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 L'histoire de nos Saints et Saintes Février 2009

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MessageSujet: L'histoire de nos Saints et Saintes Février 2009   Dim 1 Fév - 12:48



SAINT IGNACE
Patriarche d'Antioche, Martyr


Certains auteurs assurent qu'Ignace fut ce petit enfant que Notre-Seigneur plaça au milieu des Apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d'humilité, Il leur dit: Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n'entrerez jamais dans le royaume des Cieux. Ce qui est certain, c'est qu'il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l'Apôtre bien-aimé.

Ignace fut un grand évêque, un homme d'une rare sainteté; mais sa gloire est surtout son martyre. Conduit devant l'empereur Trajan, il subit un long interrogatoire:

"C'est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux?
-- Nul autre que vous n'a jamais appelé Théophore un mauvais démon.
-- Qu'entends-tu par ce mot Théophore?
-- Celui qui porte Jésus-Christ dans son coeur.
-- Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre coeur?
-- Vos dieux! Ce ne sont que des démons; il n'y a qu'un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel.
-- Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat.
-- Tes honneurs ne sont rien pour un prêtre du Christ."


Trajan, irrité, le fait conduire en prison. "Quel honneur pour moi, Seigneur, s'écrie le martyr, d'être mis dans les fers pour l'amour de Vous!" et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux.

L'interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d'Ignace: "Je ne sacrifierai point; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j'ai hâte d'aller à Dieu."

Condamné aux bêtes, il fut conduit d'Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie. Son passage fut partout un triomphe; il fit couler partout des larmes de douleur et d'admiration:

"Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours. Je suis le froment de Dieu; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m'est indifférent, hors l'espérance de posséder mon Dieu. Que le feu me réduise en cendres, que j'expire sur le gibet d'une mort infâme; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage: je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de Jésus-Christ." Quel langage et quel amour!

Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de Jésus jusqu'au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os qui furent transportés à Antioche.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
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Sainte Ella

abbesse de Laycock (+ 1261)


Ella Fitzpatrick, par son époux Guillaume(*), était la belle-soeur de Richard Coeur de Lion, prince d'Angleterre. Son époux n'était pas des plus fidèles, ce dont elle souffrait tout en étant indulgente pour son inconduite, espérant toujours qu'il reviendrait à une vie morale plus proche des exigences évangéliques. Ce qui arriva. Au retour de la 3ème croisade et sauvé d'une tempête, Guillaume résolut de ne plus la tromper et de vivre vertueusement. Il tint parole.
Devenue veuve, Ella se plaça sous la direction de saint Edmond et fonda une abbaye de religieuses augustines à Lay rock dans le Lancashire, dont elle fut la première abbesse.
(*) William Longespée ou Longsword 3e comte de Salisbury +1226, fils illégitime d'Henry II d'Angleterre.






Dates de Fête


1 février, Fête Locale

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MessageSujet: Aujourd'hui 2 février nous fêtons La présentation de Jésus au Temple et la purification de Marie   Sam 7 Fév - 18:42


La PRÉSENTATION de JÉSUS au TEMPLE
et la
PURIFICATION de MARIE


La fête de ce jour a un double objet, célébrer la Purification de Marie et la Présentation de Jésus au Temple selon la loi de Moïse. Cette loi fixait le temps où les mères devaient se présenter avec leurs nouveau-nés devant les autels, et elle exigeait une offrande pour le rachat des enfants mâles. Ni Marie, toute pure dans sa maternité, ni Jésus, Fils de Dieu, n'étaient obligés à cette cérémonie; cependant par humilité, et pour donner aux hommes un éclatant exemple d'obéissance aux lois divines, Marie, accompagnée de Joseph et portant Jésus en Ses bras, Se rendit au Temple de Jérusalem.

La fête chrétienne qui nous conserve le souvenir de cette cérémonie porte, dans le langage populaire, le nom de la Chandeleur, à cause de la procession qui se fait ce jour-là dans nos églises avec des cierges allumés.

Les cierges symbolisent Notre-Seigneur Jésus-Christ, Lumière du monde; la procession représente le passage de la sainte Famille dans le Temple et la rencontre des deux vieillards Siméon et Anne. Saint Anselme, développant ce mystère, nous dit qu'il y a trois choses à considérer dans le cierge: la cire, la mèche et la flamme. La cire, ouvrage de l'abeille virginale, est la Chair du Christ; la mèche, qui est intérieure, est Son Âme; la flamme, qui brille en la partie supérieure est Sa Divinité.

La procession de la Chandeleur nous apparaît comme la marche du peuple chrétien à la lumière du Christ, figuré par les cierges que porte le clergé, la portion choisie de l'Église, comme Jésus même était porté entre les bras de Marie, entre ceux du saint vieillard Siméon et du pontife qui L'offrit au Seigneur.

Les cierges de la Chandeleur sont bénits avec une solennité toute particulière et avec l'emploi des prières les plus touchantes. Conservés dans la maison des chrétiens, ils sont un gage de la protection divine. Il est dans l'esprit de l'Église d'allumer les cierges de la Chandeleur pour repousser les esprits de ténèbres, dans les dangers corporels et spirituels, au lit des mourants, pour éloigner d'eux l'ennemi des hommes, qui fait alors son suprême effort afin d'arracher les âmes à Dieu. C'est bien alors surtout, en effet, que l'homme a besoin du recours du Rédempteur, vraie lumière des âmes, pour illuminer les derniers instants de sa vie.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 3 février nous fêtons Saint Blaise   Sam 7 Fév - 18:44



SAINT BLAISE
Évêque et Martyr
(316)


Saint Blaise fut l'un des saints autrefois les plus populaires et les plus célèbres par l'efficacité de leur intercession. D'abord très habile médecin, et en même temps très vertueux chrétien, il devint évêque de Sébaste, en Arménie, par le choix du peuple, qui l'entourait d'une grande estime. Mais Blaise, inspiré de Dieu, quitta bientôt son siège épiscopal pour s'enfuir sur une montagne solitaire; il y avait pour compagnie les bêtes fauves qui venaient chaque jour visiter et caresser l'homme de Dieu, et recevoir, avec sa bénédiction, la guérison de leurs maux.

Il fut rencontré en son désert par des païens qui, surpris de trouver un homme familièrement entouré de lions, de tigres, de loups et d'ours, allèrent raconter cette nouvelle au gouverneur. Blaise saisi peu de temps après comme chrétien, jusque dans son antre sauvage, exprima sa joie profonde, à la pensée de souffrir pour Jésus-Christ. Arrivé devant le gouverneur: "Insensé, lui dit-il, penses-tu me séparer de Dieu par tes tourments? Non, non, le Seigneur est avec moi, c'est Lui qui me fortifie!"

Les bourreaux le frappèrent à coups de verges et le jetèrent en prison. Quelques jours après, le martyr est rappelé au tribunal: "Choisis, Blaise, lui dit le juge, choisis entre deux partis: ou bien adore nos dieux, et alors tu seras notre ami, ou bien, si tu refuses, tu seras livré aux supplices et tu périras d'une mort cruelle.
-- Ces statues que tu adores, reprend l'évêque, ne sont pas des dieux, mais les organes du démon, je ne puis donc les adorer."


Le tyran, le voyant inflexible, ordonna de l'attacher à un chevalet, puis il fit apporter des peignes de fer, avec lesquels on lui déchira le dos et tout le corps. La victime, se tournant toute sanglante vers le gouverneur, lui dit: "Déjà voisin du Ciel, je méprise toutes les choses de ce monde; je me ris de vous et de vos supplices. Ces tourments ne dureront qu'un instant, tandis que la récompense sera éternelle."

Après de nouveaux interrogatoires inutiles, Blaise fut jeté dans le lac voisin pour y être noyé; mais il fit le signe de la Croix et marcha sur les eaux comme sur un terrain solide, à la grande admiration de tous les spectateurs de ce prodige. Le glorieux martyr eut enfin la tête tranchée.

Tandis qu'il était en prison on lui avait amené un enfant sur le point d'être étouffé par une arête de poisson. Blaise le guérit. C'est sans doute pour ce fait qu'on l'invoque spécialement pour les maux de gorge.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 4 février nous fêtons Saint André Corsini Sainte Jeanne de Valois Sainte Véronique   Sam 7 Fév - 18:48


SAINT ANDRÉ CORSINI
Évêque de Fiésole
(1302-1373)


Issu de l'illustre famille des Corsini, ce Saint naquit à Florence, en 1302, le jour de saint André, dont il reçut le nom. La veille de sa naissance, sa mère eut un songe, dans lequel il lui semblait mettre au monde un louveteau qui, entré dans l'église des Carmes, s'y transforma aussitôt en un agneau d'éclatante blancheur. Aussi cette pieuse mère eut-elle soin de vouer son enfant à la Très Sainte Vierge et de lui inspirer l'amour de la piété et de la vertu.

Malgré les exemples édifiants de ses parents et les sages instructions de ses précepteurs, André, entraîné par les mauvaises compagnies dans toute espèce de désordres, ne tarda pas à vérifier la première partie du songe maternel. Nouvelle Monique, la pauvre mère n'avait d'autres ressources que ses larmes et ses prières.

Or un jour, André, mû par un reste de tendresse, demanda à sa mère pourquoi elle pleurait ainsi: "Ah! mon fils, répondit-elle, je pleure sur le louveteau que j'ai mis au monde. Quand donc se changera-t-il en agneau? Souviens-toi que tu appartiens à la Vierge Marie et que tu dois La servir."

Ces paroles, comme une flèche divine, pénétrèrent le coeur d'André. Le lendemain il entra dans l'église des Carmes et, se prosternant devant l'image de Notre-Dame du Peuple: "Glorieuse Vierge Marie, dit-il, voici le loup dévorant qui Vous prie de le rendre désormais un agneau docile; il veut Vous servir dans l'Ordre du Carmel." Aussitôt, il alla prier le supérieur du monastère de l'admettre dans son couvent. Il avait alors seize ans.

Dès le début de son noviciat, sa ferveur étonna les plus parfaits: l'esprit de la pénitence lui faisait accepter avec joie les offices les plus humbles. Ses passions un instant se révoltèrent, mais avec son énergie, l'amour de la prière et de la mortification, il les dompta si bien qu'il en demeura pour jamais vainqueur. Il fut un modèle d'obéissance, de ferveur et d'humilité.

Ordonné prêtre en 1328, il offrir à Dieu les prémices de son sacerdoce dans un petit couvent où il était inconnu et y célébra sa première Messe avec un recueillement et une dévotion extraordinaires. Aussitôt après la communion, la Très Sainte Vierge lui apparut, disant: "Tu es Mon serviteur, Je t'ai choisi, et Je serai glorifiée par toi." Dans la suite André ne voulut plus d'autre titre que celui de serviteur de Marie.

Dieu donna à ses paroles une onction et une force merveilleuse pour convertir les pécheurs et le favorisa du don des miracles. Un de ses parents fut guéri par lui d'un mal de jambe qui lui rongeait les chairs, et il rendit la vue à un aveugle dans la ville d'Avignon où il terminait ses études près du cardinal Corsini, son oncle.

De retour dans sa patrie, élu prieur du couvent de Florence, il devint comme le second apôtre du pays. Dans son admiration pour André, la ville de Fiésole le choisit pour évêque. A cette nouvelle il prend la fuite et va se cacher dans un couvent de Chartreux; mais un enfant dévoile sa retraite.

Son élévation lui fit redoubler ses austérités. Au cilice il joignit une ceinture de fer. Il couchait sur des sarments de vigne étendus à terre. Chaque jour il récitait les sept psaumes de la pénitence et les Litanies des Saints, et se donnait une rude discipline. Sa charité pour les pauvres et surtout pour les pauvres honteux était inépuisable; Dieu lui accorda un jour de multiplier le pain qu'il distribuait aux indigents.

Pris d'un mal subit le jour de Noël, il pressentit avec joie son dernier moment. Il mourut dans la soixante-douzième année de son âge et la treizième de son épiscopat. Ses reliques sont conservées à Florence dans l'église des Carmes.

Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints, p. 53-54

SAINTE JEANNE DE VALOIS
Reine de France
(1463-1503)



Sainte Jeanne de Valois, fille du roi Louis XI, vint au monde toute laide et contrefaite, mais, en revanche, le Ciel révéla en elle, dès ses plus tendres années, une âme d'élite. Sa piété envers la Sainte Vierge marquait son âme du sceau des prédestinés. Elle avait cinq ans lorsque la Mère de Dieu daigna lui apprendre qu'elle était appelée à fonder en Son honneur un Ordre dont le but principal serait l'imitation de Ses vertus.

Jeanne fut mariée malgré elle à un prince qui l'avait en aversion et ne la regarda jamais comme son épouse. Après quelques années pleines d'épreuves pour elle, le roi Louis XI étant mort, ce mariage, contracté en des conditions déplorables, fut, à la demande du mari, déclaré nul par le Souverain Pontife: "Que Dieu soit glorifié, dit alors la Sainte, mes chaînes sont brisées; c'est Lui qui l'a voulu, afin que désormais je puisse mieux Le servir que je ne l'ai fait jusqu'ici."

Ses adieux au prince furent touchants: "Je vous dois, dit-elle, une grande reconnaissance, puisque vous me retirez de la servitude du siècle. Pardonnez-moi mes torts; désormais, ma vie se passera à prier pour vous et pour la France."

Dès lors la prière devint la compagne inséparable de Jeanne. Son ardent amour pour Jésus-Christ lui fit embrasser les mortifications volontaires, et plus d'une fois on la vit, à genoux au pied d'une Croix, se frapper la poitrine avec une pierre et répandre un torrent de larmes, à la pensée de ses péchés et des souffrances de Jésus-Christ. Elle jeûnait et prolongeait ses veilles, ses prières et ses macérations trois jours au moins par semaine.

Consoler les pauvres, les servir à table, laver et baiser leurs pieds, voilà quelles étaient les occupations chères à son coeur. Son humilité aurait voulu cacher à tous les yeux les prodiges de sa charité; elle n'aurait désiré que Dieu seul pour témoin, car elle ne cherchait que Lui dans la pratique de toutes les vertus.

L'Eucharistie était sa force mystérieuse; elle ne la recevait jamais que toute baignée de larmes, et c'est au pied du Tabernacle qu'elle trouvait tous les trésors de dévouement qu'elle prodiguait autour d'elle.

Elle put, avant sa mort, fonder, selon la promesse de la Sainte Vierge, l'Ordre des Annonciades. Une clarté extraordinaire parut pendant plus d'une heure dans sa chambre, au moment de sa mort. On trouva son corps couvert d'un cilice, avec une chaîne de fer.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
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Sainte Véronique
Femme ayant essuyé le visage du Christ montant au Golgotha (1er s.)


ou Bérénice.
La dévotion du "Chemin de la Croix" évoque le souvenir de cette femme qui aurait bravé la foule hostile pour essuyer le visage du Christ pendant sa Passion, recueillant ainsi sur son linge la Sainte Face. Plusieurs légendes sont à l'origine de ce récit:
- Le nom de Véronique qui en grec, vera icona, veut dire : l'icône authentique.
- Le linge que, dit-on, le Christ aurait envoyé au roi d'Edesse, Abgar, avec son image(*). A quoi la piété occidentale ajoute un élément de la quête du Graal, ou même en faisant de Véronique, l'épouse de Zachée, avec qui elle serait venue jusqu'à Soulac et Amadour.
Laissons notre piété se tourner seulement vers ces femmes qui pleuraient durant la Passion du Seigneur et à qui Jésus a dit qu'elles feraient mieux de pleurer sur elles et Jérusalem.
(*) Un internaute nous signale: "Le linge de Véronique ne devrait pas être confondu avec le Mandylion, linge que le Christ aurait envoyé au roi Abgar d'Edesse : le premier représente le Christ de la Passion, couronné d'épines; le second est l'image non faite de main d'homme qui a probablement inspiré les premières icônes du Christ, comme la Sainte Face (12è s.) conservée à la cathédrale de Laon. Vous pouvez consulter : P. Sendler Egon. Les mystères du Christ, les icônes de la liturgie. Desclée de Brouwer, 2001, p. 25-26. Ouspensky Leonide, La théologie de l'icône dans l'Eglise orthodoxe, Cerf, 1980, p. 29."






Dates de Fête



4 février, Fête Locale
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MessageSujet: Aujourd'hui 5 février nous fêtons Saint Agathe Les Saints Martyrs du Japon   Sam 7 Fév - 18:52


SAINTE AGATHE
Vierge et Martyre
(+ 254)


Deux villes de Sicile, Palerme et Catane, se disputent l'honneur d'avoir donné naissance à sainte Agathe; ce qui est certain, c'est qu'elle fut martyrisée à Catane, sous l'empereur Dèce.

Dénoncée au préteur Quintianus, comme chrétienne, Agathe lui fut amenée. La beauté de la jeune fille le séduisit; il conçut pour elle une passion criminelle et crut venir à bout de son dessein en la remettant aux mains d'une femme débauchée, nommée Aphrodisia. Aphrodisia employa son art et son artifice afin de séduire Agathe, sans pouvoir y réussir; et après un mois de tentatives, elle s'en fut trouver le préfet pour lui annoncer l'inutilité de ses efforts.

Le juge alors fit comparaître la servante du Seigneur devant son tribunal.
"Qui es-tu?
- Je suis noble et d'une illustre famille, toute ma parenté le fait assez connaître.
- Pourquoi donc suis-tu la chétive condition des chrétiens?
- Parce que la véritable noblesse s'acquiert avec Jésus-Christ dont je me dis la servante.
- Quoi donc! sommes-nous dégradés de noblesse pour mépriser ton Crucifié?
- Oui, tu perds la véritable liberté en te faisant esclave du démon jusqu'au point d'adorer des pierres pour lui faire honneur."


Afin d'apprendre à la jeune fille à mieux parler, Quintianus la fit frapper sur la joue, et commanda qu'on la conduisit en prison, lui disant qu'elle eût à se préparer à renier Jésus-Christ ou à mourir dans les tourments. Le lendemain, le juge essaya de gagner Agathe par des promesses, mais il la trouva inébranlable, et ses réponses excitèrent tellement la rage du persécuteur, que, sur son ordre, on tordit et on arracha une mamelle à la Sainte. Elle dit à Quintianus: "N'as-tu pas honte, ô cruel tyran, de me faire souffrir de cette façon, toi qui as sucé ta première nourriture du sein d'une femme?"

Quand elle fut rentrée dans la prison où le préfet avait défendu de lui rien donner, saint Pierre lui apparut et la guérit au nom du Sauveur; la Sainte s'écria: "Je Vous rends grâces, ô mon Seigneur Jésus-Christ, de ce qu'il Vous a plu de m'envoyer Votre Apôtre afin de guérir mes plaies et de me rendre ce que le bourreau m'avait arraché," et la prison fut remplie d'une si éclatante lumière que les gardiens s'enfuirent épouvantés, laissant les portes ouvertes.

Les autres prisonniers conseillaient à Agathe de prendre la fuite, mais elle répondit: "Dieu me garde de quitter le champ de bataille et de m'enfuir en voyant une si belle occasion de remporter la victoire sur mes ennemis."

Quatre jours après, Agathe fut ramenée devant le juge qui, la voyant saine et sauve, fut rempli d'étonnement; sa rage n'en devint que plus grande. Par son ordre, on roula la Sainte sur des têts de pots cassés et sur des charbons, en même temps que l'on perçait son corps de pointes aiguës. Pendant ce supplice, un tremblement de terre survint, et les principaux ministres de la cruauté de Quintianus furent écrasés. La ville, épouvantée, vit là un châtiment du Ciel, et le persécuteur, craignant qu'on ne lui enlevât sa victime, se hâta de la renvoyer en prison. Quand elle y fut rentrée, Agathe dit: "Ouvrez, Seigneur, les bras de Votre miséricorde, et recevez mon esprit qui désire Vous posséder avec tous les transports d'amour dont il est capable," et en achevant ces mots elle expira (254).

Aussitôt que la nouvelle de cette mort se fut répandue, toute la ville accourut pour honorer les restes de sainte Agathe, et au moment où on voulut la mettre dans le tombeau, cent Anges, sous la figure de jeunes hommes, apparurent, et au front d'Agathe inscrivirent ces mots: "C'est une âme sainte; elle a rendu un honneur volontaire à Dieu et elle est la rédemption de sa patrie." Quintianus, de son côté, était parti pour se mettre en possession des biens de la servante de Dieu, mais au passage d'une rivière, un cheval le mordit au visage et un autre, à coups de pieds, le précipita dans l'eau où il se noya.

La dévotion à sainte Agathe ne tarda pas de se répandre partout, mais nulle part elle ne fut plus honorée qu'à Catane. Plusieurs fois sa protection a sauvé cette ville des éruptions de l'Etna, et pour cela il suffisait aux habitants de donner, comme barrière aux torrents de lave qui descendaient de la montagne, un objet qui avait touché le corps de la Sainte.

P. Giry, Vie des Saints, p. 74-76

LES SAINTS MARTYRS DU JAPON
(1597)


Lorsque saint François-Xavier parut au Japon, cet empire était plongé tout entier dans le paganisme; quarante ans plus tard, on y comptait plus de deux cent mille chrétiens, généralement animés de toute la ferveur de l'Église primitive. Le démon, jaloux, ne tarda pas à soulever une persécution; elle fut terrible, mais ne servit qu'à faire éclater les merveilles de la foi.

La liste des premiers martyrs du Japon en comprend vingt-six: six Franciscains, trois Jésuites, et dix-sept chrétiens, dont trois jeunes enfants de choeur. Les Actes des martyrs des trois premiers siècles ne sont pas plus admirables que le récit des souffrances de ces héros de la foi.

Un des religieux, près de mourir, disait, en parlant de la magnanimité de ces chrétiens: "J'ai honte de moi-même, en voyant des hommes si récemment entrés dans le sein de l'Église montrer un tel courage en face de la mort."

Un autre, suspendu à une croix, n'osait se servir que des paroles du bon larron: "Seigneur, souvenez-Vous de moi!"

Un pieux Jésuite, crucifié, fit une prédication touchante, du haut de sa glorieuse chaire, aux païens qui l'entouraient: "Arrivé au terme où vous me voyez, dit-il, je ne pense pas qu'aucun de vous me croie capable de trahir la vérité. Eh bien! Je vous le déclare, il n'y a pas d'autre moyen de salut que la religion chrétienne. Je pardonne aux auteurs de ma mort; je les conjure de recevoir le baptême."

Les trois enfants ne furent pas moins admirables. L'un d'eux, nommé Louis, répondit à un païen qui l'engageait à renoncer à sa foi: "C'est vous qui devriez vous faire chrétien, puisqu'il n'y a pas d'autre moyen de salut."

Un autre nommé Antoine, résista aux larmes de ses parents et aux promesses du magistrat: "Je méprise, dit-il, vos promesses et la vie elle-même: je désire d'être attaché à la croix pour l'amour de Jésus crucifié." Du haut de sa croix, il chanta d'une voix angélique le psaume: Laudate, pueri, Dominum, Enfants, louez le Seigneur, et il eut le coeur percé d'une lance au Gloria Patri, qu'il alla chanter dans le Ciel.

Les fidèles recueillirent le sang et les vêtements des martyrs, dont l'attouchement opéra des miracles. Pie IX les a canonisés le 8 juin 1862, dans une solennité sans exemple, au milieu d'un grand concours d'évêques de toutes les parties du monde.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

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MessageSujet: Aujourd'hui 6 février nous fêtons Saint Tite Sainte Dorothée Saint Gaston   Sam 7 Fév - 18:55


SAINT TITE
Évêque et Disciple de Saint Paul
Ier siècle


Saint Tite naquit de parents idolâtres et dut sa conversion à saint Paul. La sainteté, le zèle, la vie admirable de celui que le grand Apôtre appelait son fils et qu'il appela bientôt son frère fit qu'il l'associa à son ministère; il le choisit comme son interprète auprès des Grecs.

Il n'est rien de touchant comme les expressions pleines de tendresse et d'affection dont il se sert chaque fois que dans ses lettres il parle de son disciple. Étant venu à Troade pour les intérêts de l'Évangile, il nous dit qu'il n'eut point l'esprit en repos parce qu'il n'y trouva pas ce frère aimé. Ailleurs il s'exprime en ces termes: "Celui qui console les humbles, Dieu, nous a consolé par l'arrivée de Tite."

Nous voyons aussi Tite accompagner son maître à Jérusalem et assister avec lui au premier Concile. C'est alors que les Juifs convertis voulurent le forcer à se faire circoncire et qu'il réclama, en refusant avec énergie, la liberté de l'Évangile pour lui et les gentils.

Des divisions et des scandales s'élevèrent dans l'Église de Corinthe; pour les faire cesser, saint Paul envoya son fidèle disciple qui l'avait suivi à Éphèse. Tite fut accueilli avec respect et vénération par l'Église de Corinthe, il remit tout dans l'ordre, et, après avoir fait un bien immense à la chrétienté, il vint rejoindre saint Paul en Macédoine et lui rendre compte de sa mission et de ses heureux résultats. Le maître, heureux et content, renvoya, quelques temps après, le disciple à Corinthe porter les aumônes qu'il avait recueillies lors de son premier voyage et pour préparer les esprits des fidèles à recevoir quelques Macédoniens que saint Paul se proposait de leur mener lui-même.

Six années durant, Tite accompagna saint Paul dans ses voyages, prêchant l'Évangile avec lui et déployant un zèle infatigable pour gagner des âmes à Jésus-Christ. Quand, après sa sortie de prison, en 63, saint Paul eut évangélisé l'île de Crète, il y laissa Tite pour continuer son oeuvre.

En 64, saint Paul, qui ne pouvait se passer de Tite et qui avait besoin de lui pour l'édification des Églises nouvellement fondées, lui écrivit, dans le courant de l'automne, la lettre que nous avons à son adresse; il lui mandait de partir aussitôt que seraient arrivés ceux qu'il envoyait pour le remplacer et de venir le rejoindre à Nicopolis en Épire, où il devait passer l'hiver.

Nous le retrouvons en 65, prêchant l'Évangile aux Dalmates. Après la mort de saint Paul il retourna en Crète, gouverna sagement cette Église et évangélisa toutes les îles voisines. Plein de mérites et de jours, il s'endormit dans le Seigneur, à l'âge de quatre-vingt-quatorze ans. Pie IX a fixé la célébration de sa fête au premier jour libre après le 4 janvier.

P. Giry, Vie des Saints, p. 28-29

SAINTE DOROTHÉE
Vierge et Martyre
(304)


Le martyre de la vierge Dorothée nous offre encore une belle page de l'histoire des premiers siècles de l'Église. Elle était née à Césarée, en Cappadoce, où elle faisait l'étonnement des païens et l'édification des chrétiens par ses rares vertus.

Saisie comme chrétienne, elle parut les yeux baissés, mais avec fermeté, devant son juge:
"Quel est ton nom? lui demande-t-il.
-- Je me nomme Dorothée.
-- Je t'ai fait mander pour sacrifier à nos dieux immortels.
-- Je n'adore que le Dieu du Ciel, car il est écrit: "Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu ne serviras que Lui."
-- Écoute-moi et sacrifie, c'est le seul moyen d'éviter le chevalet.
-- Les souffrances du chevalet ne durent qu'un instant, mais elles me feront éviter des supplices éternels."


Le juge la fait étendre sur le chevalet pour l'intimider, mais elle réitère sa profession de foi:
"Pourquoi retardes-tu mon bonheur? Je suis chrétienne! Je n'aspire qu'à voir Celui pour qui j'affronte les tourments et la mort.
-- Et qui est Celui que tu désire?
-- C'est le Christ, le Fils de Dieu.
-- Ce sont là des folies, sacrifie et tu seras heureuse.
-- Non, je ne sacrifierai point aux démons, je suis l'épouse du Christ et je brûle de m'unir à Lui dans les Cieux."


Elle est alors livrée à deux malheureuses femmes qui avaient récemment apostasié; mais loin d'être ébranlée par elles, elle leur fit sentir l'énormité de leur faute, les convertit et assista bientôt à leur martyre.

Dorothée, à son tour, fut de nouveau étendue sur le chevalet. "Jamais, je n'ai été si heureuse, dit-elle au milieu des tourments, car j'ai rendu au Christ deux âmes que le démon Lui avait ravies." Et se tournant vers le juge: "Misérable, lui dit-elle, te voilà vaincu, toi et tes idoles!"

Elle fut condamnée à être frappée du glaive. "Je Vous rends grâces, s'écria-t-elle, ô céleste Amant des âmes, de ce que Vous m'appelez en Votre Paradis."

Comme on la menait à la mort, un païen, nommé Théophile, la pria, par raillerie, de lui envoyer "des fruits ou des roses du jardin de son Époux". Elle le lui promit. Avant de recevoir le coup mortel, elle se mit à genoux et pria. Aussitôt parut un enfant portant trois beaux fruits et des roses fraîches, bien qu'on fût en février, et il les porta, de la part de Dorothée, à Théophile, qui confessa Jésus-Christ et subit le martyre ce jour même en rendant grâces à Jésus-Christ.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Source Magnificat

Saint Gaston
Waast ou Vaast, évêque d'Arras (+ 540)


Evêque d'Arras, catéchiste de Clovis.
Voir sur le site internet du diocèse d'Arras:
...patron de l'Église qui est à Arras. 73 églises comme celle de Troisvaux portent son nom. Il est fêté le 6 février... C'est jour de fête pour tous ceux et celles qui participent à porter l'Évangile du Christ aux quatre coins du diocèse...
"Vers l'an 500, l'évangélisation devait être reprise à zéro. L’évêque de Reims, Rémi envoie le jeune Vaast dans la région. Il est difficile de savoir l’étendue des territoires de Cambrai et Arras qui lui sont confiés."
(Formation du diocèse d'Arras)






Dates de Fête


6 février

Source Nominis
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MessageSujet: Aujourd'hui 7 février nous fêtons Saint Romuald   Sam 7 Fév - 18:57


SAINT ROMUALD
Abbé
(906-1027)


Saint Romuald naquit à Ravenne, en 906, d'une des plus illustres familles d'Italie. Sa jeunesse fut orageuse, mais bientôt la grâce, qui le poursuivait, triompha de ses résistances, et il racheta son passé par les plus effrayantes austérités.

Après avoir vécu sept ans dans un monastère de Saint-Benoît, il se sentit inspiré de mener la vie solitaire, et alla habiter avec un saint homme qui lui faisait réciter chaque jour de mémoire tout le psautier. Quand il faisait quelque faute, l'ermite, toujours armé d'une verge, lui donnait un rude coup sur l'oreille gauche. Romuald souffrait patiemment; cependant un jour, s'apercevant qu'il perdait l'ouïe du côté gauche, il pria le rude vieillard de le frapper sur l'oreille droite. Ce fait suppose un grand progrès dans la vertu.

Bientôt Romuald devint le chef d'une foule de solitaires; il réforma et fonda un grand nombre de monastères, et établit enfin l'Ordre des Camaldules.

Dieu éprouva sa vertu par les terribles assauts du démon, qui lui demandait à quoi servaient tant de prières et de pénitences. Les victoires du Saint rendaient son ennemi plus furieux, et plus d'une fois il fut battu et foulé aux pieds par des esprits malins revêtus des formes les plus fantastiques: "Quoi! disait Romuald au démon, en se moquant de lui, tu as été chassé du Ciel et tu viens au désert montrer ta honte! Va-t-en, bête immonde, vilain serpent!"

Notre Saint jouit à un haut degré du don des larmes; il ne pouvait célébrer la Messe sans pleurer, et, pendant son oraison, vaincu par l'émotion et ravi en extase, il s'écriait: "Jésus, mon cher Jésus! Ô doux miel, ineffable désir, délices des Saints, suavité des Anges!"

Arrivé à une extrême vieillesse, il jeûnait encore tous les jours, et, pendant le carême, il se contentait d'une écuelle de légumes à son unique repas. Quelquefois il demandait certains mets afin de les voir, d'en faire le sacrifice à Dieu et de se moquer de la sensualité: "Voilà un bon morceau bien apprêté, Romuald, disait-il; tu le trouverais bien de ton goût, n'est-ce pas? Eh bien! Tu n'y toucheras pas, et tu n'en auras eu la vue que pour te mortifier davantage."

Il faisait tant et de si grands miracles que toute la nature semblait lui être soumise. Cet illustre athlète de la pénitence, malgré ses austérités étonnantes, mourut à l'âge de cent vingt ans, dont quatre-vingt-treize ans dans la vie érémitique.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 8 février nous fêtons Saint Jean de Matha et Sainte Jacqueline   Mer 11 Fév - 15:06


SAINT JEAN DE MATHA
Confesseur
(1160-1213)


Saint Jean de Matha, originaire d'une illustre famille, en Provence, fut consacré au Seigneur par un voeu, dès sa naissance. Il brilla, tout jeune encore, par le divin instinct de la charité. On le voyait distribuer aux pauvres l'argent que ses parents lui donnaient pour ses menus plaisirs, et tous les vendredis il allait servir les malades dans les hôpitaux; là, il pansait leurs plaies et leur procurait tous les secours qui étaient en son pouvoir. C'est par cette conduite admirable, il y a lieu de le croire, que le pieux jeune homme mérita de devenir le père d'un grand Ordre de charité.

Le jour où il fut élevé au sacerdoce une colonne de feu reposa sur la tête du nouveau prêtre et manifesta l'onction du Saint-Esprit qui opérait dans son âme. Le bruit de ce prodige s'étant répandu, une nombreuse assemblée assista à sa première Messe. Au moment de la consécration, lorsque Jean élevait l'hostie, on vit le visage du saint resplendir d'une lumière surnaturelle et ses yeux se fixer au dessus de l'autel sur un spectacle invisible aux assistants. "J'ai vu, dit-il plus tard, un ange tout blanc, avec un vêtement brillant, portant sur la poitrine une croix de couleur rouge et bleue; ses bras se croisaient, et il présentait les mains à deux captifs, l'un chrétien et l'autre maure; ils étaient à ses pieds dans la posture de suppliants."

C'était l'annonce claire de l'oeuvre qu'il devait établir; il fut, en effet, le fondateur de l'Ordre de la Sainte-Trinité pour la rédemption des captifs, dont les religieux portèrent le costume indiqué par la vision.

Qui dira tout ce que le Saint eut à souffrir dans son pénible apostolat? "Si je n'ai pas le bonheur d'être martyr, disait-il souvent, puissai-je au moins rester chez les barbares, comme esclave, pour mes frères!"

Dieu seconda plus d'une fois son zèle par des miracles. Un jour que les habitants de Tunis voulaient l'empêcher de ramener en Europe les nombreux captifs qu'il avait rachetés, il se prosterna et invoqua Marie; puis, à la grande stupéfaction des infidèles, étendit son manteau en guise de voile sur le navire. Celui-ci, sans rames, sans voiles, sans gouvernail, vogua bientôt en pleine mer et aborda en moins de deux jours à Ostie, aux applaudissements d'une foule émerveillée du prodige.

Jean de Matha mourut à Rome, usé de fatigues, dans la pauvreté et la pénitence, mais chargé d'oeuvres et de mérites. La pauvre petite cellule qu'il sanctifia par ses dernières années et par sa mort a été conservée jusqu'à ce jour.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.



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Sainte Jacqueline

Sainte Jacqueline était une noble romaine, qui devint la disciple et l'amie de de saint François d'Assise. Veuve en 1210, elle vécut pieusement à Assise, jusqu'à sa mort en 1274. Elle est entérrée prés de Saint François dans la Basilique d'Assise.
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MessageSujet: Aujourd'hui 9 février nous fêtons Saint Cyrille d'Alexandrie Sainte Appoline   Mer 11 Fév - 15:09


SAINT CYRILLE D'ALEXANDRIE
Évêque et Docteur de l'Église
(+ 444)


Ce grand serviteur de Marie était le neveu du trop fameux Théophile, patriarche d'Alexandrie, qui se montra l'ennemi acharné de saint Jean Chrysostome. Cyrille hérita à la fois du siège et de la rancune de son oncle, au point que, même évêque, il persista pendant six ans, dans le schisme de son prédécesseur; le point contesté était l'inscription du nom de saint Jean Chrysostome sur les dyptiques sacrés. Il fut enfin tiré de son obstination grâce à l'intervention de saint Isidore, abbé de Péluse, auquel Cyrille avait confié la direction de son âme.

"Si je suis votre père, comme vous le dites, lui écrivait saint Isidore, je dois craindre d'attirer sur moi le châtiment d'Héli, si terriblement puni pour avoir négligé la correction de ses enfants. Faites cesser ces querelles. Ne cherchez pas plus longtemps la vengeance d'une injure privée et domestique. Ne la faites pas peser sur l'Église."

Cyrille ne put résister à ces touchantes exhortations, et se soumit: il assembla les évêques de son patriarcat, inscrivit solennellement le nom de Chrysostome dans les dyptiques, et rentra ainsi en grâce avec Rome (418). Ceci prouve une fois de plus qu'on ne naît pas saint, mais qu'on le devient.

Le grand mérite de Cyrille devant l'histoire a été sa lutte contre Nestorius, moine et prêtre d'Antioche, qui, sous des dehors austères, cachait un esprit faux et chicaneur, et un orgueil indomptable. Élevé sur le siège de Constantinople (428), il se mit à enseigner hautement qu'il y a deux personnes en Jésus-Christ: celle de Dieu et celle de l'homme; que depuis l'Incarnation le Verbe ne S'est point uni à la nature humaine, mais ne l'a prise que comme un vêtement. Il en concluait que la Vierge Marie n'est point Mère de Dieu, mais seulement mère de l'homme ou du Christ.

Cet enseignement souleva d'unanimes protestations tant des fidèles que des gardiens de la foi catholique. Dès 429, Cyrille écrivit contre Nestorius, puis à Nestorius lui-même; il écrivit ensuite au Pape Célestin et à l'empereur Théodose II, pour les éclairer sur la gravité des nouvelles erreurs. Son intervention obtint son effet: Nestorius fut condamné, excommunié et déposé. Cyrille était chargé de faire exécuter la sentence, si dans le délai de dix jours l'hérésiarque n'avait par rétracté ses erreurs. Dans ce but, Cyrille lui présenta à signer douze anathématisme qui détaillaient longuement son hérésie. Nestorius et ses partisans s'insurgèrent contre cette rédaction, y trouvèrent matière à discussion, et d'accusés se firent accusateurs.

Cette opiniâtreté donna lieu à la convocation du Concile d'Éphèse (431), où il se trouva deux cents évêques. La présidence du concile fut dévolue à Cyrille.

Nestorius, cité trois fois, refusa de comparaître. Le concile prononça contre lui une sentence de déposition dont on informa l'empereur. Le 7 juin, depuis le matin, le peuple assiégeait les abords de l'église, attendant fiévreusement la décision du concile. Quand il apprit que les Pères avaient conservé à Marie Son titre de Mère de Dieu, il éclata en transports de joie, et, à la lueur des flambeaux, reconduisit les évêques jusqu'à leurs demeures.

Six jours après, quatorze évêques orientaux, partisans de Nestorius, arrivèrent à Éphèse, se constituèrent en concile et excommunièrent Cyrille. Sollicité par les deux partis, l'empereur emprisonna Cyrille et Nestorius. Toutefois, à l'arrivée des légats du Pape Célestin, il rétablit Cyrille et déclara Nestorius définitivement déposé. Les évêques partisans de Nestorius se réconcilièrent alors avec Cyrille.

Là se termine le rôle considérable rempli par Cyrille dans cette importante joute théologique. Métaphysicien pénétrant et esprit religieux, Cyrille avait profondément médité le mystère de l'Incarnation. L'unité du Christ qu'il mit si fort en relief lui paraissait la conséquence d'un raisonnement très simple: si le Rédempteur n'est pas Dieu Lui-même, Il ne peut pas nous sauver; Jésus-Christ est donc personnellement Dieu. Si Jésus-Christ est Dieu, il est juste de reconnaître à Marie la qualité de Mère de Dieu, quoiqu'Elle n'ait pas, à proprement parler, produit la Divinité, chose qu'il serait absurde de prétendre. C'est ainsi que dans les générations ordinaires, l'âme l'emporte de beaucoup sur le corps. Et cependant, ne nommons-nous pas nos parents, ceux qui, en réalité, ne nous ont fait part que de notre substance corporelle?

Saint Cyrille mourut probablement le 27 juin 444.

J.-M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, p. 59-60

SAINTE APOLLINE ou APOLLONIE
Vierge et Martyre
(249)


Sainte Apolline ou Apollonie était d'Alexandrie; au milieu de la corruption générale, elle y passait pour un modèle de vertu et de modestie chrétienne. Cette héroïque jeune fille ne se contenta pas de consacrer au Seigneur ses premières années, sa jeunesse et son existence entière, elle voulut encore lui offrir le sacrifice de sa vie.

L'an 248, une persécution sanglante éclata dans la cité; la fureur des païens contre les chrétiens ne connut point de bornes. On pilla les maisons et on exerça contre les personnes les plus horribles violences. Apolline, déjà avancée en âge, loin de prendre la fuite, demeura toujours à Alexandrie, sans craindre la perte de ses biens ni de sa vie, heureuse, au contraire, d'attendre l'occasion de couronner ses vertus par un glorieux martyre.

Un jour, elle fut arrêtée; les bourreaux se jetèrent sur elle, la frappèrent si rudement avec des cailloux, qu'ils lui rompirent les mâchoires et lui brisèrent les dents; puis, l'ayant entraînée hors de la ville, ils allumèrent un grand feu, résolus de l'y jeter, si elle ne renonçait pas à Jésus-Christ. La Sainte demanda quelques moments comme pour réfléchir à ce qu'elle devait faire.

Les païens espérèrent un instant qu'elle allait reculer devant l'horrible supplice du feu. Mais Apolline, profitant de cet instant de liberté, s'échappa de leurs mains, et poussée par l'ardeur de l'amour divin qui embrasait son coeur, elle s'élança elle-même impétueusement dans le feu, au grand étonnement de ses bourreaux stupéfaits de voir une fille plus hardie et plus prompte à souffrir la mort qu'eux-mêmes à la lui faire endurer.

Son corps, comme un holocauste pur et sans tache, fut bientôt dévoré par les flammes, et son âme généreuse et pure s'envola dans les Cieux, l'an 249 de Notre-Seigneur, le 9 février. L'exemple étonnant de sainte Apolline serait répréhensible si elle avait obéi à la précipitation de la nature; mais l'Église, en l'admettant au nombre des martyrs, nous oblige à croire qu'elle obéit à l'impulsion de l'Esprit divin. Sainte Apolline a toujours été regardée par la dévotion populaire comme secourable contre le mal de dents, sans doute à cause du premier supplice qu'elle avait enduré.

Le courage de cette vierge, courant elle-même au-devant des supplices, n'est-il pas une éclatante condamnation de notre lâcheté au service de Dieu?

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 10 février nous fêtons Sainte Scolastique Saint Arnaud   Mer 11 Fév - 15:11


SAINTE SCOLASTIQUE
Vierge
(480-543)


Sainte Scolastique était la soeur de saint Benoît, patriarche des moines d'Occident. Jeune encore, elle fit, au foyer paternel, de grands progrès dans la vertu. Loin d'imiter les illusions des filles du siècle, elle méprisa la beauté, les richesses, l'alliance des plus grands princes pour s'allier à Jésus-Christ. Suivre Benoît dans la solitude était son unique aspiration. Elle se consacra à Dieu dès sa plus tendre jeunesse, et elle se rapprocha de son saint frère, quand il se fut établi au Mont-Cassin, afin de profiter de ses leçons et de ses exemples.

Benoît ne consentait à voir sa soeur qu'une fois par an, avant le carême, et alors la Sainte sortait de son cloître, et le frère, de son côté, allait au-devant de la soeur; ils se rejoignaient sur le flanc de la montagne, et on voit encore le petit sanctuaire érigé, croit-on, sur les ruines de la chaumière où saint Benoît et sainte Scolastique eurent leur suprême entretien resté si célèbre.

Le 9 février 543, Scolastique était allée visiter son frère, comme de coutume. La journée se passa dans de saints entretiens, et la nuit arriva sans qu'ils s'en aperçussent. "Il est trop tard pour vous retirer, dit la Sainte à son frère; parlons jusqu'à l'aurore des joies de la vie céleste.
-- Que dites-vous là, ma soeur? reprit Benoît; je ne puis passer la nuit hors de mon couvent."


Scolastique, affligée de ce refus, se pencha sur la table, et, la tête entre ses mains, pria Dieu en versant d'abondantes larmes. Sa prière fut si promptement exaucée, que le tonnerre grondait déjà quand elle releva la tête, et que la pluie tombait par torrents, bien que le ciel fût auparavant serein et sans nuage: "Qu'avez-vous fait, ma soeur? dit l'homme de Dieu.
-- Je vous ai supplié, dit Scolastique, et vous n'avez pas voulu m'écouter; j'ai invoqué Notre-Seigneur, et voilà qu'Il m'exauce."


Dans l'impossibilité de sortir, Benoît resta par force; les deux Saints veillèrent toute la nuit, s'entretenant du bonheur des élus. Le lendemain, la pieuse vierge retourna à son couvent, et, Benoît à son monastère; mais le troisième jour, l'homme de Dieu, dans sa cellule, élevant les yeux en haut, vit l'âme de sa soeur s'envoler dans les airs sous la forme d'une colombe.

Benoît voulut faire déposer le corps de sa soeur dans le tombeau qu'il avait préparé pour lui, afin que leurs corps fussent unis dans la mort comme leurs âmes l'avaient été dans la vie.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Saint Arnaud

Abbé de Sainte-Justine de Padoue (+ 1255)


Au temps où Padoue était aux mains d’Ezzelino, un tyran féroce et prompt au meurtre, Arnaud Cataneo, abbé du monastère de Sainte Sabine, dut se réfugier dans une grotte voisine pour échapper à une mort certaine. Quand l’empereur Frédéric II vint délivrer la ville, Arnaud l’accueillit joyeusement. Mais quand Ezzelino reprit le contrôle de la région, le bienheureux Arnaud fut arrêté, jeté dans un infect cachot où il mourut après huit années de souffrances et d’isolement.

Source Vie chrétienne catholique
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MessageSujet: Aujourd'hui 11 février nous fêtons Notre Dame de Lourdes   Mer 11 Fév - 15:13


APPARITION de NOTRE-DAME de LOURDES
1858


Proclamée Immaculée dans Sa Conception, le 8 décembre 1954, Marie ne devait pas tarder à montrer combien Elle agréait ce nouvel hommage de la sainte Église. Quatre ans plus tard, en 1858, elle daigna Se montrer, à dix-huit reprises, à une petite fille de Lourdes, bourgade des Pyrénées.

L'enfant, ignorante et candide, s'appelait Bernadette. La Vierge paraissait dans une grotte sauvage. Son visage était gracieux et vermeil; Elle était enveloppée dans les plis d'un long voile blanc; une ceinture bleue flottait autour d'Elle; sur chacun de Ses pieds brillait une rose épanouie. L'enfant regarda longtemps, étonnée et ravie; elle prit son chapelet et le récita pieusement. L'apparition lui ordonna de revenir.

La dix-huitième fois, Bernadette supplia la vision de Se faire connaître. Alors, l'Être mystérieux, joignant les mains devant Sa poitrine, et revêtant une majesté toute divine, disparut en disant: "JE SUIS L'IMMACULÉE CONCEPTION!" C'était la Sainte Vierge, patronne de l'Église et de la France, qui venait appeler Son peuple à la prière et à la pénitence.

A partir de cette époque, la ville de Lourdes devenait immortelle. L'Apparition triompha de toutes les impiétés et de toutes les persécutions. Des foules immenses sont venues, selon le désir exprimé par l'Apparition, saluer la Vierge Immaculée dans Sa grotte bénie et dans les splendides sanctuaires érigés à Sa demande et en Son honneur, sur le flanc de la montagne.

De nombreux et éclatants miracles ont récompensé et récompensent toujours la foi des pieux pèlerins; et chaque jour ce grand mouvement catholique va croissant; c'est par centaines de mille, chaque année, que les dévôts de Marie affluent, à Lourdes, de toutes les parties du monde.

La piété catholique a multiplié les Histoires et les Notices de Notre-Dame de Lourdes; mille et mille cantiques de toutes langues ont été chantés au pied de la Grotte bénie; partout, en France et dans toutes les parties du monde, se sont multipliées les représentations de la Grotte de Lourdes et de sa basilique, les images et les statues de la Vierge Immaculée. Les féeriques processions aux flambeaux, les merveilleuses illuminations, les grandioses manifestations qui s'y renouvellent souvent, ont fait de Lourdes comme un coin du Paradis.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
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MessageSujet: Aujourd'hui 12 février nous fêtons les Sept saints Fondateurs des frères Servites   Dim 15 Fév - 19:11


Les SEPT SAINTS FONDATEURS
des Frères Servites


Le 15 août 1633, sept nobles Florentins, célébrant pieusement la grande fête de l'Assomption, eurent chacun une vision de la Très Sainte Vierge, les invitant à une vie plus parfaite. S'étant convertis, ils renoncèrent à leurs richesses, se couvrirent de vêtements pauvres et se retirèrent, le 8 septembre suivant, dans une humble maison, pour célébrer ensemble la Nativité de Marie. Leur commun dessein de vie religieuse reçut la sanction d'un miracle.

Pendant qu'ils mendiaient leur pain de porte en porte, tout à coup, en les voyant, un petit enfant de cinq mois à peine les acclama sous le nom de Serviteurs de Marie. Ils gardèrent ce nom, évidemment venu du Ciel, et commencèrent, sur une montagne voisine, une vie toute céleste, reposant sur une grande pauvreté, une austère mortification, la méditation de la Passion de Jésus-Christ et de la douloureuse Compassion de la Sainte Mère de Dieu.

Cet institut nouveau fut approuvé par le Pape Innocent IV, et se développa rapidement en Italie, en France, en Allemagne et en Pologne. Les Sept Fondateurs, après un laborieux apostolat, fécondé par de nombreux miracles, moururent entourés de la vénération des peuples et furent ensevelis à leur tour dans le même tombeau, en sorte que la mort ne sépara pas ceux que la vertu avait unis dans un tendre amour pour Jésus et Marie. Honorés depuis longtemps comme Bienheureux, ils furent canonisés par le Pape Léon XIII pendant les fêtes du Cinquantenaire de son sacerdoce.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 13 février nous fêtons Sainte Catherie de Ricci   Dim 15 Fév - 19:14



SAINTE CATHERINE de RICCI
Vierge
(1522-1590)


La vie de cette Sainte est l'une des plus prodigieuses, par les ravissements, les extases, les grâces extraordinaires de tout genre qui la remplissent. Catherine naquit à Florence en 1522.

Dès l'âge de trois ans, on la voyait s'exercer à la prière, rechercher la solitude et le silence pour s'y livrer plus à l'aise, et sa prière était si recueillie, qu'elle y paraissait l'esprit absorbé en Dieu, et comme plongée dans la contemplation de Ses mystères.

La Passion de Jésus-Christ était déjà l'objet des vives ardeurs de son amour, et elle préludait par ses exercices enfantins à cette admirable dévotion envers Jésus crucifié, qui est le caractère le plus éclatant de sa vie.

Elle prit le voile à treize ans, chez les Dominicaines. C'est à l'âge de dix-neuf ans qu'elle reçut cette grâce inouïe de voir changer par Notre-Seigneur son coeur en celui de Marie.

Quelques mois après, elle eut une mémorable extase de la Passion, qui dura vingt-huit heures, et dans laquelle elle assista successivement au détail de toutes les scènes de la Passion du Sauveur, paraissant elle-même, par ses gestes, subir chacun des supplices dont elle était témoin. Ce spectacle devait se renouveler toutes les semaines pendant les douze dernières années de sa vie. On entendait, dans ces extases, la Sainte pousser des exclamations de douleur et d'amour. Quelle impression pour les innombrables témoins de ces merveilles!

Le cachet de la vertu véritable, c'est l'humilité; un seul fait montrera que Catherine était bien conduite par l'esprit de Dieu. Elle avait appris que ses soeurs s'étaient plu à écrire, pour en garder le souvenir, la relation de toutes les grâces et faveurs extraordinaires dont le Ciel l'avait comblée. Elle n'eut point de repos avant d'avoir mis la main sur tous ces écrits. Un jour, pendant que ses soeurs étaient à l'office, elle entra dans leurs cellules, s'empara de tous les manuscrits qu'elle put rencontrer, les mit dans un sac, et, le portant à la soeur boulangère, qui chauffait le four: "Tenez, lui dit-elle, brûlez vite tout ceci, car malheur à nous si on le trouvait dans la maison!"

Sa dernière prière fut le Pater noster. Le couvent retentit alors des chants harmonieux des anges. En différents lieux, de saints personnages eurent la vision d'une magnifique procession de Saints et de Saintes; au bout du cortège, Jésus conduisait en triomphe Sa glorieuse épouse.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 14 février nous fêtons Saint Valentin   Dim 15 Fév - 19:17



SAINT VALENTIN
Prêtre et Martyr
(+ 268)


La vertu de saint Valentin, prêtre, était si éclatante, qu'il fut arrêté par l'empereur Claude II. Après deux jours de prison, l'empereur le fit comparaître à son tribunal:
"Pourquoi, Valentin, voulez-vous ainsi être l'ami de nos ennemis et rejetez-vous notre amitié?
-- Seigneur, dit le prêtre chrétien, si vous saviez le don de Dieu, vous seriez heureux, et votre empire aussi; vous rejetteriez le culte de vos idoles, et vous adoreriez le vrai Dieu et Son Fils Jésus-Christ."


Un des juges, prenant la parole, demanda au martyr ce qu'il pensait de Jupiter et de Mercure:
"Qu'ils ont été des misérables, répliqua Valentin, et qu'ils ont passé toute leur vie dans la débauche et le crime."


Le juge, furieux de cette réponse, s'écria:
"Il a blasphémé contre les dieux et contre l'empire!"


L'empereur continua ses questions avec curiosité, heureux de cette occasion de savoir ce que pensaient les chrétiens; Valentin, de son côté, avait le courage d'exhorter le prince à faire pénitence pour le sang des chrétiens qu'il avait répandu:
"Croyez en Jésus-Christ, lui disait-il, faites-vous baptiser, vous serez sauvé, et dès cette vie vous assurerez la gloire de votre empire et le triomphe de vos armes."


Claude commençait à se laisser persuader, et dit à ceux qui l'entouraient:
"Écoutez la belle doctrine que cet homme nous apprend."


Mais le préfet, mécontent, s'écria:
"Voyez-vous comment ce chrétien séduit notre prince!"


Le faible Claude, craignant des troubles, abandonna le martyr, qui eut à subir un autre interrogatoire devant un nouveau juge:
"Comment, lui dit celui-ci, peux-tu dire que Jésus-Christ est la vraie lumière?
-- Il n'est pas seulement la vraie lumière, mais l'unique lumière, dit Valentin.
-- S'il en est ainsi, rends la vue à ma petite fille adoptive, aveugle depuis deux ans; je croirai en Jésus-Christ, et je ferai tout ce que tu voudras."


L'enfant fut amenée; le prêtre, lui mettant la main sur les yeux, fit cette prière:
"O Jésus-Christ, qui êtes la vraie lumière, éclairez cette aveugle."


A ces paroles, l'aveugle voit; le juge Astérius, avec toute sa famille, confesse Jésus-Christ et reçoit bientôt le baptême. L'empereur, averti de ces merveilles, aurait bien voulu fermer les yeux sur les conversions nouvelles; mais la crainte lui fit trahir sa conscience et le sentiment de la justice; Valentin et les autres chrétiens furent livrés aux supplices et allèrent recevoir au Ciel la récompense de leur courage, en l'année 268.

Il existe encore, à Rome, une catacombe de Saint-Valentin, témoin de la vénération dont fut, de tout temps, entouré cet illustre martyr.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Aujourd'hui 15 février nous fêtons Saint Faustin et Saint Jovite   Dim 15 Fév - 19:20



SAINT FAUSTIN et SAINT JOVITE
Martyrs
(+ 122)


Saint Faustin et saint Jovite étaient frères et appartenaient à une famille distinguée de Lombardie. Dès leur jeunesse, ils furent remarquables par leur piété et par leur zèle, non moins que par leur amitié mutuelle: on ne vit jamais deux frères si unis de sentiments et d'inclinations.

Faustin était prêtre, et Jovite diacre, quand l'empereur Adrien raviva la persécution contre les chrétiens. Ils furent les premiers dénoncés, à cause de leur ardeur à prêcher Jésus-Christ, et conduits près de l'empereur, dans un temple du soleil, pour assister au sacrifice:
"Adorez le soleil, leur dit-il, si vous voulez continuer de vivre et d'être heureux.
-- Nous n'adorerons que le Dieu vivant qui a créé le soleil pour éclairer le monde."


La statue que leur montrait l'empereur était fort brillante et environnée de rayons d'or. Jovite, la fixant, s'écria:
"Oui, nous adorons le Dieu qui règne dans le Ciel et le Créateur du soleil. Pour toi, vaine statue, deviens à l'instant même toute noire, pour la confusion de ceux qui t'adorent."


A sa parole, la statue perdit son éclat et devint noire, comme l'avait demandé le saint martyr. L'empereur commanda de la nettoyer; mais à peine les prêtres païens y eurent-ils touchée, qu'elle tomba en cendres. Irrité, il ordonna alors de jeter les deux frères aux bêtes féroces.

A peine étaient-ils entrés dans l'amphithéâtre, que quatre lions, lâchés pour les dévorer, vinrent se coucher à leurs pieds, et qu'ensuite les ours et les léopards s'approchèrent d'eux avec la douceur des agneaux. Jetés dans un sombre cachot, ils y furent laissés sans nourriture. Les anges descendirent du Ciel, éclairèrent leurs ténèbres et leur rendirent la force et la joie pour de nouveaux combats.

On voulut faire brûler vifs les saints martyrs; les flammes les respectèrent. L'empereur, effrayé de tous ces prodiges, employa contre eux tous les raffinements de la cruauté; mais ils demeurèrent fermes dans leur foi, et leur courage, joint à leurs miracles, convertit un grand nombre d'infidèles.

On essaya de les faire périr en les jetant à la mer; les flots les portèrent doucement au rivage. Condamnés à mourir par le glaive, Faustin et Jovite se mirent à genoux, et c'est dans l'attitude de la prière qu'ils eurent la tête tranchée.

La foi se ravive, à la lecture des Actes héroïques des martyrs.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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MessageSujet: Saints et Saintes   Dim 15 Fév - 20:34



Loreleï! J'avais pris du retard (lol!!) j'ai lu avec beaucoup d'émotion Sainte Agathe qui était le prénom de ma mère, et l'histoire de Saint Valentin, car justement je me posait la question hier sur qui il avait été.

De ce qu'il est dit là, comment a-t-il pu devenir le Saint des amoureux?
Bonne question non??


:bisous2:
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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saints et Saintes Février 2009   Dim 22 Fév - 14:42

Très bonne question petite soeur, à laquelle il m'est difficile d'y répondre dans la mesure où je ne me souviens pas exactement de l'origine de la légende qui fait qu'il ait été choisi le prénom de Saint Valentin pour l'attribuer à la fête des amoureux, dès que j'ai le renseignement je n'hésiterai pas à le communiquer. Je suis heureuse que tu aies eu l'occasion d'en savoir plus pour le prénom de ta maman à qui j'envoie tout mon respect et mon amour par de là les étoiles.

:pour toi: :bisous2: :bisous2: :bisous2:
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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saints et Saintes Février 2009   Dim 22 Fév - 15:44




SAINT ONÉSIME

Évêque d'Éphèse
(+ en 95)



Esclave d'un citoyen de Colosse nommé Philémon que saint Paul avait converti, Onésime, après avoir mal servi son maître, le vola et s'enfuit. Lorsqu'il eut dissipé tout ce qu'il avait pris, il vint se cacher à Rome; la bonté de Dieu l'y amenait pour le délivrer d'une servitude plus triste que celle dont il avait voulu s'affranchir par la fuite.

Il y rencontra saint Paul, captif. L'Apôtre, qui considérait également les maîtres et les esclaves comme des frères rachetés en Jésus-Christ, lui montra la gravité de sa faute, l'instruisit, le convertit et le baptisa. Depuis ce temps-là, il le regarda toujours comme son fils, d'autant plus cher qu'il l'avait engendré à Dieu dans les chaînes. Voulant le réconcilier avec Philémon, il le lui renvoie avec une lettre où il demande le pardon et même la liberté du fugitif:

"Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et Timothée, son frère, à Philémon, notre bien-aimé et coopérateur,... grâce à vous et paix de la part de Dieu notre Père et de Notre-Seigneur Jésus-Christ... La prière que je vous adresse est pour mon fils Onésime, que j'ai enfanté dans mes chaînes... Je vous le renvoie; recevez-le comme si c'était moi-même... Et non plus comme un esclave, mais comme un esclave, devenu un frère... J'avais pensé d'abord à le garder auprès de moi; mais je n'ai rien voulu faire sans votre consentement... S'il vous a fait tort ou qu'il vous soit redevable de quelque chose, mettez-le à mon compte. C'est moi, Paul, qui vous le rendrai... Oui, mon frère, procurez-moi cette joie dans le Seigneur... Que la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit. Ainsi soit-il."

Philémon reçut Onésime avec charité et le renvoya à Rome pour assister saint Paul dont il devint le compagnon fidèle. L'apôtre lui confia, ainsi qu'à saint Tychique, sa lettre aux Colossiens; il le nomma évêque d'Éphèse après la mort de saint Timothée.

Onésime eut le bonheur de saluer à Smyrne, saint Ignace d'Antioche qui se rendait à Rome pour y être exposé aux bêtes. Dans sa lettre aux Éphésiens, le martyr loue la charité de l'évêque d'Éphèse.

Le procureur d'Asie, voyant qu'Onésime, malgré la persécution, prêchait avec courage, le fit arrêter et l'envoya à Tertulle, gouverneur de Rome, ennemi personnel d'Onésime. Celui-ci le soumit à la torture et le fit lapider l'an 95.

Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints, p. 72-73


SAINTE JULIENNE de NICOMÉDIE
Martyre
(299)


Parmi les nombreux martyrs de Nicomédie, on a toujours remarqué une illustre vierge, nommée Julienne, qui eut le bonheur insigne, malgré des parents très attachés au culte des faux dieux, d'embrasser le christianisme.

Un jeune homme de haute famille prétendit à sa main; pour se débarrasser de ses importunités, elle lui fit savoir qu'elle était chrétienne et qu'elle ne pouvait se marier qu'à un chrétien. Le jeune homme ayant averti le père de Julienne, celle-ci préféra souffrir à la maison paternelle les fouets, la prison et les fers, plutôt que d'épouser un païen. Le malheureux père abandonna alors sa fille entre les mains de son prétendant, qui était devenu préfet de la ville, et qui la fit comparaître à son tribunal.

La courageuse vierge n'eut d'oreilles ni pour les flatteries ni pour les menaces, et répondit qu'elle ne changerait point de résolution, dût-elle être brûlée vive ou dévorée par les bêtes.

Rarement la fureur d'un juge païen poursuivit une victime avec autant d'acharnement que ce préfet dénaturé. Flagellation sanglante, suspension par les cheveux pendant un temps prolongé, supplice des torches enflammées et des fers rougis au feu, Julienne souffrit tout avec un courage sublime.

Retournée en prison, elle s'y mit en prière, et le démon, sous la forme d'un ange, chercha à ébranler sa fermeté, en lui représentant des supplices plus affreux encore; mais elle invoqua le Seigneur contre le perfide tentateur, et elle entendit une voix du Ciel qui lui dit:
"Julienne, aie bon courage, Je suis avec toi." A ces mots, elle se trouva guérie.

Le préfet, l'ayant rappelée devant son tribunal, fut émerveillé de la trouver aussi belle et en aussi bonne santé que jamais. Ne pouvant triompher d'elle, il la fit jeter dans un four embrasé; mais le feu ne put l'atteindre, et ce miracle convertit plus de cinq cents personnes. Une chaudière d'huile bouillante n'eut pas plus de succès. Julienne eut enfin la tête tranchée.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950


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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saints et Saintes Février 2009   Dim 22 Fév - 16:02




SAINT FRANÇOIS-RÉGIS CLET
Martyr
(+ en 1820)

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François-Régis Clet naquit le 19 août 1748, à Grenoble. Il était le dixième d'une famille qui compta quinze enfants. Le 6 mars 1769, obéissant à l'attrait pour la vie religieuse, il entrait au séminaire des Lazaristes, à Lyon, et y fut ordonné prêtre le 17 mars 1773.


Placé comme professeur de théologie au grand séminaire d'Annecy, il y passa quinze années, pendant lesquelles il ne cessa de faire l'admiration de tous par sa haute vertu et par la profondeur et la précision de son enseignement. Ses connaissances étaient si étendues qu'on l'avait surnommé "la bibliothèque vivante".

A la mort de Mgr Biord, évêque de Genève, c'est à M. Clet que l'on confia la charge de prononcer l'éloge funèbre du défunt.

Le moment était venu où la Providence allait changer le cours de cette existence jusque là si uniforme et si paisible. Délégué en 1788 par ses confrères, pour représenter la province de Lyon à l'assemblée générale qui devait élire un nouveau Supérieur de la Congrégation de la Mission, il se vit appelé par le nouveau Général aux importantes fonctions de Directeur du Séminaire interne de la Maison-Mère.

Il ne devait pas remplir longtemps cette charge: l'année suivante éclatait la Révolution. Le 13 juillet, c'est par la maison même de saint Vincent de Paul qu'elle préludait à ses futurs exploits; le lendemain c'était la prise et le massacre de la Bastille.

En présence du sombre avenir que faisait pressentir la situation général en France, M. Clet pensa qu'il lui restait encore assez de forces pour travailler à l'apostolat chez les infidèles: il demanda et obtint la faveur de se consacrer aux missions de la Chine.

Embarqué le 2 avril 1791 à Lorient, le zélé missionnaire débarqua à Macao après six mois de navigation, et recevait pour champ d'action les chrétientés de la province du Kiangsi. Il se trouvait là, seul prêtre, ignorant de la langue chinoise que ni ses lourdes occupations, ni son âge ne lui permettait d'étudier convenablement. Néanmoins il ne boude pas à la besogne et n'est nullement tenté de revenir sur ses pas; il s'encourage lui-même en répétant le proverbe:
"Il vaut mieux que la terre soit labourée par des ânes, que de rester en friche."

L'année suivante, M. Clet quitta le Kiangsi pour prendre la direction des chrétientés des provinces du Houpé, Honan et Kiangnàn, où travaillaient deux confrères français, que la mort lui ravit en moins d'une année. Il se trouvait de nouveau seul pour administrer plus de dix mille chrétiens dispersés sur un espace de deux cents lieues de superficie.

La vie de M. Clet était simple et austère: il vivait de la vie des pauvres. Son grand esprit de mortification s'accommodait des régimes les plus divers. C'est à pied qu'il faisait ses longs voyages. À la douceur et à une parfaite humilité, il alliait une fermeté qu'inspirait un jugement sain et droit.

Malgré l'état de persécution latente, M. Clet, grâce aux précautions des chrétiens pour le soustraire aux recherches des mandarins, avait pu exercer son ministère apostolique pendant vingt-sept ans. Mais, en 1818, l'orage se déclara dans sa propre chrétienté: son confrère chinois, M. Chèn fut arrêté en janvier 1819, et la tête de M. Clet fut mise à prix. Pour échapper aux recherches des satellites, M. Clet passa du Houpé dans le Honan. Mais la cupidité d'un chrétien fut cause qu'il fut trahi et arrêté le 16 juin, dans le village Tïntsiakang.

Le prisonnier dut entreprendre, chargé de chaînes, un trajet de soixante lieues pour se rendre à la capitale de la province, où il dut comparaître devant les divers tribunaux, et y fut traité avec la dernière inhumanité. À un de ses juges, le saint confesseur répondit:
"Mon frère, vous me jugez maintenant, dans peu de temps mon Seigneur Lui-même vous jugera." Quelques mois plus tard le magistrat tombait en disgrâce et était exécuté avant la conclusion du procès de son prisonnier.

Après avoir constaté que M. Clet avait eu sa résidence habituelle et exercé son ministère dans le Houkouang, les autorités du Honan l'envoyèrent à Outchangfou, métropole de Houkouang. La distance à parcourir était de cent quarante lieues; le prisonnier fit ce trajet les menottes aux mains et la chaîne au cou, n'ayant pour toute auberge que les prisons rencontrées sur le parcours.

À son arrivée à Outchang, sa maigreur, sa barbe inculte et pleine de vermine, ses vêtements malpropres et déguenillés firent sur les geôliers une telle impression de misère, qu'ils refusèrent de le recevoir. Cela lui valut la consolation inattendue d'être conduit dans une prison sans doute moins distinguée, mais où étaient détenus son confrère chinois, M. Chèn et dix chrétiens; pendant tout le cours du procès, matin et soir, on y récitait la prière, et on y célébrait même les fêtes avec chants et prédication.

Ce long procès eut le dénouement que M. Clet avait prévu et désiré: "J'attends, écrivait-il, j'attends, grâce à Dieu, cet arrêt et son exécution avec patience et tranquillité, disant avec saint Paul: "Jésus-Christ est ma vie, la mort m'est un gain." L'arrêt de l'empereur Tsiatsïn fut que "l'Européen Liou avait trompé et corrompu beaucoup de monde en prêchant la religion chrétienne, et qu'il devait être étranglé."

Le lendemain de l'arrivée de la ratification impériale, le 17 février, de grand matin, les satellites venaient prendre le saint missionnaire pour exécuter la sentence. Il refusa les vêtements neufs que son confrère M. Lamiot, lui avait préparés; dans son humilité il disait qu'il allait à la mort, nom comme un martyr, mais comme pénitent.

Arrivé sur le lieu d'exécution, il demanda la permission de faire une courte prière, après laquelle il dit aux exécuteurs:
"Liez-moi." Il fut alors attaché au gibet avec des cordes qui, partant du cou, lui liaient les mains derrière le dos et serraient ses pieds l'un contre l'autre, et étranglé par la torsion de la corde qui lui enserrait le cou.

François-Régis Clet était âgé de 72 ans, dont vingt-neuf passés dans la mission de Chine.

J.-M. Planchet, Nouvelle Vie des Saints, p. 70-72

SAINT SYLVAIN
Évêque Régionaire
(mort en 718)

Saint Sylvain, né à Toulouse, jeta sur le VIIe siècle un vif éclat par la grandeur de sa sainteté. Après quelques temps de mariage, il se senti inspiré de mener une vie plus parfaite, se souvenant de la parole de l'Évangile: Celui qui quittera sa maison, ses frères, ses soeurs, son père, sa mère, son épouse pour Mon nom, recevra le centuple ici-bas et ensuite la vie éternelle.


Avant de se fixer au pays de Flandre, au nord de la France, il se rendit célèbre par ses pèlerinages aux tombeaux des Saints. Il visita même les pays sanctifiés par la vie du Sauveur, fit ses dévotions à la montagne du Calvaire et sur les bords du Jourdain, heureux de retremper ainsi sa foi et sa charité. De retour en France, on le voit, avec le titre d'évêque, évangéliser les peuples, n'ayant point de siège fixe, et parcourant la région en missionnaire.

Sa vie tout apostolique, ses austérités, ses prédications éloquentes, son zèle à remplir toutes les fonctions du saint ministère, en lui conciliant l'estime et la vénération de tous, produisaient autour de lui d'immenses résultats de sanctification. Nulle oeuvre de charité ne lui fut étrangère, et, avec les biens périssables, il sut acquérir ceux bien préférables de la vie éternelle. Ses pénitences, nous dit la chronique de sa vie, furent effrayantes.

Pendant quarante ans, il ne prit d'autre pain que le Pain eucharistique, se contentant de quelques légumes et de quelques fruits; il ne reposait jamais que sur le bois ou la terre nue, et entourait son corps, pendant plusieurs jours de suite, avec des cercles de fer qui pénétraient dans sa chair. Il fut, en un mot, l'émule des martyrs par la mortification de ses membres, et l'égal des héros du désert par son abstinence. Il ne lui manqua que de verser son sang pour la foi, comme ce fut toujours son plus ardent désir.

Au moment de sa mort, il avertit ceux qui l'entouraient d'avoir toujours dans leur pensée le jour de leur mort, de fuir le péché et d'avancer saintement dans les sentiers de la vie. Les anges vinrent à sa rencontre pour l'introduire dans la gloire.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saints et Saintes Février 2009   Dim 22 Fév - 17:25

Je suis désolée pour la présentation des derniers posts, problèmes informatiques, donc dès que possible je mettrai de l'ordre dans l'enregistrement de ces posts et continuer les suivants.


Excusez-moi d'avance pour ce contre-temps.

Merci
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MessageSujet: Saints et Saintes   Lun 23 Fév - 1:40

Aucun souci Loreleï, je suis parvenue à lire, et je suis bigleuse alors!

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MessageSujet: Re: L'histoire de nos Saints et Saintes Février 2009   

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L'histoire de nos Saints et Saintes Février 2009
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