussi vifs et brillants que si elle était en vie. Le miracle de la conservation des yeux de sainte Roseline sera constaté sur ordre du roi en 1660 par le médecin personnel de Louis XIV. Mis dans une châsse le corps de sainte Roseline ne sera embaumé qu'en 1894, près de six siècles après sa mort.
- Elle symbolise la perfection des vertus cartusiennes d’humilité, de pureté et de charité."






Dates de Fête


17 janvier, Fête Locale



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MessageSujet: Aujourd'hui 18 janvier nous fêtons La Chaire de Saint Piere à Rome, Sainte Prisca   Dim 18 Jan - 18:53



La CHAIRE de SAINT PIERRE à ROME
(en 43)


L'Église a institué la fête de la Chaire de saint Pierre à Rome pour célébrer cette mémorable journée en laquelle le prince des Apôtres, après avoir tenu sept ans son siège apostolique à Antioche, vint à Rome combattre le paganisme dans son centre et dans sa source. Le dessein était audacieux; mais l'Esprit-Saint l'inspira à celui que naguère la voix d'une servante avait fait trembler. La sagesse divine réservait au prince des Apôtres de planter la foi dans cette ville, maîtresse de l'univers, afin que, de là, elle se répandit facilement chez tous les peuples.

Assurément la victoire du christianisme serait complète, si la capitale du monde païen devenait la capitale du monde régénéré, si le trône des Césars devenait le trône des chefs de l'Église de Jésus-Christ, si l'empire du démon croulait sur ses vieilles bases pour donner place à l'empire du Sauveur. C'est ce qui arriva, en dépit de toutes prévisions humaines, parce que la Volonté de Dieu ne connaît pas d'obstacles. N'était-il pas juste de célébrer par une fête la prise de possession de Rome par saint Pierre? Pour entrer dans l'esprit de cette fête, témoignons à Jésus-Christ notre reconnaissance et affermissons notre foi à Son Église.

Heureux sommes-nous de vivre dans la communion de l'Église de Jésus-Christ, seule vraie Église, hors de laquelle il n'y a point de salut! Nous marchons à la vraie lumière, nous suivons le droit chemin, nous arrivons sûrement au Ciel. Notre naissance au sein de l'Église, hors du paganisme, des hérésies et des schismes, est un don gratuit de Dieu et une marque insigne de Sa prédilection. Grâces éternelles Lui en soient rendues!

De plus, quel sujet d'affermir notre foi! Cette Église, dont nous sommes les enfants, elle est l'oeuvre de Dieu; nulle force humaine n'a contribué à son établissement ni à son triomphe; elle doit tout à la puissance divine; le monde tout entier s'est levé contre elle, mais elle a vaincu le monde; les Césars ont voulu l'égorger à sa naissance, mais elle a supplanté les Césars; les persécutions, qui devaient la tuer, l'ont fait grandir à l'infini; la faiblesse de ses chefs a fait leur force et de même que le Christ a sauvé l'humanité par Sa mort, c'est par sa vie que saint Pierre a fait de Rome le centre de l'Église.

Rome! Ce grand nom nous rappelle bien des gloires; mais sa gloire la plus brillante, c'est d'être devenue, par la prise de possession de saint Pierre, la capitale du monde chrétien.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Sainte Prisca


Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.




Sainte Prisca, martyre chrétienne des premiers siècles de notre ère.

Martyrisée à Rome, elle fut ensevelie dans les catacombes de Priscille, sur la Via Salaria, entre le Ier et le IIIe siècle.

Elle est particulièrement vénèrée dès le IVe siècle dans l'église qui lui est dédiée sur l'Aventin à Rome
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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saints et Saintes Janvier 2009   Lun 19 Jan - 17:45


SAINT CANUT IV
Roi et Martyr
(mort en 1086)


Saint Canut, roi de Danemark, alliait toutes les qualités de l'âme à celles du corps. Élevé dans la religion chrétienne, encore peu répandue en ce pays, il l'embrassa de coeur et y conforma généreusement sa conduite, chose rare, parmi les jeunes seigneurs de son entourage. Aux vertus du citoyen et du chrétien, il joignit les qualités qui font les grands rois.

Comprenant qu'il est du devoir d'un prince de défendre ses sujets, il aimait à s'exercer au métier des armes et devint bientôt maître dans l'art militaire. A la bataille, il était le premier et ne reculait jamais; placé, jeune encore, à la tête des armées danoises, chacun de ses combats fut une victoire. Mais ce fut sur le trône qu'éclatèrent complètement ses qualités et ses vertus.

Canut comprenait que l'obéissance au Roi éternel est la seule et véritable grandeur; il estimait peu sa couronne passagère, en comparaison de celle que la pratique de l'Évangile lui mériterait dans le Ciel. La frugalité de sa table, la simplicité de ses vêtements, faisaient un contraste frappant avec le luxe de sa cour. Cependant il savait, à l'occasion, faire respecter sa dignité et imposer à tous par sa majesté et par la crainte de sa juste autorité. En voici un exemple:

Un chef danois, pour faire face à ses folles dépenses, ne rougit pas d'exercer le criminel métier de pirate et de brigand; un jour le roi de Danemark apprend que son vassal avait pillé un vaisseau norvégien et massacré l'équipage. Il fait saisir le coupable, le convainc du crime par son propre aveu et le condamne à mort sans craindre la vengeance de sa puissante famille.

Ce roi juste était le plus loyal des hommes, et sa bonté d'âme égalait sa fermeté. Austère et pieux, comme un moine, il jeûnait souvent, passait les nuits en oraison et n'avait qu'un soin, celui d'étendre la foi dans son royaume, comprenant bien qu'elle est la vraie source de tout progrès et de toute civilisation.

L'enfer suscitait dans l'ombre des ennemis à ce saint roi; pendant qu'il priait dans une église, il fut entouré par des assassins, et, plutôt que de fuir, il continua sa prière et se laissa poignarder à genoux sur les marches de l'autel. Dieu vengea sa mort en affligeant le Danemark de plusieurs calamités, et des guérisons miraculeuses s'opérèrent à son tombeau.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 20 janvier nous fêtons Saint Fabien, Saint Sébastien   Mar 20 Jan - 18:04

SAINT FABIEN
Martyr
(250)


Saint Fabien monta sur la chaire de saint Pierre en 236. Dieu manifesta le choix qu'Il avait fait de lui par une colombe descendue d'En-Haut, qui alla se poser sur sa tête. Une telle entrée dans le gouvernement de l'Église suppose de hautes vertus et promet des événements remarquables, mais l'histoire en a peu conservé le souvenir. Saint Cyprien résume l'éloge de saint Fabien en lui donnant le titre d'homme incomparable. Le martyre couronna sa vie l'an 250.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.




SAINT SÉBASTIEN
Martyr
(288)

Saint Sébastien, né à Narbonne, a reçu le glorieux titre de Défenseur de l'Église romaine. On pense que, renonçant à une brillante carrière dans sa patrie, il entra dans l'armée afin de pouvoir plus facilement servir ses frères dans sa foi.


Ses grandes qualités le firent bientôt connaître à la cour; il s'y distingua et devint en peu de temps un des favoris de Dioclétien qui le nomma capitaine de la première compagnie de ses gardes. Cette position favorisa ses desseins. Bon nombre de chrétiens lui durent de ne pas faiblir devant les supplices: il fut pour les païens l'occasion d'une foule de conversions: la grâce de Dieu était en lui, et le Ciel confirmait son zèle par les miracles.

Un apostat le trahit enfin, et il fut traduit comme chrétien devant l'empereur. Sébastien parut sans frayeur en face du tyran, et se proclama disciple de Jésus-Christ: "Quoi! lui dit Dioclétien, je t'ai comblé de mes faveurs, tu habites mon palais, et tu es l'ennemi de l'empereur et des dieux? -- J'ai toujours invoqué Jésus-Christ pour votre salut et la conservation de l'empire, reprit Sébastien, et j'ai toujours adoré le Dieu du Ciel."

L'empereur, écumant de rage, le livra à une troupe d'archers pour être percé de flèches. Tout couvert de blessures, on le laissa pour mort, baigné dans son sang. Mais, recueilli par une dame chrétienne, il fut bientôt providentiellement guéri. Il alla lui-même se présenter devant Dioclétien, qui, stupéfait de le voir, lui dit: "Quoi! Tu es Sébastien, que j'avais ordonné de faire mourir à coups de flèches? -- Le Seigneur, dit Sébastien, m'a guéri, afin de protester, en présence de tout le peuple, contre l'injuste persécution dont vous accablez les chrétiens, qui sont les meilleurs et les plus fidèles citoyens de l'empire."

L'empereur le fit traîner dans le cirque, pour y être assommé à coups de bâton. Ce fut le 20 janvier 288 qu'il acheva son sacrifice. -- On l'invoque avec succès contre la peste et les maladies contagieuses.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 21 janvier nous fêtons Sainte Agnès   Mer 21 Jan - 15:01


SAINTE AGNÈS
Vierge et Martyre(304)


La fête de ce jour nous rappelle un des plus touchants et des plus beaux triomphes de la foi chrétienne; elle nous montre une faible enfant sacrifiant, pour l'amour de Jésus-Christ, tout ce que le monde a de plus séduisant: noblesse, fortune, jeunesse, beauté, plaisirs, honneurs.

Agnès, enfant de l'une des plus nobles familles de Rome, se consacra au Seigneur dès l'âge de dix ans. Elle avait à peine treize ans quand un jeune homme païen, fils du préfet de Rome, la demanda en mariage; mais Agnès lui fit cette belle réponse: "Depuis longtemps je suis fiancée à un Époux céleste et invisible; mon coeur est tout à Lui, je Lui serai fidèle jusqu'à la mort. En L'aimant, je suis chaste; en L'approchant, je suis pure; en Le possédant, je suis vierge. Celui à qui je suis fiancée, c'est le Christ que servent les Anges, le Christ dont la beauté fait pâlir l'éclat des astres. C'est à Lui, à Lui seul, que je garde ma foi."

Peu après, la noble enfant est traduite comme chrétienne devant le préfet de Rome, dont elle avait rebuté le fils; elle persévère dans son refus, disant: "Je n'aurai jamais d'autre Époux que Jésus-Christ." Le tyran veut la contraindre d'offrir de l'encens aux idoles, mais sa main ne se lève que pour faire le signe de la Croix.

Supplice affreux pour elle: on la renferme dans une maison de débauche. "Je ne crains rien, dit-elle; mon Époux, Jésus-Christ, saura garder mon corps et mon âme." Et voici, ô miracle, que ses cheveux, croissant soudain, servent de vêtement à son corps virginal, une lumière éclatante l'environne, et un ange est à ses côtés. Le seul fils du préfet ose s'approcher d'elle, mais il tombe foudroyé à ses pieds. Agnès lui rend la vie, et nouveau prodige, le jeune homme, changé par la grâce, se déclare chrétien.

Agnès est jetée sur un bûcher ardent, mais les flammes la respectent et forment comme une tente autour d'elle et au-dessus de sa tête. Pour en finir, le juge la condamne à avoir la tête tranchée. Le bourreau tremble; Agnès l'encourage: "Frappez, dit-elle, frappez sans crainte, pour me rendre plus tôt à Celui que j'aime; détruisez ce corps qui, malgré moi, a plu à des yeux mortels." Le bourreau frappe enfin, et l'âme d'Agnès s'envole au Ciel.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 22 janvier nous fêtons Saint Vincent   Jeu 22 Jan - 14:46



SAINT VINCENT
Diacre et Martyr
(304)


Saint Vincent, l'un des plus illustres martyrs de Jésus-Christ, naquit à Saragosse, en Espagne. Son éducation fut toute chrétienne, et il fit de rapides progrès dans la connaissance des saintes Lettres.

Il était diacre, quand Dacien, gouverneur d'Espagne, l'un des plus cruels persécuteurs qu'ait jamais eus l'Église, en fit une des premières victimes de sa fureur. Rien n'est plus beau que le récit de son interrogatoire: "Ta naissance, Vincent, dit le juge, et ta brillante jeunesse excitent toute ma sympathie; renonce à ta religion et choisis entre les honneurs ou les tourments. -- Tu as pris trop de peine, répond le martyr, pour me faire apostasier; je resterai chrétien et saurai mourir joyeusement pour la vérité. Les souffrances me vaudront la couronne des élus."

Comme prélude de son supplice, Vincent est étendu sur un chevalet, et, sous l'action des cordes et des roues, ses nerfs se rompent et ses membres se brisent: "Eh bien! Dis-moi maintenant quelle est ta foi? Reprend le féroce Dacien. -- Tu combles aujourd'hui mes voeux, dit le martyr, laisse libre cours à ta rage, tes fureurs me conduisent à la gloire."

Le tyran s'irrite contre les bourreaux, trop timides dans leur besogne, et le supplice recommence plus horrible encore, à coups d'ongles de fer. Vincent sourit dans les tortures: "Vos idoles, dit-il, sont de bois et de pierre; servez, si vous voulez, ces vains fantômes; pour moi, je ne sacrifie qu'au Dieu vivant qui est béni dans tous les siècles." Dacien lui-même est touché de l'affreux état où il a mis sa victime: "Aie pitié de toi, Vincent, ne méprise pas ainsi la jeunesse dans sa fleur, épargne-toi de plus terribles châtiments."

Mais le saint diacre ne cède pas plus aux flatteries qu'aux menaces: "Langue de vipère, dit-il, je crains plus ton poison que tes tourments. J'ai pour me soutenir la parole de mon Sauveur, qui m'a dit: "Ne craignez point ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent rien sur l'âme." Alors on prépare un vaste gril de fer dont les barres sont autant de scies aux pointes aiguës; on le place sur un brasier ardent et on y jette le martyr, qui bénit Dieu dans son affreux supplice.

Vainqueur du tyran, Vincent est retourné dans son cachot et soumis à de nouvelles tortures. Au milieu de la nuit, les anges viennent le consoler. Vincent rendit peu après le dernier soupir; il avait vingt-deux ans. Saint Augustin a dit de lui: "Enivré du vin qui rend fort et chaste, Vincent triompha des tyrans qui voulaient ruiner le règne de Jésus-Christ."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 23 janvier nous fêtons Saint Raymond de Pennafort Saint Barnard   Ven 23 Jan - 18:15



SAINT RAYMOND de PENNAFORT
(1175-1275)


Saint Raymond vint au monde l'an 1175, au château de Pennafort, en Espagne, et brilla non moins par sa vaste science que par ses vertus; il se fit même, dans l'enseignement du droit ecclésiastique, une réputation extraordinaire. Chargé par le souverain Pontife des plus hautes missions apostoliques et scientifiques, il dépassa partout les espérances qu'on avait conçues de lui.

Raymond étant entré dans l'Ordre de Saint-Dominique peu après la mort du saint fondateur; il devint général de cet Ordre. Dieu confirma par des miracles ses éclatantes vertus.

Dans une nécessité pressante, il fit cinquante-trois lieues marines sur l'Océan, n'ayant pour navire que son manteau. Appelant Dieu à son aide, il étendit, en effet, son manteau sur les flots, prit son bourdon à la main, fit le signe de la Croix, posa résolument le pied sur son frêle radeau et pria son compagnon de venir le rejoindre, après avoir fait un nouveau signe de Croix; mais celui-ci sentit sa foi défaillir et préféra la sécurité du port aux hasards d'une telle embarcation. Le Saint releva en haut la moitié du manteau en guise de voile et l'attacha au noeud de son bâton, comme au mât d'un navire. Un vent favorable ne tarda pas à se lever et le poussa en pleine mer, pendant que les matelots sur le rivage se regardaient muets de stupeur.

Six heures après, Raymond débarqua dans le port de Barcelone, se revêtit de son manteau aussi sec que s'il l'eût tiré de l'armoire, et, reprenant son bourdon, se dirigea droit vers le couvent. Les portes en étaient fermées; néanmoins il entra, apparut soudain au milieu de ses frères et se jeta aux pieds du prieur pour lui demander sa bénédiction. Ce prodige inouï se répandit bientôt dans toute la ville, car plusieurs personnes avaient été témoins de son débarquement.

La prière du saint religieux était continuelle et presque toujours accompagnée d'abondantes larmes. Notre-Seigneur lui avait donné pour familier un de Ses anges qui le réveillait à propos, pour lui permettre de vaquer à l'oraison. Il ne montait jamais à l'autel sans avoir confessé ses plus légères fragilités. Il disait souvent: "Les jours où de graves empêchements m'ont privé de la sainte Messe ont toujours été pour moi des jours de deuil et d'affliction."

Il employa les trente-cinq dernières années de sa vie à se préparer plus spécialement à la mort.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.



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Saint Barnard
Archevêque de Vienne, en Isère (+ 841)


Originaire de la région de Lyon, il se marie et vit à la cour de l'empereur Charlemagne. D'accord avec sa femme, après sept ans de vie commune, il se consacre à Dieu au monastère d'Ambronay-01500, en Bresse. Devenu archevêque de Vienne sur le Rhône, en 810, il devient l'un des personnages les plus influents de son temps, n'ayant jamais quitté les relations qu'il s'était faites à la cour impériale. En 837, il fonde l'abbaye de Romans et c'est là qu'il retourna à la maison du Père.



Ce n’est pas vous qui importez, ce n’est pas votre personnalité, c’est le bienfait que vous donnez, c’est la charité que vous donnez et la lumière...



Homélie du P. Marie-Eugène de l’Enfant Jésus
Dates de Fête


23 janvier, Fête Locale

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MessageSujet: Aujourd'hui 24 janvier nous fêtons Saint Timothée et Saint François de Sales   Sam 24 Jan - 18:55



SAINT TIMOTHÉE
Évêque et Martyr
(mort en 97)



Saint Timothée était né en Lycaonie, dans la ville de Lystres, qui fut évangélisée par saint Paul. Le passage du grand Apôtre fut la cause de la conversion de Timothée et de sa famille. Plus tard, quand Paul revint à Lystres, il remarqua Timothée et résolut de se l'associer dans l'apostolat, malgré sa jeunesse. L'admirable jeune homme sacrifia avec joie toutes les espérances terrestres et consentit à quitter sa famille pour se donner entièrement à Dieu et supporter toutes les fatigues et toutes les persécutions de la vie apostolique. Dès lors on peut voir Timothée partout à côté de saint Paul, et à la confiance de l'un répond le dévouement de l'autre.

Après la mort de saint Paul, Timothée, qui avait été préposé par son maître à l'Église d'Éphèse, eut la consolation d'y vivre en l'amitié et la présence du disciple bien-aimé de Jésus, l'Apôtre saint Jean.

Un jour que les Éphésiens célébraient par des orgies une des fêtes de leur déesse Diane, le saint évêque d'Éphèse, indigné, se jette au milieu de ce peuple insensé, lui représente la folie de sa conduite et l'invite à se convertir au christianisme; mais il est entouré par des furieux, accablé de coups de pierres et de massues et laissé pour mort. Ses disciples le relèvent et le transportent dans le voisinage, où il expire bientôt dans leurs bras et rejoint dans la gloire son maître saint Paul.

L'Église honore en lui l'un des plus célèbres et des plus saints disciples des Apôtres.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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François de Sales


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François de Sales


Naissance

21 août 1567
château de Sales près de Thorens-Glières

Décès

28 décembre 1622 (à 55 ans)
Lyon

Nationalité

Savoisienne

Béatification

28 décembre 1661
par Alexandre VII

Canonisation

19 avril 1665
par Alexandre VII

Vénéré par

l'Église catholique romaine

Fête

le 24 janvier

Saint patron

journalistes et écrivains


François de Sales (1567–1622), né au château de Sales près de Thorens-Glières (ville du duché de Savoie ; et aujourd’hui commune du département de Haute-Savoie), est un saint et docteur de l'Église catholique. Issu d’une famille aristocratique, il choisit le chemin de la foi et devint l'un des théologiens les plus considérés au sein du christianisme. Ce grand prêcheur accéda au siège d’évêque de Genève et il fonda l’ordre religieux de la Visitation. Il exerça une influence marquante au sein de sa religion mais également envers les détenteurs du pouvoir temporel que furent, entre autres, le roi de France ou le duc de Savoie. Consacrant sa vie à Dieu, il renonça à tous ses titres de noblesse. Homme d’écriture, il laissa une somme importante d’ouvrages, témoignage de sa vision de la vie. Il est considéré par l’Église catholique comme étant le saint patron des journalistes et des écrivains, et cela en raison de son usage précoce du progrès que constituait l’avènement de l'imprimerie. Ses publications imprimées comptent parmi les tout premiers journaux catholiques au monde.
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MessageSujet: Aujourd'hui 25 janvier nous fêtons Conversion Saint Paul Saint Appolos   Dim 25 Jan - 15:08



La CONVERSION de SAINT PAUL
(34 OU 35)


Saint Paul était Juif, de la tribu de Benjamin; il naquit à Tarse, en Cilicie, dont les habitants étaient considérés comme citoyens romains. Il reçut une instruction fort soignée et devint, jeune encore, l'un des membres les plus distingués de la secte des Pharisiens. Son attachement aux traditions de ses pères, sa haine contre les chrétiens, sa présence au supplice de saint Étienne, son acharnement à poursuivre les disciples de Jésus-Christ, à les traîner en prison, à les battre de verges, ont poussé les interprètes de l'Écriture à voir en lui la réalisation de la prophétie de Jacob, concernant son fils Benjamin: "Benjamin est un loup ravisseur." Mais une hymne chrétienne a heureusement complété l'application de la prophétie, en disant: "Le loup ravisseur s'est changé en agneau."

Saul (c'était le premier nom du grand Apôtre) approchait de Damas, où il allait persécuter les chrétiens, accompagné de soldats et d'émissaires de la synagogue de Jérusalem, quand tout à coup il est renversé de son cheval et couché à terre par une force invisible. Une éblouissante clarté l'environne et une voix lui dit: "Saul, pourquoi Me persécutez-vous? - Qui êtes-Vous, Seigneur? -- Je suis Jésus, que vous persécutez. -- Seigneur, que voulez-Vous que je fasse? -- Levez-vous, entrez dans la ville, et là vous apprendrez ce que vous devez faire."

Saul était devenu aveugle; ses compagnons le conduisirent à Damas. Un serviteur de Dieu, nommé Ananias, averti en songe, alla le trouver, lui rendit la vue et lui conféra le baptême. Dès lors, Saul, devenu Paul, n'est pas seulement un converti, un chrétien, c'est un apôtre, c'est l'Apôtre par excellence, qui étonnera le monde et fera l'admiration des siècles par ses écrits sublimes et inspirés, par ses saintes audaces, ses travaux, les merveilles de son apostolat et la gloire de son martyre.

Que de leçons dans cette conversion étrange et foudroyante! Nous y voyons la puissance toute divine de la grâce à laquelle rien ne résiste; la sagesse de Dieu qui se plaît à confondre la fausse sagesse du monde; la miséricorde inénarrable du Seigneur, qui ne rebute personne et peut faire du plus grand des pécheurs le plus insigne des saints. Ne désespérons jamais du salut de personne, tout est possible à la prière et à la grâce. Nous ne comprendrons bien qu'au Ciel quelle a été l'influence de la prière dans le monde et combien de pécheurs devront leur salut à l'intercession des justes. Saint Augustin a dit fort justement: "Si Étienne n'avait pas prié, nous n'aurions pas saint Paul!"

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Saint Apollos
(4ème s.)


Il était ermite en Egypte quand éclata la persécution de l'empereur Julien l'Apostat. Mis aux fers, il fut libéré et devint un oracle pour tous ceux qui venaient à lui pour écouter ses enseignements et partager sa joie spirituelle.






Dates de Fête


25 janvier, Fête Locale

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MessageSujet: Aujourd'hui 26 janvier nous fêtons Saint Polycarpe Sainte Paule   Lun 26 Jan - 17:38


SAINT POLYCARPE
Évêque et Martyr
(70-167)

Saint Polycarpe fut un personnage d'une éminente sainteté et d'une très profonde doctrine. Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l'Apôtre saint Jean, par l'autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne.


Homme de grande foi, Polycarpe avait horreur de tout ce qui attaquait la doctrine chrétienne. L'hérétique Marcion s'approcha un jour de lui audacieusement, au moment où Polycarpe détournait la tête pour éviter de le voir, et il lui dit: "Ne me connaissez-vous pas? -- Si, répondit l'évêque, je vous connais pour le fils aîné de Satan." Une telle âme était préparée au martyre.

Le récit de son sacrifice est une des plus belles pages de l'histoire aux premiers siècles. A l'entrée de ce saint vieillard dans l'amphithéâtre, tous les chrétiens présents entendirent une voix mystérieuse qui lui disait: "Courage, Polycarpe, combats en homme de coeur!" Le proconsul lui demanda: "Es-tu Polycarpe? -- Oui, je le suis. -- Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le Christ, et tu seras libre. -- Il y quatre-vingt-six ans que je Le sers et Il ne m'a fait que du bien; comment pourrais-je Le maudire? Il est mon Créateur, mon Roi et mon Sauveur. -- Sais-tu que j'ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer? -- Fais-les venir! -- Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. -- Je ne crains que le feu qui brûle les impies et ne s'éteint jamais. Fais venir tes bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout." De toutes parts, dans l'amphithéâtre, la foule sanguinaire s'écrie: "Il est digne de mort. Polycarpe aux lions!" Mais les combats des bêtes féroces étaient achevés; on arrêta qu'il serait brûlé vif.

Comme les bourreaux se préparaient à l'attacher sur le bûcher, il leur dit: "C'est inutile, laissez-moi libre, le Ciel m'aidera." Le Saint lève les yeux au Ciel et prie. Tout à coup la flamme l'environne et s'élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu'un parfum délicieux embaume les spectateurs. A cette vue, les bourreaux lui percent le coeur avec une épée. C'était le 25 avril 167.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Sainte Paule

Veuve romaine, disciple de saint Jérôme (+ 404)


Cette grande dame romaine avait épousé à dix-sept ans un mari qui la rendit heureuse et dont elle eut cinq enfants. Elle souffrit beaucoup quand elle le perdit. Alors elle décida de rejoindre Saint Jérôme en Palestine puisqu'elle l'avait connu à Rome.
Elle distribua son héritage à ses enfants et partit avec une de ses filles, sainte Eustochium, dans l'un des monastères fondés par saint Jérôme à Bethléem.
Elle assura à saint Jérôme deux biens précieux : une grande part de sa fortune pour continuer les travaux du monastère, une grande patience pour calmer ses colères.






Dates de Fête


26 janvier, Fête Locale

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MessageSujet: Aujourd'hui 27 janvier nous fêtons Saint Jean Chrysotome Sainte Angèle   Mar 27 Jan - 18:28



SAINT JEAN CHRYSOSTOME
Évêque et Docteur de l'Église
(344-407)


Saint Jean, surnommé Chrysostome, c'est-à-dire Bouche d'Or, à cause de la force et de la beauté de son éloquence, naquit à Antioche, vers l'an 344. Veuve à vingt ans, sa mère, femme très remarquable, n'épargna rien pour lui donner une brillante éducation. Doué d'un génie supérieur, objet de l'admiration universelle, incliné au plaisir, Jean fut ramené à la réalité des choses et conquis à la perfection de l'Évangile, par l'amitié fidèle d'un jeune homme de son âge, qui fut saint Basile. Noble exemple de l'apostolat qu'un véritable ami peut exercer dans son entourage! L'amitié des deux jeunes gens ne fit que s'accroître par l'union désormais parfaite des pensées et des aspirations.

Devenu clerc de l'Église d'Antioche, Chrysostome renonce complètement aux vanités du siècle; il ne paraît qu'avec une tunique pauvre; la prière, la méditation, l'étude de l'Écriture Sainte, partagent son temps: il jeûne tous les jours et prend sur le plancher de sa chambre le peu de sommeil qu'il accorde à son corps, après de longues veilles. S'élevant par degré dans les fonctions ecclésiastiques, il devient l'oeil, le bras, la bouche de son évêque. Son éloquence est si grande que toute la ville accourt à ses premières prédications où il y avait souvent jusqu'à cent mille auditeurs et plus à l'entendre.

A trente ans, Chrysostome fuit, dans la vie monastique, l'épiscopat auquel, plus tard, il ne pourra échapper. C'est en 398, qu'il est emmené de force à Constantinople et sacré patriarche de la ville impériale. Son zèle, l'indépendance de son langage ne furent égalés que par sa charité; son éloquence séduisante, qui brillait alors de tout son éclat, attirait les foules autour de sa chaire; il ranimait la foi au coeur des fidèles et convertissait une multitude d'hérétiques et de païens. Jamais pasteur ne fut à ce point l'idole de son peuple; jamais pasteur ne souleva autour de lui un pareil mouvement chrétien: c'est que l'éloquence de l'orateur dévoilait le coeur d'un père, d'un apôtre et d'un saint.

Dieu permit que la croix vint achever en Chrysostome l'oeuvre de la perfection. Le courage invincible du Pontife, sa liberté à flétrir les désordres de la cour, lui valurent l'exil. En quittant Constantinople, il fit porter à l'impératrice cette fière réponse: "Chrysostome ne craint qu'une chose: ce n'est ni l'exil, ni la prison, ni la pauvreté, ni la mort, c'est le péché." Il mourut en exil, victime des mauvais traitements de ses ennemis. Bien qu'il ne porte pas le titre de martyr, il en a tout le mérite et toute la gloire.

Saint Paul était l'objet de son admiration et de sa dévotion. Il a dit de lui cette belle parole: "Le coeur de Paul était le coeur du Christ."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Sainte Angèle Merici
Fondatrice de la Compagnie de Sainte Ursule de Brescia (+ 1540)


Sainte Angèle Mérici naît en Italie du Nord, à Desenzano, entre 1474 et 1478. La première partie de sa vie, heureuse, est de courte durée. En quelques mois, l’adolescente perd ses parents et l’une de ses sœurs. Après ces deuils, vers l’âge de 16 ans, son oncle et sa tante, les Biancosi, la prennent chez eux.
Angèle a déjà entendu l’appel de Dieu, et elle préfère passer son temps avec le Christ, dans la prière et une vie simple, plutôt que de s’adonner aux plaisirs mondains.
A 18 ans, afin de pouvoir se consacrer au Seigneur librement et d’être admise régulièrement à la table eucharistique (fait rare à cette époque), elle demande à entrer dans le Tiers-Ordre de Saint-François d’Assise, et devient Sœur Angèle. Elle travaille, prie, participe à la Messe et communie le plus souvent possible. Elle jeûne et mène désormais la vie simple et au service des autres qu’elle désirait.
Elle se sent alors pressée intérieurement d’accomplir sa mission: fonder une « Compagnie » de femmes qui veulent se consacrer au Seigneur. Elles vivront leur consécration sans se retirer de leur lieu de vie. Là où elles seront, elles vivront leur vie de prière et seront attentives aux besoins des autres.
Angèle qui aime beaucoup Sainte Ursule, une martyre du 4ème siècle particulièrement populaire à cette époque, la donne comme patronne à sa fondation.
La transformation de la Compagnie en Ordre religieux, après le Concile de Trente (1545-1563), a obligé les filles d’Angèle à entrer dans des cloîtres. Apostoliques, elles ont continué d’être apôtres en devenant éducatrices. Héritières de la «pédagogie» d’Angèle, qui excellait dans l’art d’accueillir et de conduire chacun, les Ursulines ont su alors devenir des formatrices à travers les siècles, et spécialement au service de la jeunesse, selon la mission que l’Eglise leur a confiée.
Angèle meurt le 27 janvier 1540.
Elle est canonisée le 27 mai 1807, par Pie VII.
Voir aussi:
- sur le site des Ursulines de l'Union Romaine,



En tout, soyez aimables ! Gardez-vous de vouloir obtenir par la force. En effet, Dieu donne à chaque être humain le libre arbitre. Le Seigneur ne veut faire violence à personne. Il propose seulement, il invite et conseille.



Sainte Angèle Mérici, dans son testament
Dates de Fête


27 janvier, Mémoire facultative

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MessageSujet: Aujourd'hui 28 janvier nous fêtons Saint Pierre Nolasque Saint Thomais d'Aquin   Mer 28 Jan - 14:49


SAINT PIERRE NOLASQUE
(1189-1256)


Saint Pierre Nolasque naquit d'une illustre famille, près de Carcassonne, en France, à la fin du XIIe siècle. Il excella, toute sa vie, dans la pratique de la charité à l'égard du prochain. On raconte qu'en présage de cette vertu, lorsqu'il était encore au berceau, un essaim d'abeilles vint construire un rayon de miel dans sa main droite. Dès son adolescence il perdit ses parents.

L'hérésie des Albigeois ravageait alors le Midi de la France. Pour s'y soustraire, il vendit son patrimoine, et se retira en Espagne, où il était appelé par le roi Jacques d'Aragon. Il se rendit ensuite à Barcelone, et y consacra toute sa fortune au rachat des captifs enlevés sur mer par les Sarrasins. Mais le sacrifice de ses biens ne suffisait pas à sa charité. Il voulait encore se vendre lui-même pour délivrer ses frères et se charger de leurs chaînes. Dieu lui fit connaître combien ce désir Lui était agréable. Une nuit qu'il priait en songeant à la délivrance des captifs, la Sainte Vierge lui apparut et lui recommanda d'établir, en Son honneur, un Ordre religieux consacré à cette oeuvre de charité. Il s'empressa d'obéir à cet avertissement céleste, d'autant plus que le roi et Raymond de Pennafort avaient reçu en même temps la même révélation.

Il fonda l'Ordre de Notre-Dame de la Merci pour la Rédemption des Captifs. Le caractère particulier de cet Ordre, c'est qu'il joignait aux trois voeux ordinaires de Religion un quatrième voeu: celui de se livrer en gage aux païens, s'il en était besoin, pour la délivrance des chrétiens.

A cet exemple héroïque de charité il joignait celui de toutes les vertus. Favorisé du don de prophétie, il prédit au roi d'Aragon la conquête du royaume de Valence sur les Maures. Il était soutenu par de fréquentes apparitions de son Ange Gardien et de la Vierge Mère de Dieu.

Enfin, accablé par l'âge, le travail et la pénitence, il reçut l'avertissement de sa mort prochaine. Lorsqu'on lui eut administré les derniers sacrements, il exhorta encore ses frères à la charité envers les captifs. Puis, en disant ces paroles: "Le Seigneur a envoyé la Rédemption à Son peuple," il rendit son âme à Dieu, au milieu de la nuit de Noël, l'an 1256.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Thomas d'Aquin


Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.






Thomas d'Aquin
Théologien et philosophe occidental
Théologie et philosophie médiévale







Naissance :

v. 1225 (château de Roccasecca, près d'Aquino en Italie)

Décès :

7 mars, 1274 (abbaye de Fossanova dans le Latium)



Principaux intérêts :

Métaphysique, théologie, Logique, Esprit, Épistémologie, Éthique, Politique

Idées remarquables :

Quinquae viae, lien foi et raison, autonomie des réalités terrestres

Influencé par :

Aristote, Pères de l'Eglise, Deny l'Areopagite, Boèce, Jean Scot Erigène, Anselme de Cantorbéry, Averroès, Averroes, Maïmonide, Augustin d'Hippone

A influencé :

(entre autres…) Gilles de Rome, Suarez, Cajetan, Leibniz, John Locke, Jacque Maritain, Descartes, Heidegger, Edmun Husserl, Dante, Étienne Gilson

Thomas d'Aquin (né vers 1225 à Aquin, près de Naples, en Italie du Sud, mort le 7 mars 1274 à l'abbaye de Fossanova près de Priverno dans le Latium) était un théologien et philosophe italien, membre de l'ordre dominicain. Considéré comme l'un des principaux maîtres de la scolastique et de la théologie catholique, il a été proclamé docteur de l'Église en 1567 et Docteur commun en 1880. Il est aussi appelé Docteur Angélique par l'Église catholique. Il est également considéré par l'Église catholique comme le patron des Universités, des écoles et des académies catholiques.

De son nom dérivent les termes

  • « thomisme » (système philosophico-théologique qui se réclame de Thomas d'Aquin, mais ne correspond pas en tout point à sa pensée historique) ; « thomiste » (membre de l'école thomiste).
  • « néo-thomisme » (système philosophico-théologique de type thomiste, développé à partir du XIXe siècle),
  • « thomasien » (ce qui relève de la pensée historique de Thomas d'Aquin).



La pensée de Saint Thomas d'Aquin (et non le thomisme post-thomasien) a été déclarée doctrine officielle de l'Église en 1879 par le pape Léon XIII, dans son l'encyclique Æterni Patris.

Dans la continuité du propos théologique d'Augustin d'Hippone (354-430), Thomas d'Aquin a proposé, au XIIIe siècle, un essai de synthèse de la raison et de la foi, notamment en tentant de concilier la philosophie réaliste d'Aristote et la pensée chrétienne. Il distingue les vérités accessibles à la seule raison, de celles de la foi, définie comme une adhésion inconditionnelle à la Parole de Dieu. La philosophie est qualifiée de servante de la théologie (philosophia ancilla theologiae), et les deux disciplines collaborent en vue d'une même fin.



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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saints et Saintes Janvier 2009   Jeu 29 Jan - 15:05



SAINT GILDAS « le Sage »


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Saint Gildas ou Gildas le Sage ou Gildas de Rhuys (490? - 570?) dit "Sapiens" ("le Sage" en latin), également appelé Gweltaz en breton, était un membre important et renommé du monde celtique chrétien dans l'île de Bretagne, ou Grande-Bretagne, d'abord, puis de Bretagne armoricaine. Ordonné prêtre, il mit sa plume au service de l’idéal monastique. D’après des fragments de ses lettres il aurait écrit une « règle » monacale moins austère que celle qu’écrivit son contemporain gallois Saint David, et il y propose des pénitences moins dures en cas d'infraction à la règle.

Au delà du personnage historique existe aussi une tradition légendaire du saint.
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MessageSujet: Aujourd'hui 30 janvier nous fêtons Sainte Martine Sainte Bathilde   Ven 30 Jan - 18:27


SAINTE MARTINE
Vierge et Martyre
(+ 226)

Sainte Martine naquit à Rome de parents illustres. Son père avait été trois fois consul et s´était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l´argent à des oeuvres de miséricorde. L´empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens. Des gens occupés à rechercher les serviteurs de Jésus-Christ trouvèrent sainte Martine en prières dans une église et l´arrêtèrent. Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête; mais, conduite à l´empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles; celui-ci ne l´en fit pas moins conduire au temple d´Apollon. En y entrant, Martine, s´armant du signe de la Croix, pria Jésus-Christ, et à l´instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l´idole. L´empereur, irrité, commanda qu´on frappât la vierge à coups de poings et qu´on l´écorchât avec des ongles de fer; Martine souffrit avec une telle patience, que les bourreaux, lassés, furent remplacés par d´autres qu´une lumière divine renversa et convertit.


Conduite de nouveau devant l´empereur, Martine refusa pour la seconde fois de sacrifier aux idoles; Alexandre la fit attacher à quatre pieux et fouetter si cruellement et si longtemps que les bourreaux s´arrêtèrent de fatigue. Martine fut reconduite en prison, et on versa dans ses plaies de l´huile bouillante; mais des Anges vinrent la fortifier et la consoler. Le lendemain, la vierge fut conduite au temple de Diane que le démon quitta aussitôt avec des hurlements horribles, en même temps la foudre renversait et brûlait une partie du temple avec ses prêtres. L´empereur, effrayé, laissa Martine aux mains du président Justin qui la fit si cruellement déchirer avec des peignes de fer, qu´il la crut morte; mais s´apercevant qu´il se trompait: "Martine, lui dit-il, ne veux-tu pas sacrifier aux dieux et te préserver des supplices qui te sont préparés? – J´ai mon Seigneur Jésus-Christ qui me fortifie, et je ne sacrifierai pas à vos démons." Le président, furieux, commanda de la reconduire en prison.

L´empereur, informé de ce qui s´était passé, ordonna que Martine fût menée dans l´amphithéâtre afin d´y être exposée aux bêtes; mais un lion, qu´on lâcha pour la dévorer, vint se coucher à ses pieds et lécha ses plaies; mais comme on le ramenait à son antre, il se jeta sur un conseiller d´Alexandre et le dévora. Ramenée en sa prison, Martine fut encore une fois conduite au temple de Diane, et comme elle refusait toujours de sacrifier, on déchira de nouveau son pauvre corps dont on voyait tous les os. "Martine, lui dit un des bourreaux, reconnais Diane pour déesse, et tu seras délivrée. – Je suis chrétienne et je confesse Jésus-Christ." Sur ces paroles, on la jeta dans un grand feu préparé à l´avance, mais le vent et la pluie, qui survinrent à l´instant, dispersèrent le bûcher et brûlèrent les spectateurs. On retint la Sainte trois jours durant dans le temple, après toutefois qu´on lui eût fait couper les cheveux. L´empereur la croyait magicienne et s´imaginait que sa force résidait dans sa chevelure. Elle fut tout ce temps sans rien prendre, chantant continuellement les louanges de Dieu. Ne sachant plus que faire, Alexandre lui fit couper la tête. Le corps de Martine demeura plusieurs jours exposé sur la place publique, défendu par deux aigles qui restèrent jusqu´au moment où un nommé Ritorius put lui donner une honorable sépulture.

P. Giry, Vie des Saints, p. 62-64

SAINTE BATHILDE
Reine de France
(morte en 680)


Sainte Bathilde naquit en Angleterre, au VIe siècle. Toute jeune encore, à la suite d'une guerre, elle fut vendue comme esclave et achetée à vil prix par un seigneur de la cour du roi franc Clovis II. Le jeune roi, charmé de ses vertus, la prit pour épouse. Ce choix providentiel devait avoir pour résultat la gloire de la France.

Loin de s'enorgueillir de son élévation, Bathilde conserva sur le trône la simplicité de sa vie; mais elle révéla la plus noble intelligence, les plus hautes qualités et une dignité égale à sa situation. Humble servante et prudente conseillère de son époux, aimant les évêques comme ses pères et les religieux comme ses frères, généreuse pour les pauvres, qu'elle comblait d'aumônes, avocate des malheureux, des veuves et des orphelins, fondatrice de monastères, d'un zèle extraordinaire pour le rachat des captifs et l'abolition de l'esclavage: telle fut, sur le trône, la digne émule de sainte Clotilde.

Au milieu de la cour, elle trouvait le temps de vaquer à l'oraison et de s'adonner à tous les devoirs de la piété; détachée des grandeurs d'ici-bas, elle n'aspirait qu'à prendre un libre essor vers les délicieuses retraites de la prière et du recueillement.

La mort de son époux lui imposa des obligations nouvelles, et pendant l'enfance du jeune roi Clotaire, son fils, elle dut porter tout le poids de l'administration d'un vaste royaume. Si elle le fit avec une haute sagesse, ce ne fut pas sans grandes épreuves. Sa vertu s'épura dans la tribulation, et c'est sans regret qu'elle put enfin se décharger de la régence et entrer comme simple religieuse au monastère de Chelles, qu'elle avait fondé. Alors, enfin, elle put se livrer tout entière à l'action de grâce et s'adonner à la pratique des plus héroïques vertus.

Nulle religieuse n'était plus soumise, nulle n'affectionnait davantage les plus humbles emplois, nulle n'observait plus fidèlement le silence; elle fut admirable surtout par son humilité et par le mépris d'elle-même. "Il me semble, disait-elle, que le plus grand bonheur qui puisse m'arriver, c'est d'être foulée aux pieds de tout le monde." A sa mort, en 680, ses soeurs virent monter son âme au Ciel, et entendirent les anges célébrer son triomphe par de suaves harmonies.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saints et Saintes Janvier 2009   Aujourd'hui à 17:02

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