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 Qui est Marie-Madeleine (ou Marie de Magdala) ?

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Lancelot de Fohet
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MessageSujet: Qui est Marie-Madeleine (ou Marie de Magdala) ?   Jeu 22 Juil - 9:30

Qui est Marie-Madeleine (ou Marie de Magdala) ?

Marie Madeleine tient son nom de Magdala, village du bord de la mer de Galilée, probablement son lieu d'origine. Que savons-nous d'elle ? Peu de choses en fait. Elle n'est citée que dans les quatre Evangiles : Jésus la délivre de 7 démons, suite à quoi elle se joint au groupe de disciples qui le suivait partout (réf. 1- voir à la fin de ce chapitre). Nous pouvons noter au passage que Jésus accueillait des femmes parmi ses élèves, choses impensable et totalement innovante pour l'époque (pour plus d'informations à ce sujet voir : Jésus et les femmes).

La première mention de Marie-Madeleine (dans le passage cité plus haut) suit directement le récit des pleurs d'une femme prostituée -dont le nom est inconnu- pardonnée par Jésus. Certains ont pensé qu'il s'agissait de la même personne, faisant de Marie-Madeleine une femme de mauvaise vie repentie (d'où l'expression "pleurer comme une Madeleine"). Mais ce rapprochement est arbitraire et hautement improbable.

Comme d'autres disciples, Marie-Madeleine assiste au supplice de la crucifixion de Jésus et à sa mise au tombeau (2). La mort de Jésus ayant eu lieu à Pâques, la veille d'un jour de sabbat (où l'on ne doit rien faire), son corps n'a pas eu le temps d'être embaumé, comme cela se faisait en ce temps-là. Après le sabbat (premier jour de la semaine), plusieurs femmes se rendent donc à son sépulcre avec des aromates, afin d'enduire le corps. Marie-Madeleine est parmi elles. C'est alors qu'elles trouvent le tombeau ouvert et qu'elles voient deux anges qui leur expliquent que Jésus est ressuscité ! Jésus est vivant, comme il l'avait annoncé ! (3) Tandis que les autres femmes rentrent chez elles, Marie-Madeleine court avertir Pierre et Jean (4). Revenue avec eux au tombeau, elle reste devant, tandis que Pierre et Jean repartent trouver les autres disciples.

Marie-Madeleine pleure. Elle n'a pas compris les paroles des anges. C'est tellement inimaginable ! C'est alors que le Christ lui apparaît et parle avec elle (5) ! Il lui dit qu'il va retourner auprès de Dieu et qu'il faut qu'elle le dise aux autres disciples (lire le texte). Suite à cela, Jésus apparaîtra aux autres disciples, qui pourront le toucher. Il mangera même avec eux, avant de remonter au ciel quelques jours après. Quant à Marie-Madeleine, il n'est plus fait mention d'elle dans la Bible ou dans les écrits des premiers chrétiens...

Marie-Madeleine était-elle mariée à Jésus ?
Pour les historiens et les chercheurs en sciences religieuses, le secret étonnant du mariage de Jésus qu'annonce Dan Brown n'en est pas un. L'hypothèse d'une relation intime entre Jésus et Marie-Madeleine remonte en effet à plusieurs siècles et la liste de livres publiés uniquement ces 20 dernières années, est considérable.

Cette idée vient en réalité de la pensée, véhiculée par certains mouvements ésotériques, que Jésus ne pourrait être pleinement humain que s'il avait connu des relations sexuelles ou tout au moins une relation amoureuse avec une femme. Mais aucune des premières sources chrétiennes ne fait mention d'un tel événement, ni les Evangiles, ni les écrits des premiers chrétiens. Même les "autres évangiles" mentionnés par Dan Brown ne parlent pas de cette hypothèse (voir Da Vinci Code : ce que disent les "autres" évangiles). Cette idée n'a donc aucun fondement historique.

Cela est de toute façon en totale contradiction avec la mission et la nature de Jésus : Jésus ne s'est jamais présenté comme étant un homme comme les autres, (ayant donc des prétentions à un bonheur "terrestre" : un foyer, une maison, un métier), mais comme Dieu fait homme. Il est venu se révéler à nous, de façon visible, et s'est sacrifié à notre place pour nous apporter le salut en nous pardonnant nos péchés (voir : "Jésus, homme ou Dieu ?").

A plusieurs reprises, il a bien établi son identité et sa mission auprès de tous. Si certains trouvent des ambiguïtés dans les affirmations de Jésus, une chose est sûre, c'est que ses ennemis ne les voyaient pas. Lorsque Jésus demanda aux chefs religieux ce qu'ils avaient contre lui, ils lui répliquèrent :
- Nous ne voulons pas te tuer pour une bonne action, mais parce que tu blasphèmes. Car, toi qui n'es qu'un homme, tu te fais passer pour Dieu. (Evangile de Jean ch.10 v.33)

Il n'y a pas non plus de doute quant au fait que les disciples et les premiers chrétiens ont considéré la divinité du Christ comme un fait à la base de leur foi :
"Il est l'image du Dieu que nul ne voit... car c'est en lui qu'ont été créées toutes choses : dans les cieux comme sur la terre, les visibles, les invisibles, les Trônes et les Seigneuries, les Autorités, les Puissances. Oui, par lui et pour lui tout a été créé", écrit l'apôtre Paul (lettre aux Colossiens ch.1 v.15-16) (voir aussi : "Les prophéties annonçant la venue de Jésus", "comment expérimenter l'amour de Dieu").

Dans les Evangiles, on peut voir le signe d'une relation affective entre Jésus et Marie-Madeleine (elle pleure à sa mort, elle se prosterne à ses pieds...). Cependant Jésus a le même genre de relation avec n'importe lequel de ses disciples. A plusieurs reprises il manifeste un amour inconditionnel envers tous ceux qu'il croise et il exhorte ses disciples à aimer les autres comme lui le fait.

Pour justifier son affirmation du mariage entre Jésus et Marie-Madeleine, Dan Brown dit qu'il était quasiment impossible, à l'époque, pour un homme de plus de 20 ans, de ne pas être marié. Il cite comme preuve ce que mentionnent les Manuscrits de la Mer Morte. Mais il ignore visiblement ce que sont ces manuscrits car, d'une part ils ont été écrits deux cents ans avant J.C. et rapportent essentiellement des données relatives à l'Ancien Testament, d'autre part ils proviennent de la bibliothèque d'un groupe d'hommes célibataires, les Esséniens, sorte de "moines" juifs !

Dans le Da Vinci Code il est écrit aussi que dans l'Evangile de Philippe (censé parler du mariage secret), le mot araméen "compagnon" (utilisé pour Jésus envers Marie), peut vouloir dire "époux". En fait, cet évangile apocryphe est en langue copte et non pas en araméen. Ensuite, le mot, emprunté du grec, est "koinonos", qui désigne clairement un ami ou un associé, et non pas un époux. Donc en réalité, le seul élément dans les textes qui pourrait soutenir cette idée, ne la soutient pas du tout. (voir Da Vinci Code : ce que disent les "autres" évangiles)

Conclusion

Marie-Madeleine a été et est considérée par certains comme une incarnation du Féminin Sacré, représentant d'une certaine manière la Déesse-Mère, dont le culte s'étendait au Moyen-Orient dans l'Antiquité. Au travers de mythes, de légendes et de symboles, un conte romanesque s'est élaboré autour d'elle et s'est répandu en Europe. Cependant, tous les adeptes de son culte et de son mariage secret avec Jésus reconnaissent qu'ils émettent des hypothèses et que les faits qu'ils invoquent ne reposent sur rien.
À l'issue de cette analyse, le Da Vinci Code n'apparaît donc pas comme un roman historique. C'est une fiction, un divertissement, jusque dans les allégations historiques qu'il avance.

Ce livre et le film qui en est tiré sont par contre l'occasion pour tout un chacun de considérer à nouveau les dires de Jésus-Christ.


Autres sources :

Village de Magdala vers 1900
Selon le Nouveau Testament [modifier]

Marie-Madeleine serait née en l'an 3 de notre ère et aurait été la fille de l'archiprêtre Syrus le Yaïrite, prêtre de David. Son père officiait dans la synagogue de Capharnaüm. Eucharie, sa mère, aurait appartenu à la lignée royale d'Israël, mais non davidique.

Originaire de la ville de Magdala (de l'hébreu migdal, « tour »), sur la rive occidentale du lac de Tibériade, Marie de Magdala était une femme qui, selon le Nouveau Testament a été délivrée de sept démons par Jésus (Évangile de Luc, VIII, 2). Elle devint une de ses disciples — peut-être la disciple femme la plus importante du Christ —, et l'a suivi jusqu'à sa mort (Évangile de Marc, XV, 40-41). Elle est également la femme la plus présente du Nouveau Testament. Elle fut le premier témoin de la Résurrection de Jésus (Évangile de Marc, XVI, 1s ; Évangile de Matthieu, XXVIII, 9), mais elle ne le reconnaît pas tout de suite, et essaie de le toucher, ce qui lui vaudra la phrase Noli me tangere (« Ne me touche pas »).
Fresque représentant différentes scènes de la vie de Marie-Madeleine, à l'Église de la Madeleine de Mont-de-Marsan.
Selon la tradition catholique [modifier]

La tradition catholique (Grégoire le Grand Homiliae in Evangelium 2, 33) l'assimile parfois à la pécheresse citée dans l’Évangile de Luc (VII, 36-50) et l'a intégrée dans la légende médiévale des Saintes Maries en l'identifiant également avec Marie de Béthanie, sœur de Lazare et de Marthe. La tradition provençale, qui reprend cette identification, raconte qu'après avoir accosté aux Saintes-Maries-de-la-Mer et avoir évangélisé la région, Marie de Magdala aurait vécu toute la fin de sa vie en prière dans la grotte aujourd'hui sanctuaire de Sainte-Baume (Massif de la Sainte-Baume). Son tombeau à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (France), gardé par les Dominicains[1], est considéré comme le 3e tombeau de la chrétienté.

Grégoire de Tours, quant à lui, place en 590 le tombeau de Marie de Magdala à Éphèse, en Asie Mineure : « Dans cette ville repose Marie-Madeleine, n'ayant au-dessus d'elle aucune toiture » (In Gloria Martyrium, ch. 29, P.L., t. 71, c. 731). La dépouille de Marie-Madeleine reposait probablement dans l'atrium précédant un sanctuaire, tradition typiquement éphésienne.

Considérée comme sainte par l'Église catholique, elle est célébrée le 22 juillet.
Selon le gnosticisme [modifier]

Un texte apocryphe du codex de Berlin, écrit en copte entre les IIIe et Ve siècles, porte son nom : l’Évangile de Marie. Il s'agit d'un texte gnostique comprenant un dialogue entre le Christ et Marie de Magdala, celle-ci le restituant aux apôtres, suivi de dialogues entre Marie et eux.
Représentations picturales [modifier]

Dans l'art sacré, Marie-Madeleine est très souvent représentée dénudée, avec les cheveux longs et dénoués, comme les prostituées de Palestine.
Théories diverses [modifier]
Marie de Magdala et Jean [modifier]

Au Moyen Âge, la Légende dorée de Jacques de Voragine évoque l'hypothèse selon laquelle Marie de Magdala aurait été l'épouse de saint Jean l'Évangéliste[2].

D'aucuns vont plus loin et avancent que Jean et elle auraient constitué une seule et même personne : Marie de Magdala serait désignée dans les textes sous l'identitié de l'« apôtre Jean » – lequel est souvent vu comme l'apôtre préféré du Christ et désigné par des expressions telles que «le disciple que Jésus aimait».

A ce titre, pour Ramon Jusino, Marie de Magdala est l'auteur de l'Évangile selon Jean. Parallèlement, les « chercheurs en histoire alternative » Lynn Picknett et Clive Prince voient une figure féminine dans l'apôtre traditionnellement identifié comme étant Jean dans La Cène de Léonard de Vinci.
L'épouse du Christ [modifier]
Georges de La Tour

La figure de Marie de Magdala occupe une place centrale dans les ouvrages féministes néo-gnostiques. Leurs auteurs tentent de réécrire l’histoire des débuts de l’Église en se fondant sur certains écrits gnostiques qui datent, au plus tôt, du IIIe siècle de l'ère chrétienne. Un certain nombre de textes apocryphes, notamment l’Évangile de Marie déjà cité, ainsi que l'Évangile de Thomas et l’Évangile de Philippe, sont utilisés pour accréditer la thèse du mariage de Marie de Magdala et de Jésus de Nazareth, ainsi que l’importance primordiale accordée aux femmes. Certains interprètes contemporains parlent de « mariage spirituel » : en soutenant, dans Dieu homme et femme, que Marie de Magdala et Jésus étaient époux « en esprit », la féministe Elisabeth Moltmann pose la question d'une égalité fondamentale entre l'homme et la femme.

Cette thématique a trouvé une fécondité dans le conspirationnisme contemporain. Marie-Madeleine aurait eu des enfants avec Jésus, mais l'Église catholique aurait étouffé ces faits par la force et la terreur, et fait de Marie-Madeleine une prostituée afin de condamner le désir charnel. C'est sous cet angle que la vie et le rôle de Marie de Magdala ont été récemment exploités dans des livres destinés au grand public comme La Révélation des Templiers de Picknett et Prince, sans valeur scientifique reconnue dans les milieux universitaires.
Georges de La Tour

Toute cette dimension sera reprise par le romancier Dan Brown pour son thriller ésotérique Da Vinci Code[3]. Il y fait de Marie-Madeleine le symbole de la féminité sacrée, en prétendant qu'elle était elle-même le Saint Graal :« Le Graal est littéralement l’ancien symbole de la féminité et le Saint Graal représente le féminin sacré et la déesse, qui bien sûr a disparu de nos jours, car l’Église l’a éliminée. Autrefois, le pouvoir des femmes et leur capacité à donner la vie était quelque chose de sacré, mais cela constituait une menace pour la montée de l’Église majoritairement masculine. Par conséquent, le féminin sacré fut diabolisé et considéré comme hérésie. Ce n’est pas Dieu mais l’homme qui créa le concept de « péché originel », selon lequel Ève goûta la pomme et fut à l’origine de la chute de la race humaine. La femme qui fut sacrée, celle qui donnait la vie, fut transformée en ennemi. »[4]

Michèle Koné, dans son ouvrage Myriam de Magdala : Sainte Marie-Madeleine, apporte une réponse pudique et documentée à cette thèse ; c'est en quelque sorte l'anti Da Vinci Code.

En dehors de la perspective mystique féministe évoquée ci-dessus, l'idée de dépeindre Marie de Magdala sous les trains d'une épouse a été exploitée dans la littérature dès le milieu du XXe siècle. Dans son roman de 1951 La Dernière tentation du Christ[5], qui montre un Jésus succombant à la tentation d'une vie simple, l'écrivain grec Níkos Kazantzákis fait intervenir le thème de l'union amoureuse entre les deux personnages.
Madeleine repentante par Le Caravage
Les sept "mauvais esprits" [modifier]

Dans son ouvrage Trois amies de Jésus de Nazareth[6], l'exégète Jean Pirot remet en cause l'identification opérée dans le catholicisme, depuis la publication des homélies de Grégoire Ier, entre Marie de Magdala, Marie de Béthanie et la pécheresse anonyme citée en Luc 7:36-50.

L'assimilation de Marie de Magdala à une pécheresse découle selon lui d'une erreur d'interprétation du passage de Luc 8:2, qui précise que Marie était possédée par sept démons. Il explique que cette « possession » n'était pas liée à l'idée de péché mais plutôt à une névrose, et considère d'une manière générale que, contrairement à l'interprétation propre à la tradition catholique, les occurrences de possession par les « mauvais esprits » dans les Évangiles sont des métaphores pour désigner la maladie (physique ou nerveuse) plutôt que le péché.
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MessageSujet: l'EVANGILE AU QUOTIDIEN pour memoire...   Jeu 22 Juil - 9:39


l'EVANGILE AU QUOTIDIEN
Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Jn 6, 68

jeudi 22 juillet 2010
Ste Marie Madeleine, disciple du Seigneur, mémoire

Saint(s) du jour : Ste Marie-Madeleine (1er s.)

Voir le commentaire ci-dessous, ou cliquer ici
Saint Augustin : Toucher le Christ spirituellement


Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,1-2.11-18.

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Le matin de Pâques, Marie-Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. » Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. » Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs. Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n° 121, 3 ; PL 35, 1955-1959
Toucher le Christ spirituellement


« Jésus lui dit : Cesse de me tenir, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. » Ces paroles contiennent une vérité que nous devons examiner avec beaucoup d'attention. Jésus enseigne la foi à cette femme qui l'avait reconnu comme maître et lui avait donné ce titre. Le divin jardinier semait une graine de sénevé dans le cœur de Marie-Madeleine, comme il l'aurait fait dans un jardin... Que signifie donc : « Cesse de me toucher, car je ne suis pas encore monté vers mon Père » ? ...

Par ces mots, Jésus a voulu que la foi qu'on a en lui, foi par laquelle on le touche spirituellement, aille jusqu'à croire que lui et son Père sont un (Jn 10,30). Car celui qui progresse en lui jusqu'à reconnaître qu'il est l'égal du Père monte en quelque sorte jusqu'au Père dans le secret de son âme. Autrement, on ne touche pas le Christ comme il le veut, c'est-à-dire on n'a pas en lui la foi qu'il demande.

Marie pouvait croire en lui tout en pensant qu'il n'était pas l'égal du Père, ce que lui défendent ces paroles : « Cesse de me tenir. » C'est à dire : « Ne crois pas en moi dans l'esprit où tu es encore. N'en reste pas à penser à ce que je me suis fait pour toi, sans aller jusqu'à penser à celui par qui tu as été faite. » Comment pouvait-elle ne pas croire encore de façon tout humaine en celui qu'elle pleurait comme un homme ? « Je ne suis pas encore monté vers mon Père. » « Tu me toucheras quand tu croiras que je suis Dieu, et que je suis parfaitement égal au Père. »





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